21.04.2007
Assise au Boud du Monde
En ville
La tempête a sévi pendant 8 jours
Le week-end dernier en pleine nuit
À deux mains jointes avec un puissant cri du ventre
Je suis venue planter mon épée de guerre
Dans la pierre de l'inébranlable assise du phare
Plus le gout d'être vulnérable
Plus envie d'être agressive
Choisir le difficile chemin de la paix n'exclut pas de mener bataille
La juste
La grande
La digne
Celle qui me transmutera en conquérante
Développer une certaine souplesse face aux inepties de la vie
Après cette bref escapade au Phare
Je suis retournée en ville...
J'avais beau parler, penser, verbaliser ou visualiser
Je n'arrivais plus à voir clair
D'avoir du recul
Devenir juste observatrice
Surgit une solution instinctive
Changes-toi les idées Nancy !
Festoies même si tu as les nerfs tendus
Les peines de job c'est tout de même moins heavy que les peines d'amour
Je me suis installée quatre soir d'affilées au Boudoir
À boire des pintes de Griffon -de la rousse-
Parfois accompagné par des êtres que j'estime et apprécie
Bonne nouvelle
Mon fond est solide
Je l'ai testé
Il tient le coup
J'ai même ri de bon coeur
Mercredi soir j'y suis allée seule après le gym
Deux heures de silence intérieur
En apnée au travers des sons de bouches
Deux heures à observer les derrières de têtes des fumeurs
En évitant d'inhaler avec eux
Deux heures à me calmer
Afin de sentir émerger en moi le gout de rentrer à la maison
Hier vendredi la Tempête c'est résorbée d'elle-même
Je suis demeurée immuable
L'échine bien droite
Je n'ai pas bronchée d'un iota
Je le confirme mon regard vaut milles mots
Il est perçant et percutant
I drink to that !
J'ai passé le test de l'épuisante traversée
Je m'en vais me coucher
Nancy gardienne en son lieu
20:50 Publié dans H- 8 ième partie. En attendant la débâcle | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
14.04.2007
Charlotte merci!
Vendredi saint dernier cela à fait un an que ma chatte Charlotte a disparu
.
Pourquoi je parle de sa disparition ?
Car en bout de ligne c'est à elle que je dois mon départ, de ce lieu où je vivais en couple.
Après son départ, je me souviens que chaque matin, j'allais crier son nom avec l'espoir de la voir accourir vers moi. Mais un matin en ouvrant j'ai eu une reflexion qui m'a cloué le bec.
Est-elle entrain de me dire de partir d'ici?
J'ai refermé la porte sans crier son nom.
Fin avril départ de Charlotte
Fin juin la vérité commence a montré le bout de son nez dans un bureau de médecin
Fin aout une femme voit la photo de Charlotte sur mon blogue de l'arrière boutique où j'avais inscrit en dessous : Elle a disparue un vendredi Saint. À quand les miracles pour les animaux ?
Cette femme prend contact avec moi le jour où je pensais revenir vivre avec mon partenaire...
Grâce à la photo de Charlotte cette femme m'a offert le morceau du casse-tête qui me manquait pour voir apparaitre une histoire horriblement décevante et surtout troublante.
Je ne vis pas une peine d'amour, non !
Je vis la longue convalescence d'une blessure sévère au coeur
J'ai reçu dans mon dos le coup tranchant de la trahison
Comme Charlotte je ne reviendrais plus.
La gardienne fait des vagues
09:15 Publié dans H- 8 ième partie. En attendant la débâcle | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
09.04.2007
Malaise
Depuis vendredi je fais la navette entre la ville et le phare
J'ai un malaise dès que je mets mes pieds ici
Je repars aussitôt
Et je reviens...
Debout au bord du malaise
J'observe l'amère
Une envolée d'idées merdiques s'enfuient au loin
De la merde même pas digne de devenir fumier
De la douleur même pas un temps soit peu artistique
De la pudeur de vielle fille aigri
Le malaise
Je porte un malaise
Et le malaise persiste
Pourquoi je m'arrache le coeur à sortir les mots de ma tête ?
Nancy gardienne en ce lieu
12:10 Publié dans H- 8 ième partie. En attendant la débâcle | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
21.03.2007
Traces dans la neige fondante
Autour du Phare j'ai observé les traces d'une bête
Elles sortent du bois et se rendent au rivage et retournent dans le bois
Je me suis approchée pour analyser les empreintes
Il y a quatre coussinets d’orteil
L'empreinte des griffes est visible
L'empreinte du pied est allongée et symétrique
L'empreinte des pieds postérieurs est légèrement plus petite
La longueur moyenne de l’empreinte est de 6,5 cm
L'empreinte est plus petite que celle du loup
Que fait cette bête ici au phare au milieu de mon antre imaginaire
Une belle bête d'une pureté rare
J'aime revenir sur ses traces et la lire
La Gardienne du Phare apprivoisera t-elle la bête ?
...à suivre
22:30 Publié dans H- 8 ième partie. En attendant la débâcle | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note