17.05.2008

Minuit finit toujours par sonner

1628114535.jpgMinuit  huit j’arrive de la ville du Bato Thaï Un excellent souper en compagnie de Miss Scarlette. Converser avec elle c’est du bonbon. Nos rencontres sont toujours énergisantes et réconfortantes.

 Je suis déjà dans mon lit avec mon portable. J’ai besoin d’écrire mon cerveau n’arrête pas je ne sais pas par où commencer. Ce  matin en vélo j’ai toujours cette joie immense que je ne m’explique toujours pas. Dans la fraîcheur matinale j’ai  dit à voix haute aux cyclistes et aux arbres du parc La Fontaine : La beauté de l’amour réside dans sa gratuité. Genre de phrase que tu te dis : j’ai sûrement entendu où lu ça à quelque part ça peut pas provenir de mon brillant cerveau. Même chose pour l’autre phrase que j’ai pondu ici au phare : La patience est la rigueur du cœur ! Purée j’ai pris ça où moi ?

Il est vrai que depuis ma dernière peine d’amour… Mes paupières tombent toutes seules je vais continuer demain matin. Mon chat Éliot c’est tout le contraire il saute partout sur le lit  comme une puce :o) À demain

Beau soleil je bois tranquillement mon café,  parfois j’ai un léger malaise juste parce que je me trouve chanceuse d’être bien et qu’aucune situation ou personne provoque ce bien être que j’ai intérieurement…elle est là ma vraie bataille dans l’existence. Pour une émotive comme moi la règle d’or est de demeurer vigilante face à mon équanimité.

Hier soir Miss Scarlette était d’accord avec moi j’ai une mine radieuse.  Le chat est sorti du sac, je suis amoureuse. Et pourtant il n’y a pas l’ombre d’un homme dans ma vie même pas un chum hygiénique (communément appelé Fuck friend ou l’odieux mensonge amis –amants). Au creux de moi j’aime, je le sens j’aime je ne réussis pas à bien cerner ce sentiment mais cela m’habite, c’est bon et je le savoure. Je poursuis ce que j’avais commencé à écrire hier avant de m’endormir avec Éliot ( soit dit passant j’ai un chat qui hurle INCROYABLE je suis à la veille de le rebaptiser  Éliot Inquiet Hé Hé Là en ce moment je suis au clavier et il ronronne près de moi sur le bureau j’adorrrrrrre mon chat. Bonheur et simplicité.)

 Depuis ma dernière peine d’amour, j’ai réellement pris le temps de faire ou du moins tenté de faire une synthèse avec mes amours passés. Nul n’est responsable des peines que j’ai portées après chacune de mes séparations, j’ai pleuré mais moi également j’ai blessé des hommes dans ma vie. Je suis dure quand je coupe les ponts je ne suis pas un ange. Sauf que je crois avoir dùment payé pour les fois où c’est moi qui  a brisé le cœur d’un homme. Je suis quitte avec la vie avec ce dossier.

 
Avec cette synthèse je rigole à plein en disant : la banlieue et un chum ça me fait engraisser C’est néfaste pour moi. Blague à part, j’ai pris le temps de vivre ma peine ici au phare, la preuve est là couché noir sur blanc. J’ai mené  bataille sans être en guerre. Dans ma vie en tout temps j’ai omis une seule chose, une seule petite chose qui a bousillé sans cesse mon discernement dans mes choix amoureux. J’ai oublié de m’aimer et surtout d’aimer simplement aimer là sans aucune raison¸ être dans un état serein. J’ai côtoyer constamment l’angoisse inutile des pensées vaines. Le mental qui carbure à fond la caisse dans un fin mélange d’émotivité et d’inquiétudes abstraites sur un plateau de manque d’estime…que de la belle marde pour être en position couche couche niche niche face à n’importe quel abuseur de femme foncièrement gentille telle que  moi. 

 Je crois que le célibat assumé me va bien. Dans mes passages à vide, j’améliore  toujours ma santé mentale et physique. Ce n’est pas compliqué je n’ai jamais été  en amour. Toutes mes vies de couples furent basés sur des coup  foudre, des chimies de corps intense, ma dernière relation la chimie à perdurer au delà des 4 premières années j’en suis encore rassasié. Mon décapant constat est simple je ne me suis jamais aimé donc je n’ai jamais aimé. J’ai traversé des peines d’orgueil en vérité.  Aujourd’hui je m’aime et je me retrouve étonnamment pas pressé d’avoir un partenaire. Coup de chance je n’ai pas la libido dans le plafond. Quoique… c’est comme la bicyclette ça ne s’oubli pas et un fois dessus ça décolle tout seul. Naaaaaan!

 Ma dernière rencontre avec ma psychologue était mardi de cette semaine et je me suis surprise en m’entendant lui dire comme ça sans difficulté : Je m’aime pour la première fois et je prends bien soin de moi. Dans ma dernière vie de couple j’avais recommencé à fumer dès que je me suis installée avec lui. Je suis vraiment un chat laissez-moi la porte ouverte c’est une question de santé mentale. Pis pas une porte qui me laisse m’envoyer en l’air ailleurs non ! Je suis de nature fidèle. Je veux une porte qui me laisse ma liberté d’être et d’actions. Que mes rêves personnels trouvent leurs places dans nos rêves collectifs. En bas de ça impossible de m’imaginer à nouveau de partager mon quotidien avec un partenaire de vie  comme le chante si bien Diana  Krall  All or nothing at all. Si la merde arrive généralement en package dans nos vies je présume qu’il y va de même pour les jours heureux ça arrive en bouquet de surprises. Cette saison-ci, les lilas sentent particulièrement bons.

 
Je repars en ville faire quelques courses pour un barbecue chez Iza .Madame Blues et moi allons inaugurer sa terrasse.
Mon p’tit doigt me dit que le meilleur est à venir…

 

Bourdages, Nancy Bourdages !

Gardienne en ses lieux ...

 

 

 

 

 

 

 

 

15.05.2008

Plus que chaud, il est bouillant !

Libre à qui que se soit de me croire en tout cas dans mon dossier à moi c’est précis

Incontournable et éminent. Quand physiquement au  niveau cœur une chaleur intense persiste, c’est officiel  cela annonce la venue d’un amoureux dans ma vie.  Depuis mon premier amoureux à 15 ans ce signe ne m’a jamais démenti. La différence cette fois-ci  c’est que le symptôme dure depuis … je dirais depuis fin juillet/début aout 2007.  Donc ce matin c’est intense à un point tel que je pourrais en perdre mon ballant et là mon mental  (car étonnamment il est très cartésien mon mental et ne crois pas nécessairement  à ce signe)  me dit : Calmes-toi la grande, respire c’est peut-être juste ta  pré- ménopause !  C’est tellement intense que cela me déconcentre dans mes tâches au travail.  Bon !  Bon ! Bon ! 

Je plonge.

 

Inspire !

Expire!

Je dis oui à ce signe annonciateur

Inspire !

Expire!

J’y crois

Inspire !

Expire!

J’suis prête

Inspire !

Expire!

 

Enfin une accalmie je retourne travailler apaisé et confiante en l’avenir.

La patience est la rigueur du cœur

Comme là si bien écrit Koltès : Le temps ce n’est rien.

 

 

La Gardienne veille au grain.

06.04.2008

Pas eu le temps de la voir venir

Toute ma vie j’ai vue mon père avec  sa honte d’être illettré et ne rien  faire pour que cela change par honte de se dévoiler…

 Hier j’ai passé un samedi parfait seule avec moi-même. Genre de journée où tu te couches toute propre dans une demeure toute propre…dans un lit tout propre à lire des journaux sales passés dates car je n’ai pas le temps de les lire.

 Ce matin je me lève à deux pieds sur cet amas de journaux. Je me sens bien, prépare mon café, pèse mon fromage cottage 125gr et m’installe à l’ordinateur et je pense à l’écriture en général…. Apparaît mon bon vieux signal  de toujours. Une boule de plomb dans la gorge. Je ne sais pas qu’est-ce qu’il y a dedans mais je l’a déloge par mes pleures, C’est ardu de me laisser aller. Un grand respire et c’est décollé la machine à nettoyage. Faut croire que  j’avais oublié une pièce hier..

Toute ma vie j’ai eu honte de la piètre qualité de mon français et  j’y ai travaillé toute ma vie à l’améliorer et j’y travaille encore.  Je n’ai pas de honte à me dévoiler. Là où il en reste encore un peu de cette tare. C’est dans le choix du médium que j’utile ici avec mon niveau de français…

 

La gardienne cherchant sa propre lumière dans ce matin lumineux.

23.03.2008

Qu’est-ce qu’on a fait de nos rêves ?

Je m’en doutais bien que j’allais émerger

Avec quelques larmes mais, Ô combien payantes

Ding ! Ding ! Ding ! comme dirait ma cousine Lyne.

 

En me levant j’avais besoin d’écouter du Lelièvre

Et pas n’importe lequel album

Celui qui  fut capté au Petit Champlain en 1994

Un live magistral de Sylvain Lelièvre

À la chanson : Qu’est-ce qu’on  à fait de nos rêves ?


J’écoute les paroles et je ne sais par quel chemin mon esprit a manœuvré ?

Je me suis retrouvé dans mon enfance  avec mon frère dans ma chambre

Nous sommes debout et nous pleurons en silence

Avec nos petites épaules qui sautent d’effrois

Nous nous tenons la main

De l’autre côté de la porte ça crie fort très fort !

Comme toujours une peur qu’un  drame irréversible éclate

Nos petites têtes pressentent sans pouvoir mettre des mots sur cette peur

qui inspire de fermer sa gueule pour survivre à la colère de nos parents disjonctés

 

Je reviens à  la chanson de Lelièvre  et mon  comptoir que je nettoie.


Qu’est-ce qu’on a fait de nos rêves ?

Je prends conscience à l’instant que j’ai traversé mon enfance grâce à  ma facilité de m’évader mentalement pour masquer ma peur des grands.. Cette capacité à rêver m'a joué des tours dans ma vie d’adulte.  Je viens d’allumer.  J’ai le pouvoir sur ma vie maintenant et j’ai réellement changé.  Au mois d’août 2006 j’étais dans ma chambre à coucher, la porte fermée  et il avait quelqu’un de l’autre côté qui  criait et m’interdisait de sortir. À cet instant même j’ai maturé en une fraction de seconde et je me suis posée la question suivante :   Est-ce que tu veux réellement d’un amour comme celui-là ? Qu’est-ce tu attends pour partir ? Le lendemain matin j'ai tourné la poignée de la porte et  quitté les lieux sans aucun regret sauf celui de m’avoir momentanément perdu.

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Sylvain Lelièvre

Qu’est-ce qu’on a fait de nos rêves ?

podcast


Longtemps je vais me souvenir de Pâques 2008, de ce printemps enneigé. Ce matin  j’étais heureuse, je voulais écouter de la musique. Ce matin je me suis éveillée avec la certitude que j’étais à nouveau prête à aimer et à être aimé.

Qu’est-ce que j'ai fait de mes rêves ?

Je suis entrain de les ressuscités !

 

Nancy  Bourdages en assise au Phare

 

21.03.2008

Entre la Ville et le Phare un trajet différent des autres jours

Le trottoir en ligne directrice

À deux mains sur le fer forgé

Les pieds s'ancrent sur le béton

Larmes d'orgueils pour un clown

Paroles avortées

Au Phare il y a toujours ce point dans la barre du jour

Ce n'est pas lui.

Sans hâte

Le soleil se lève à nouveau

Le ciel clair comme un regard

Promesse de l'aube…

 

La Gardienne du Phare

20.03.2008

Magnificence

Ce matin avec un café à la main
Je me suis rendue dans le haut du phare

Là où le silence épouse le vent de bord de mer
Là où l’horizon projette l’avenir
Là où j'y vois clair

Au loin une silhouette se dessine
C’est lui le prochain
L’inconnu
Le dernier conquérant

Ce petit point dans la barre du jour
S’avance tranquillement
Prendra forme
S’amplifiera
Devant mes yeux immobiles
Me dévoilera
Sa grandeur d’âme

Un seul mot sortira de ma bouche
Magnificence

 

 

Nancy la gardienne du phare 

16.03.2008

Tout au long d'une vie.


Tout au long du rivage
Perdu entre l’horizon et la raison
La démarche évolue
Moment fragile d’une grande clarté
Période de haute incarnation
Les derniers vieux lambeaux viennent d’être arrachés
La période du grand carnage est bel et bien terminée

Tout au long de l’existence
Dans la tempête
Mâter la peur
Repérer la lumière
Prendre des décisions
Manœuvrer rapidement
Toucher terre


Tout au long du rivage
Les pas progressent
La peau dit oui aux caresses du vent
Les poumons en réouverture dans le bas ventre
Le présent offre un avenir
Sur le sable un point crucial dessiné
La période du grand ménage est bel et bien commencée

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Nancy Bourdages gardienne de ses lieux

14.03.2008

Une missive printanière

Lundi matin le printemps m’annonce qu’il sera un puissant décapant et que j’aurai intérêt à m’accrocher et à demeurer droite honnête aimante et fidèle à ce qui émergera des eaux troubles de ma psyché durant cette saison. Je suis encore étendue sur mon lit et je ne comprends pas ce qui s’est passé durant la nuit du dimanche au lundi. Je me sens comme si un train m’avait passé sur le corps. J’ai les mains froides, mon cœur se serre dans ma poitrine, une peine baigne tout mon être. Je rentre au bureau derrière mon écran et devant le travail à accomplir les mêmes symptômes se décuplent. Je parle et prends immédiatement des décisions.  Consultations, jours de congé et écriture. Direction le Phare.

 Me voilà devant l’écran que je préfère celui des mots, de mes mots. Je suis écoeurée que des blocages à mon insu sabotent mes œuvres en prenant  toute l’espace créative avec cet obstruant pathos que je ne tolère absolument plus en moi.  Je tiens à sortir de ce journal intime et maudit. Il est impératif que je ferme le cahier griffonné de l’adolescente qui refuse de devenir femme. Comme je l’ai déjà écrit : Mon amour m’attend et je ne suis pas prête.

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Dans les dernières semaines à chaque fois que je l’ai croisé,   il disait : C’est le cœur qui compte. Je réalise qu’il y a des lustres que je ne calcule plus. Un an que mon cœur est chaud et que je ne fais rien, ne dit rien . Je me cachais derrière de bonnes raisons en accord mes valeurs et mes principes. Aujourd’hui  mon bouclier n’a plus de raisons d’être et  je suis confrontée à faire un choix  entre me taire ou parler.. Dire, juste dire sans emphase et sans attente. Un an que je suis rien de moins qu’une Cyrano pas d’gouilles. Je hais ce côté de Cyrano. Quand tu crois, dure comme fer , que tes complexes physiques seront à jamais des barrières pour atteindre ton idéal amoureux, c’est mésestimer  la capacité d’aimer de l’autre. Et te rabaisser à jamais.

Qui suis-je pour décider à la place de l’autre ?
Qu’est-ce qui m’empêche d’enlever ce bouclier en peau d’aventurière ?

De quoi j’ai peur Purée ?

J’ai peur  du Diable qui danse dans l’eau bénite
j'ai peur des changements opérés en moi depuis 17 mois, je suis sans protection
J’ai peur  d’un oui plus que d’un non…

Sortir de l'ombre et cèder le pas à cet élan du coeur qui me permettera de passer à autre chose.