01.01.2009

C'est inévitable. L'hiver c'est froid!

En cette fin d’année 2008 j’écris en rouge mes rêves immédiats et ceux de demain.

La vie inexorablement avance et progresse.

 

La nuit vient de tomber. La température extérieure est de plus en plus froide voir nordique. L’envie de s’emmitoufler et de passer l’hiver au chaud émerge instinctivement. J’allume un feu dans le grand salon de la maison du Phare. Je fixe les flammes. À mon arrivée ici en 2006, j’avais toujours une coupe de vin à la main et une cigarette dans l’autre. Le cœur plein d’amertume

 

Ce soir les flammes dansent toujours et seul le foyer fume. Mes yeux ne perçoivent plus rien comme avant. Je prends une gorgée d’eau. J’aime la vie. Mon cœur est chaud et fin prêt à aimer. Mon corps est chaud et fin prêt pour aimer. Je suis prête. L’homme charmant est une indispensable et incontournable étape. Un point stratégique autant pour lui que pour moi. Je regarde la plante. Elle s’avère en poussant qu’elle n’est pas notre plante d’amour, notre vivace … Je vais la rempoter c’est ainsi que mon cœur le sent, je vais continuer de prendre soin d’elle. De toute façon nous n’arrachons pas les bonnes pousses dans un jardin sous prétexte qu’elles ne sont pas celles que nous espérions voir éclore non ? Je finirais bien par savoir qu’est-ce qu’elle a dans le ventre en observant sa croissance.

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Je regarde le feu et le fixe à nouveau

 

Au monastère urbain. J’écris tous les matins depuis 8 semaines loin du web et du regard d’autrui. L’année 2008 aura été une année réelle de solidification de mes assises. Une année ou ma volonté fut renforcée par le pouvoir de l’observation et de l’acceptation de ce que je suis sans tricher. En ville en allant chez ma sœur Gertrude j’ai capté ce reflet de moi dans la grande vitrine de la gare de Québec Il y a un an a pareille date j’avais 50 livres de plus. 50 milles larmes en trop, 50 regrets inutiles. En voyant mon reflet dans cette gare je trouvais que cette image symbolisait bien comment je me sens en ce moment même dans ma vie.

 

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Je suis prête pour changer de route, je suis en plein centre d’un carrefour. Je suis là et j’attends confiante, en moi, un signe qui m’indiquera la bonne route à prendre. Mes bagages sont faits je n’ai rien oublié. Mon petit doigt me dit que 2009 sera l’année de la récolte de ces 2 années passées à renforcir ma confiance en moi, à favoriser ma créativité et à affiner mon axe.


En ce début de 2009, je n’ai qu’une résolution.

Vivre un bonheur libéré de toutes conditions.

 

 

La Gardienne en son phare intérieur...

14.10.2008

Le temps de la mettre en terre.

 

Je me rends au phare tranquillement presqu'au ralenti

Les perceptives de ma vie se redessinent avec un peu plus de précision

Je marche le long de la grève, mes yeux sont reflet d''horizon

La meilleure perceptive qui soit, voir loin au moment présent de la grande incarnation qui s'opère à chaque respire.

Mon cœur à le pied marin

Il est au large.

Il préfère les imprévues de la mer aux prévisibilités ennuyantes de la terre ferme.

 

L'union d'une femme et d’un homme, c'est une aventure en haute mer.

Il n'y a rien de plus exaltant malgré l’omniprésence des risques réels de naufrages

Fin mélange de deux vies,

Subtil enchevêtrement de besoins et d'attentes

L’impondérable et lente installation de l’intimité.

Un chemin à doubles voies vers la même barre du jour

 

Je marche et arrive à destination.

En entrant dans la maison du phare

J’aperçois sur le comptoir notre graine en germination

Je l’avais déposé dans le fond d’un verre avec de l’eau et de la ouate.

Il m’a demandé de la semer au phare à l’abri du vent.

Elle est trop fragile, pour cet hiver je vais la partir dans un pot.

Elle va demeurer à l’intérieur sous nos regards vigilants et soins quotidiens.

Au printemps nous la transplanterons à l’extérieur.

 

Je reprends goût à rêver,

Je commence à me laisser aller à aimer et être aimer.

Je ne renie plus mes peurs et mes pleures

Je ne sais toujours pas de quoi sera fait demain.

Mais cela ne m’empêche pas d’être porteuse d’espoir.

Je regarde derrière moi et j’y vois tout le chemin parcouru.

Je suis riches des héritages de mes amours passés

Sans leur passage dans ma vie, je ne serais reconnaître et apprécier celui du moment présent.

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L'inertie est le pire ennemie de la vie, de l’amour et de l’avancement.

Je vais prendre soin de cet amour naissant avec lui

Impossible de le faire seule

Je plante cette graine germée dans un beau pot tout coloré

Je la dépose près de la grande fenêtre du salon.

Là où il y a le plus de lumière.

Là où la chaleur est réconfortante

Là où j’ai grandi intérieurement

 

 

La Gardienne du phare en assise silencieuse devant les mystères de la vie

20.09.2008

Toujours en marche

Je marche lentement sur la plage

Je pense à lui qui n’est plus une silhouette indéfini dans la barre du jour.

Son arrivée dans ma vie m’aide à prendre conscience j’en suis rendue avec mon redressement intérieur. Je ne me connais plus, ne me reconnais plus dans une relation intime homme/femme. J’ai des agissements nouveaux qui me sont étrangers et ils surviennent naturellement Je ne possède plus de cachettes ou une porte panique pour m’aider à couper ou à m’enfuir. Les cachettes et la porte panique c’est parfait pour ne pas être complètement en relation. C’est un faux protège douleur.

En 2000 quand j’ai recommencé à écrire c’est sous l’effet d’un coup de foudre non réciproque. Dans mon recueil Dépassionner pour croître il y a un texte que j’apprécie toujours car il représente mon idéal amoureux, du moins la vision à laquelle j’aspire :

 

Revers

L’aimer dans le revers du masque

Là où il est égoïste, indomptable et prisonnier

 

Je désire

Défaire un couple avec lui

Tenter l’inconnu

Essayer l’inconcevable

Réinventer

Créer une union

Sur mesure démesurée

Dans la vision de l’autre

Découvrir une individualité collective

 

L’aimer dans le revers du masque

Là où il est silencieux dur et amer

 

Innée

19 avril 2001

Extrait : Dépassionner pour croître

J’ajouterais bien au-delà de l’attirance physique -qui a tout de même son importance- que je désire surtout une communication ouverte, franche ou transiger est la force des deux.


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Je marche toujours en regardant l’horizon, la mer est calme aujourd’hui.

Je regarde dans ma main une graine d’un début de quelque chose qui fait rêver.

Je m’assois sur le sable,

J’entoure, mes jambes en demi-flexion, de mes bras.

Le menton accoté sur mes genoux.

Mon poing refermé sur cette graine d’espoir.

J’ai souvent écrit je t’aime sur le sable avec mon doigt

Les vagues finissaient toujours par venir l’effacer.

La grande question que je me pose :

Advenant que je la dépose en terre serais-je seule pour en prendre soin ?

Et si je ne suis pas seule pour voir à sa croissance ?

Suis-je outillée pour ce long et exigeant travail que demande l’art de tailler

Un Je t’aime dans la pierre

Cette graine est-elle porteuse d’un indestructible amour ?

 

La Gardienne du Phare

Source de la photo

17.09.2008

L'effet bénéfique d'un silence enveloppant

Je suis assise, face au vent, sur la plage avec une grosse couverture.

Je réfléchie

Je pense

Je cogîte

Je ne suis pas de mon époque.

Je suis un anachronisme

Une romantique avec un corps des années 50

Une humaniste existentialiste qui calle de shooter de vodka

Une amie fidèle sauvage de son temps

Une amazone exclusive en amour

Je m'aime comme ça.

Je retourne dans mes pensées et j'allume mon lecteur mp3



Parlez-moi d'amour interprété par Charlélie Couture

Tiré de la trame sonore : The Modern

La gardienne du phare assume officiellement la romantique en elle.

 

12.09.2008

Cette nuit bercer mes rêves essentiels

Le Phare est érigé solidement sur le Cap Fierté

Les larmes plein les yeux

J’ai descendu du Cap en Delta plane

Que la mer et moi avec mon corps en état d’apesanteur

Que le silence du vent dans les oreilles qui atténue les bruits du mental

Que mon cœur qui cherche par tout les moyens de se refroidir

Que moi pour assumer toute cette passion.

Redescendre vers la plage

Retourner dans la réalité

Forcer l’atterrissage

Sortir un kit de survie

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Je rentre au Phare

Je passe devant mon panier à linge sale

Sur le dessus mon chandail porté la veille

Je le prends et instinctivement le sens

Serrements de cœur

Son odeur est entrée :

Par la peau des mots

Par la peau du cerveau

Par la peau des fesses

Je me calme et  je vais me coucher

Je me tourne la tête

L’oreiller porte les traces olfactives de son passage

Nue sous mon chandail

Avec Éliot qui ronronne la tête dans mes cheveux

Je m’endors en me berçant

Défense à qui que se soit de toucher à cette histoire que j’ai vécu

Je veux encore y croire ne serais-je que le temps de m’endormir

collé sur mon oreiller vidé de sa présence

Demain…

Demain, j’aurais la maturité pour dire qu’il est impossible d’en vouloir à la vie

de m’avoir  fait sentir si vivante sous les mots, les yeux et les mains de cet homme…

MERCI !

La Gardienne du Phare faute de se berner préfère se bercer.

Photo Made in Françoise

Silence

Magnificence !

10.09.2008

Juste avant l'aube d'un nouveau jour.

Juste avant l'aube

Je me suis éveillée au Phare

Mes pleurs me purifient

Mon coeur est sans tâches

Mon regard est porteur de vérité

Ma peau à la blancheur  d'une jeune mariée

 

Juste avant l'aube

Je me suis éveillée au Phare

Juste à temps pour t'attendre et te voir apparaître dans la barre du jour.

Je suis prête

 

La gardienne du Phare est promise

Écris ta vie sur moi extrait de l'album Entre elles et moi

de Yves Duteil interprété en duo avec Rose Laurens.