09.01.2007

Nuits mouvementées

Depuis la dernière cigarette

Mes nuits sont cauchemardesques

Entre deux rêves angoissants

J'accours au phare

Juste m'imaginer ici m'apaise

Le ciel de nuit est splendide

Fidèles au poste, les étoiles brillent

Plein feu sur la voie l'actée

J'attends avec impatience

Le ciel bleu azur sur un tapis blanc par une nuit claire et froide de pleine lune.

À ce moment précis le décor devient du cristal pur

Une autre bonne respiration et je retourne au lit.

Le fleuve est calme il n'y a que des navires fantômes traversant mes pensées.

 

La gardienne du phare

 

07.01.2007

Gestes significatifs

Je regarde toujours au loin bien ancrée au présent

Les brise-glace sont inactifs sur le fleuve

Qu'est-ce qu'un brise-glace sans glace ?

Sans raison d'être la vie est difficile.

Je n'ai pas fumé depuis jeudi.

Demain en ville

Je rencontre un entraîneur pour monter mon programme de conditionnement physique, six mois que je me prépare mentalement à cette transformation. Je jette aux poubelles de vieilles motivations qui ne m’ont jamais fait tenir le coup dans mes tentatives de mises en forme.

Voici la liste à jeter

Être belle

Plaire aux autres

Le mensonge de l’éternelle jeunesse

Des seins fermes

Des fesses de fer

Devenir une femme de rêve

Porter un bikini sans rougir

La liste à conserver

Bonne énergie physique

Prendre soin de moi

Augmenter la force de ma volonté

Me sentir bien dans ma peau

Avec l’atteinte d’un poids santé,  je conserve de petits yeux,  une petite bouche, des seins tombants  et un gros cul ! Je suis miraculeusement imparfaite et j’adhère à tout ça.

Diminuer l’effet du stress, de la vie de tout les jours, sur mon corps.

Déprogrammer les images trafiqués par les médias, la publicité et le marketing qui n'ont rien à voir avec ce que je suis et avec ma réalité.

Aller à la piscine municipale et m’entraîner en faisant  fi  des regards qui jugent avec un sourire moqueur.

Aucun objectif, juste intégrer les bons gestes au quotidien.

La gardienne du phare en transformation

Le phare en rénovation

30.12.2006

Dialogue avec le Père Noël dernière partie

Je me dirige vers la maison du phare. Je sais ce que je veux demander au Père Noël.

Nancy : Père Noël ! Je sais ce que je veux te demander !

IL y a un silence de mort dans la maison. NOOOOOOOOOOOON!

Il est parti. Mon déjeuner est encore tout chaud sur la table. Il y a une lettre, elle m'est adressée

Chère Nancy,

Tu n'as plus besoin de moi. Ma mission est accomplie auprès de toi. La tristesse qui s'accrochait à ton cœur c'est enfin décollée de ton mental. Tu as tout en toi pour exhausser tes vœux. La liberté si petite soit-elle est à l'intérieur de toi et elle t'appartient. Tu as les reins solides pour encaisser les coups dures mais tes reins peuvent servir également à accueillir la simplicité du jour nouveau et de t'émerveiller de voir, entendre, bouger, toucher et goûter la vie. Tout ce que tu as inscrit sur ta liste est réalisable comme toujours tu es raisonnable. Oui part faire ce voyage en France, oui écrit un autre recueil, le troisième sera mûre et fin prêt à offrir aux autres. Ton nouvel emploi correspond à tes attentes sociales, tu vas y demeurer longtemps. Ton inscription au conditionnement physique est le plus beau cadeau que tu pouvais t’offrir même moi je ne pouvais pas faire mieux. Ton avenir sera mouvement. Notre société a besoin de plus en plus de gens comme toi et pour y répondre ta santé physique et mentale est primordiale. Le mouvement appelle à la souplesse.

Tu n’as pas indiqué sur ta liste un amoureux ?  Ho ! Ho!  Il est important que tu y crois. Il est déjà là, ton cœur n’est pas disposé, c’est la seule raison pourquoi tu ne le vois pas et ne l’entend pas. Je te confirme et garantie qu’il est un être libre. I l possède en lui la force de suspendre le temps pour faire le vide, il est droit, franc et aimant. En ce moment il est sur sa trajectoire bientôt elle croisera la tienne. Vous allez vous rencontrerez  dans un endroit inattendu et pourtant si commun à tout deux.

Je t’embrasse et bon déjeuner.

Ton ami le Père Noël Ho ! Ho !

 La gardienne du phare...plus que jamais.                 

27.12.2006

Dialogue avec le Père Noël - 4ième partie

J’ouvre les yeux, je suis dans mon lit. J’ai mal à la tête. Je me souviens juste qu’hier soir j’ai pleuré comme un bébé. J’ai quitté mes invités. J’ai fui dans ma chambre.

Hum ! Ça sent le bon café et le bacon rôti. Assise dans mon lit, je rigole toute seule. Le Père Noël colle au phare. Un blind date nostalgique avec les mensonges de l’enfance.

Je descends à la cuisine, je l’aperçois au comptoir, il chantonne. Même de dos il dégage la joie de vivre. 

Nancy : Bon matin

Père Noêl : Ah ! Nancy , quelle joie de te voir, J’ai eu peur que tu me fasses disparaître dans la tourmante de l’amer. Il y a du café de prêt et je vais te préparer ton petit déjeuner. 

Nancy : Merci pour le café, pour le déjeuner ça peut attendre. Je n’ai pas vraiment faim. Je cherche tout autour mais je ne la vois pas. Est-ce que petite Nancy est là ?

Père Noël : Aussitôt apparu, aussitôt disparu ? 

Nancy : C’est en la voyant assise sur vous que j’ai compris que je pouvais vous faire confiance. Vous savez depuis quelques semaines je suis comme dans une grosse vague de tristesse. Je ne comprenais pas pourquoi je me retrouvais aussi boulevé qu’à mon arrivée au phare. J’avais le sentiment de reculer.Ça ne pouvait pas être l’approche des fêtes. Je n’ai jamais eu la nostalgie de Noël parce qu’enfant c’était de la merde dans ma tête. Une soirée de joie pour une année de chicane ça n’en valait pas la peine... L’esprit des fêtes….

 Père Noël : Continue… 

Nancy : Ce n’est plus un dialogue entre nous , c’est un monologue avec moi , purée !

 

Le silence s'installe à nouveau entre nous, il est là, à me regarder et il m'attend.

 Nancy : En pleurant hier soir j’ai allumé …Dans le fond de mon baril comme vous dites, il me reste les bons souvenirs avec lui…mon amour pour lui…Je pleure car je ne peux rien conserver de ces instants de complicités. La coupure s’impose d’elle-même et m’attriste. Je dois lui dire adieu. Avez-vous entendu, Père Noël ? Je lui dis adieu ! 

Père Noël : Enfin tu as craché le morceau. Trois semaines que tu pleures en silence, que tu pleures en étant dure avec toi. Es-tu certaine d’avoir vidé ton baril ?

 Nancy : Je voudrais bien pouvoir te dire oui avec certitude. A vrai dire je ne le sais pas ? J’en étais bien convaincue après le bloc de colère et petite Nancy . Tu comprends, je ne suis plus sûre de rien. Par contre je peux confirmer que je me sens mieux en ce moment. La lourdeur s’est dissipée. Tu es quelqu’un de bien,  je te remercie Père Noël pour ta patience et ton indulgence à mon égard. 

Père Noël : Ahhhhhhhhhhhh ! Enfin ! Nous pouvons passer aux choses sérieuses.

Je le regarde sans rien comprendre 

Père Noël :  C’est l.’heure de me donner ta liste de souhaits.

Nancy :  Je vais te couter cher !  Ho ! Ho !

Père Noël : Ça, c’est mon problème pas le tien. Allez donne-la-moi !

Nancy : Je vais aller fumer une cigarette et marcher un peu en y réfléchissant. 

Père  Noël : C’est comme tu veux ! Moi tout ce que je veux c’est que tu me la donnes. Je vais préparer ton petit déjeuner en t’attendant. Tes œufs  tu  les désires comment ?

Nancy : Tourné s.t.p ! Je m’avance et lui donne un bisou sur son front. En mettant mon manteau pour sortir dehors…

Père Noël : N’oublies pas d’écrire sur ta liste tout ce que tu désires Ho ! Ho ! 

Dehors le Phare est beau  sous la neige, je marche lentement, j’allume ma cigarette…Qu’est-ce que je veux demander au Père Noël ? Je suis quand même 44 ans en retard…

26.12.2006

Dialogue avec le Père Noël - 3ième partie

 En arrivant au phare

J'aperçois les rennes du bonhomme Noël

Qu'est-ce que je vais lui dire ?

Avec mon bloc de colère et petite Nancy je pouvais pressentir mais avec lui ...niet

Courage je vais me confronter à lui

Je n'ai pas le choix de toute façon

En ouvrant la porte…

Père Noël : Bonsoir ma belle enfant !!

Il a le sourire fendu jusqu'aux oreilles. Le bonheur et la joie de vivre irradient par tout les pores de sa peau.

C'est presque incroyable. Je ne peux croire qu'un tel personnage existe en moi. L'invisible bonhomme des temps dures.

Nancy : Bonsoir

Père Noël : C'était bien ce souper d'amis(es)

Nancy : Merveilleux comme toujours quand je suis avec eux en particulier. Mon amie Louise et sa famille c'est un privilège de les côtoyer tellement qu'ils sont humains. Nous nous estimons pour les vraies affaires.

Père Noël : Est-que tu peux élaborer,  un peu plus, sur ce que tu entends par ‘les vraies affaires.’ ?

Nancy : O.K Mais avant , j'aimerais bien enlever mon manteau et mes bottes afin d’élaborer comme vous dites.

Je me surprends à rire

Père Noël : Tu es tellement lumineuse quand tu te laisses aller et cesse de me vouvoyer s.t.p

Nancy : C'est bon, je vais essayer mais c'est un pilote automatique chez-moi le vouvoiement quand je ne connais pas la personne.

Père Noël : Come on !! Je suis dans ton imaginaire. Liberté en création liberté ! Je m’en tamponne de ta politesse c’est o.k pour ta vie de tous les jours mais pas ici au phare. Oublie tout tes pilotes automatiques c’est ton unique chance d’écrire ce dialogue entre toi et moi.

Nancy : Merci, d’avoir garder le Phare pendant mon absence. Je vous ai rapporté du lait…

Père Noël : Change pas de sujet. Élabore…

Il sort de sa poche de chemise un paquet de cigarette, il me prends par les épaules et  m’assoit sur le divan. Le feu crépite dans le foyer. Il repars dans la cuisine et revient avec 2 coupes et une bouteille de Pineau des Charentes.

Nancy : Je pensais que vous l ‘aviez toute bu !

Père Noël : Sans vouloir te vexer le Père Noël ne manque jamais de bouteille Ho ! Ho !

Nancy : Changez de rire toute suite, je vais vous zigouiller si riez encore comme ça . C’est d’aliénation mentale pure ! C’est vraiment pénible à entendre.

Père Noël : Quelle aversion pour mon rire !

Nancy : Je n’y crois pas à ce rire. Le Père Noël est mal joué partout où j’en croisse.

Père Noël : Je ne joue absolument pas

Nancy : Je ne comprends pas ? Je n’arrive pas à vous l’enlever ce rire, mes doigts tapent le Ho ! Ho! Et je crie : NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON!! À chaque fois.  Vous m’énervez

Père Noël : Tu fais de la diversion, revenons aux vraies affaires…

Un long silence s’installe entre lui et moi. Il m’allume une cigarette. J’inhale sans dire un mot, sans le regarder. Il émane de sa personne une chaleur humaine peu commune. Il me dérange , je ne me sens pas bien.  Je ne suis pas à l’aise

Nancy : Écoutez-moi j’abandonne, je n’écrirais pas ce dialogue. Vous m’entendez ?

Père Noël : Nancy, je ne sortirai pas d’ici tant et aussi longtemps que tu n’écriras pas ce dialogue. TU m’entends ?

Il me regarde et j’ai comme une boule de plomb dans la gorge

Père Noël :  Les vraies affaires Nancy …Les vraies affaires

Je me retiens je ne veux pas pleurer devant lui, la boule de plomb qui s’est logée dans ma gorge me fait réellement mal.

Nancy : O.k je m’accorde 48 heures pas plus pour l’écrire ce dialogue. C’est vraiment pas drôle, j’ai même plus envie de venir au phare. Mettez la pédale douce avec moi. s.v.p…

Je cesse de lui parler car j’ai peine à contenir mes émotions. Je fixe le feu dans le foyer et il me parle doucement.

Père Noël : Je sais tu es encore en convalescence et tu te contrôles bien, sauf qu’il va falloir vider le fond du baril. Tu es tout près de la guérisson, d’un lâcher prise, demeure vigilante et surtout soit clémente à ton égard. Tu es sévère avec toi-même.

Je me retourne pour lui répondre et j’aperçois petite Nancy, elle est assise sur lui et les deux me sourient tendrement. J’éclate en sanglot.

La gardienne du phare

25.12.2006

Dialogue avec le Père Noël 2ième partie

Incroyable il ronfle sur mon divan.

Il a fait le sourd d'oreille à ma requête

Du moins la deuxième, celle de quitter le phare

Je le regarde dormir et je dois avouer qu'il m'est très sympatique

Comme nous le disons au Saguenay : Il m'a faite à face !

Il a engouffré tout mes biscuits au chocolat ensuite vers 2 heures du matin

Il a mangé du pâté à la viande, il a bu allègrement mon vin rouge et vidé mon Pineau des Charentes

Et il me gossait tout le temps avec ce dialogue que je devais écrire entre nous

C'est là où il m'énerve.

Je le laisse dormir

Je dois retourner en ville

J'ai un souper d'amis(es)

J'espère qu'à mon retour il sera parti

 

La gardienne du phare

 

 

24.12.2006

Dialogue avec le Père Noël

 

Je me suis endormie sur le divan devant le foyer

Une main secoue mon épaule

J’ouvre les yeux

Devant moi j’aperçois un grand gaillard qui me fixe de ses yeux rieurs

Oh ! Shit le Père Noël ! Je l’avais oublié celui-là

Il ne ressemble pas du tout aux images commerciales que nous avons de lui.

Il est grand, à vue nez, je dirais qu’il mesure un bon six pieds et 4 pouces

Costaud mais sans embonpoint on dirait un coureur des bois.

 Il a des cheveux blancs, une bonne crinière toute ébouriffée vers l'arrière

Je suis incapable de deviner son âge… 40, 50, comme-ci il était trop jeune pour avoir des cheveux blancs

Il porte une veste d’hiver vert forêt en laine d’Autriche aucun rapport avec le rouge

Des pantalons bleu azur qui semblent être en denim super épais

Purée! Le Père Noël porte les mêmes souliers sport d’hiver que moi des Merrell rouges

Trop drôle!

Père Noël : Comment ça, tu veux me voir !

La gardienne : Pour que notre relation commence bien, j’apprécierais que vous enleviez vous bottes s.v.p J’ai frotté toute la journée. Merci!

Père Noël : Oups ! Bien sûre !

 

Il s’en va en toute vitesse porter ses bottes sur le tapis près de la porte.

Père Noël : Bon! As-tu quelque chose à me demander ?

La gardienne : Non !

Père Noël : Pourquoi tu voulais me voir ?

 

La gardienne  : Je ne le sais pas c’étais un trip pour mon blog. Je ne pensais pas que vous alliez atterrir dans mon imaginaire et que tout serait facile. Je pensais discuter avec vous mais là, je me sens comme censurée. Je suis bloquée. Je ne peux pas philosopher avec un genre de Sean Connery.

 

Père Noël : Merci !! C’est flatteur

 

La gardienne : Je pense que ce n’étais pas une bonne idée de vous demander de venir ici. Sans rancune mais je préfèrerais que vous partiez.

 

Père Noël : Je ne partirais pas sans avoir préalablement mangé mes biscuits aux chocolat avec un bon grand verre de lait

 

La gardienne : Pas question que vous restiez emportez avec vous la boîte de biscuits et la pinte de lait.

 

Père Noël : Je reconnais bien là l'un de tes traits de caractère que tu possèdes depuis toujours, petite au lieu de t’attacher, tu coupais les relations avant même de savoir si elles n'en valaient la peine.

 

La gardienne  :  Arrêtez vos grands discours. Je suis restée dans une relation sans fuir et j’en ai mangé toute une. Pas besoin d’un bonhomme, pseudo-humaniste pute d’un système capitaliste sans scrupule, pour me dire quoi que se soit. J’ai pas envie de voir personne pour cette veille de Noël. Beeeeeeeeeeee Bye!!

 

Père Noël : Nancy, je ne suis pas responsable de mon image. Elle appartient à un collectif, c'est à vous de la changer cette image avec les valeurs qui s'y rattachent. Je suis juste un symbole. Un produit commercial.

 

La gardienne : Pourquoi vous êtes venu au Phare ?

 

Père Noël : Je suis ton Père Noël. Celui que tu espères. Une homme rassurant, droit, honnête et bien dans sa tête. Avec l’année que tu viens de traverser et je dirais même avec la vie qui t’a malmené. Je suis fière de toi pour une chose.

 

La gardienne  : Laquelle ?

 

Père Noël : Tu crois encore à l’amour, à l’entraide et en l’humanité même si certain matin les nouvelles te sont insupportables.

 

La gardienne : Comment faire autrement chaque jour je reçois des preuves que l’humain est bon. Parfois j’ai le sentiment d’être la seule à rencontrer des caissières gentilles, des chauffeurs de taxi serviables, des bénévoles dévoués, des patrons compréhensifs à mon égard, des hommes dans le métro qui me donnent un coup de main pour porter mes bagages lourds, des agents du centre d’emploi qui corrigent les erreurs dans mes déclarations. Ils y a plein de gens gentils avec moi. J’ai des exemples plein la tête.

 

Père Noël : Le point en commun avec tout ces gens que tu viens de nommer c’est toi. La façon que nous rentrons en contact avec les autres modifie la nature de l’échange.

 

La gardienne  : Aïe ! Je vous arrête là ! Je vous ai dit de partir. Pis je suis pas vraiment gentille ce soir…Mettons !

 

Père Noël : Tu les ranges où tes biscuits ? J’ai faim !

 

La gardienne  : Vous avez vraiment la tête dure !

 

Père Noël : Je suis ton père Noël c’est toi qui me donne mes traits de caractère. Ho ! Ho !

 

La gardienne  : Le Ho! Ho ! Il ne vient pas de moi, ça vient de l’inconscient collectif.

 

Père Noël : Tu les ranges où tes biscuits ?

 

La gardienne : Sur le comptoir de la cuisine et le lait est dans le réfrigérateur. Moi je vais aller fumer une cigarette dehors.

 

Père Noël : Non fume ici, reste avec moi.

 

La gardienne  : Je ne veux pas fumer à l’intérieur. Ça empeste la maison. Je suis une fumeuse qui déteste la cigarette, chacun son bogue. Celui-là c’est le mien.

 Il me regarde avec des yeux qui me supplient de rester. Il a une bouille vraiment sympathique. Il m’énerve… 

La gardienne : C’est beau vous gagnez. Je vais fumer en d’dans c’est la veille de Noël. Disons que c’est exceptionnel.

Il ouvre la boîte de biscuit et mange comme un ados qui meurt de faim en arrivant du volleyball 

Père Noël : Des biscuits maisons il n’y a rien de meilleur.

Il boit à même la pinte de lait.

La gardienne  : Aïe ! Franchement prenez un verre ça m’écoeure !

Père Noël : Oh ! Une madame blanche ville !

 

La gardienne  : Ben là !

 

Père Noël : Tu as juste à écrire ton dialogue avec le Père Noël. C’est pas de ma faute si tu te censures.

 

La gardienne  : C’est beau, je ferme l’ordinateur. De toute façon vous m’énervez.

 

Père Noël : Ho ! Ho !

 

La gardienne : Ta gueule !

 

Père Noël : Ho ! Ho !

 

La gardienne  : C’est la première fois et la dernière fois que je demande à voir le Père Noël.

 

Père Noël : Ho ! Ho !

 

La gardienne : C’est fort l’inconscient collectif ! Purée !

 

La soirée est jeune

J’ai nettoyé le phare de fond en comble

Tout d’un coup que le Père Noël arriverait après minuit

Je me suis rapportée de la ville des pâtés achetés au Fourneau sur Rachel

Et quelques bouteilles de rouge et un Pineau des Charentes

Je ne cuisine pas cette année.

J’adore leurs pâtés ils goûtent ceux de ma mère.

J’ai cru retomber en enfance dès la première bouchée.

 

Il est 18 h 24

 

Je vais aller prendre une marche

Tout en fumant ma cigarette

Au retour je vais écrire quelques cartes à ceux que j’aime

J’ai également un colis à terminer pour un ami

 

Je suis un peu triste que petite Nancy m’est intégrée

Si le Père Noël vient ce soir

Elle ne le verra pas

Le plus loin que je m’en souvienne

Elle n’y a jamais cru

Même pas écrit une seule fois

 

Bon, j’arrête ici

Je pars fumer ma cigarette

   

La gardienne du phare la veille de Noël

         

22.12.2006

Un temps de paix

Ouf! Enfin arrivée.

Le phare m'a manqué énormément

Pour la veille de Noël

Je m'offre un instant de solitude

Un blessure du coeur à besoin pour se cicatriser

De tranquilité

De patience

De chaleur 

D'amour 

De pardon 

Et de temps

Pour cette veille de Noël

Je décore mon sapin avec

des lumières d'espoir

des guirlandes de promesses d'avenir

des boules de cristales de vie

des glaçons magiques

Au sommet une étoile d'estime 

et au pied j'y dépose des cadeaux poétiques

 

J'ai invité le Père Noël

Pour un festin de biscuits au chocolat

Une fois sa run terminé.

Viendra-t-il au Phare?

 

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La gardienne du phare 

 

 

 

07.12.2006

Au coeur des autres.

Qu'ai-je fait dans ma vie pour améliorer ce monde ?

Qu'est-ce que je donne ?

Qu'est-ce que j'accepte de recevoir? 

Une seule chose résonne en moi.

La responsabilité sociale.

J'ai cet appel immense en moi.

C'est loin d'être une idée folle.

Je suis incapable de concevoir mon passage sur cette terre

sans essayer ou, du moins tenter, de poser des gestes significatifs pour l'ensemble de ma communauté.

Récupérer, consommer l'eau avec respect, acheter équitable,

donner de l'argent à des organismes humanitaires

Ce n'est plus suffisant

Agir davantage.

Responsabilité sociale.

Pourquoi dans ces derniers jours ce bout de phrase revient toujours à mon esprit ?

Le phare me ramène à cette notion de la responsabilité sociale.

Solitaire aux coeurs des autres.

Mon regard éclaire les zones noires.

Ma vision se modifie, se simplifie et se bonifie...

 

Le vent du large me pique les joues.

J'ai froid

Je vais entrer et me réchauffer.

 

 

La gardienne du phare  7 décembre 2007