14.10.2008
Le temps de la mettre en terre.
Je me rends au phare tranquillement presqu'au ralenti
Les perceptives de ma vie se redessinent avec un peu plus de précision
Je marche le long de la grève, mes yeux sont reflet d''horizon
La meilleure perceptive qui soit, voir loin au moment présent de la grande incarnation qui s'opère à chaque respire.
Mon cœur à le pied marin
Il est au large.
Il préfère les imprévues de la mer aux prévisibilités ennuyantes de la terre ferme.
L'union d'une femme et d’un homme, c'est une aventure en haute mer.
Il n'y a rien de plus exaltant malgré l’omniprésence des risques réels de naufrages
Fin mélange de deux vies,
Subtil enchevêtrement de besoins et d'attentes
L’impondérable et lente installation de l’intimité.
Un chemin à doubles voies vers la même barre du jour
Je marche et arrive à destination.
En entrant dans la maison du phare
J’aperçois sur le comptoir notre graine en germination
Je l’avais déposé dans le fond d’un verre avec de l’eau et de la ouate.
Il m’a demandé de la semer au phare à l’abri du vent.
Elle est trop fragile, pour cet hiver je vais la partir dans un pot.
Elle va demeurer à l’intérieur sous nos regards vigilants et soins quotidiens.
Au printemps nous la transplanterons à l’extérieur.
Je reprends goût à rêver,
Je commence à me laisser aller à aimer et être aimer.
Je ne renie plus mes peurs et mes pleures
Je ne sais toujours pas de quoi sera fait demain.
Mais cela ne m’empêche pas d’être porteuse d’espoir.
Je regarde derrière moi et j’y vois tout le chemin parcouru.
Je suis riches des héritages de mes amours passés
Sans leur passage dans ma vie, je ne serais reconnaître et apprécier celui du moment présent.

L'inertie est le pire ennemie de la vie, de l’amour et de l’avancement.
Je vais prendre soin de cet amour naissant avec lui
Impossible de le faire seule
Je plante cette graine germée dans un beau pot tout coloré
Je la dépose près de la grande fenêtre du salon.
Là où il y a le plus de lumière.
Là où la chaleur est réconfortante
Là où j’ai grandi intérieurement
La Gardienne du phare en assise silencieuse devant les mystères de la vie
19:50 Publié dans M- 13 ième partie, Le temps des moissons | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Commentaires
La lecture de votre blog donne matérialité au temps.. au rythme des saisons..
Ecrit par : Andrea Maldeste | 15.10.2008
Bonjour NANCY,
« L'union d'une femme et d’un homme, c'est une aventure en haute mer. »
L’image est belle de vérité. Seul l’élément liquide qui offre placenta au cœur diminue la gêne confuse des regards qui en sont encore à s’interroger.
Il est viscéralement agréable de participer à la naissance d’un nouveau jour qui s’annonce, une fois n'est pas coutûme, sans le vent qui précède la tempête ! C'est parce qu'il y avait trop de rien, saturation de néant qui rend le vide étouffant parce que trop lourd de silence.
Là , tout arrive jusqu'à toi, alors même qu’il semble que le quotidien alentour n’a pas changé. Du tout.
Tu vis Nancy le probable de l’excès au plus près de débordements qui ne demandent qu’à être. Cette abondance est du bonheur en fleur. Un ruissellement de vie indélébile et infini.
« Je ne sais toujours pas de quoi sera fait demain. Mais cela ne m’empêche pas d’être porteuse d’espoir. »
Tu es dans la chair même du moment qui se construit. Tu arpentais les herbes folles de la jungle ambiante. L’âme sens dessus-dessous rendait ta progression épuisante et incertaine.
Sauf que…
Sauf que tu viens de faire ce qu’il fallait faire : « Prendre le temps de la mettre en terre » !
Au beau milieu des ronciers aux épines acérées, tu as décidé de mettre à germer, dans le cocon de mille précautions, la graine de vous qui irradie le feu d’une exceptionnelle étoile. Et cette étoile-ci met le feu au jour, provoque l’incendie L’air chancelle et tremble, peut-être sous le pas lourd d’un amour souriant saturé par le bleu d’un ciel oublié. Il y a une profusion soudaine qui s’élève, dans la cacophonie du cœur, sur l’espace dilaté depuis ce jour par la profusion sur l’horizon des heures d’une aurore prête à affronter, encore, ce mystère de la rencontre impromptue.
Là, tu sembles animée de la juste force.
Tu fais le nécessaire pour empêcher certaines vilaines choses de remonter à la surface.
Il n’est pas aisé, nous le savons, d’imposer le silence à ce qui dévaste. Nombreux sont tes désespoirs qui rugissent encore en silence dans le tourment des fantômes qui te hantent sans ménagement.
Et puis un jour, c’est décidé, cela suffit ! Les atermoiements de ton âme et les méandres de ton esprit cessent d’être des obstacles délicats sur ton parcours de vie.
Par un chemin dérivé quelqu’un, un homme, est venu à ta rencontre et t’a proposé de vivre la réalité toute en douceurs, sans contraintes, sans prétentions non plus. Juste sans masque !
Prends soin de cet amour naissant Petite Sœur ! Les premiers souffles en sont si Le feu couve sous la braise. Ne lui offre cependant pas l’occasion de brûler le rêve d’encore… Il ne faut pas , maintenant que la chrysalide est devenue papillon que toi, la Femme belle et aérienne, tu laisses une barrière te froisser les ailes en revendiquant son erreur.
A tout bientôt Nancy,
Mon Amitié Vraie à Toi,
Patrick
Ecrit par : MILIQUE | 23.10.2008
Merci beaucoup pour ces mots d'encouragement mais en passant où en est cette graine Ma Chère Gardienne de phare?
Ecrit par : Adonours | 24.10.2008
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