12.09.2008
Cette nuit bercer mes rêves essentiels
Le Phare est érigé solidement sur le Cap Fierté
Les larmes plein les yeux
J’ai descendu du Cap en Delta plane
Que la mer et moi avec mon corps en état d’apesanteur
Que le silence du vent dans les oreilles qui atténue les bruits du mental
Que mon cœur qui cherche par tout les moyens de se refroidir
Que moi pour assumer toute cette passion.
Redescendre vers la plage
Retourner dans la réalité
Forcer l’atterrissage
Sortir un kit de survie

Je rentre au Phare
Je passe devant mon panier à linge sale
Sur le dessus mon chandail porté la veille
Je le prends et instinctivement le sens
Serrements de cœur
Son odeur est entrée :
Par la peau des mots
Par la peau du cerveau
Par la peau des fesses
Je me calme et je vais me coucher
Je me tourne la tête
L’oreiller porte les traces olfactives de son passage
Nue sous mon chandail
Avec Éliot qui ronronne la tête dans mes cheveux
Je m’endors en me berçant
Défense à qui que se soit de toucher à cette histoire que j’ai vécu
Je veux encore y croire ne serais-je que le temps de m’endormir
collé sur mon oreiller vidé de sa présence
Demain…
Demain, j’aurais la maturité pour dire qu’il est impossible d’en vouloir à la vie
de m’avoir fait sentir si vivante sous les mots, les yeux et les mains de cet homme…
MERCI !
La Gardienne du Phare faute de se berner préfère se bercer.
23:23 Publié dans M- 13 ième partie, Le temps des moissons | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Commentaires
Bonjour NANCY,
Il n’est pas bon de ne croire qu’aux rêves.
Il est tellement plus agréable de vivre au plus près de ses émotions. C’est ainsi ! Il y a des matins où la beauté envahit tout.
Le silence qui couvre ton éruption intérieure meuble chacune des secondes qui passent. Maintenant qu’une plume de nuit t’as déposée avec délicatesse sur un velours d’apaisement, seule avec ce Toi qui lentement reprend pied, tu entends une voix (Petite Nancy ?) te confirmer que tu es bien, dans l’instant, la femme la plus heureuse du monde.
Tu peux si tu le souhaites, reste là des heures durant dans ce Phare à contempler l’océan changeant selon l’imprévisible couleur du ciel.
Tu peux observer indéfiniment le va et vient des oiseaux toujours en partance pour les mêmes rivages.
Tu peux même regarder danser les vagues dans les rosées timides et humer les pétales de roses que la nuit à éparpillé, tout cela ne fera qu’accentuer un peu plus encore l'évidence de cette empreinte tracée profonde en toi que ton tréfonds transportera jusqu’à l’infini d’aveuglantes coulées de lumière déchirant le ciel noir.
La nuit n’est plus là, et une vague d’ivresse déjà submerge ton âme. Pourquoi cet essentiel ne devrait-il être qu’un rêve ?
Les éclats de ton histoire volètent un peu partout autour de toi, en dessinant savamment de délicieuses esquisses.
Tu ne sais peut-être pas vraiment qui tu es et tu ignores encore probablement beaucoup de lui.
En vérité tu ne sais rien de lui, il ne sait rien de toi.
Pourquoi faudrait-il une explication à cet embrasement, à cette hypersensibilité d’un cœur à corps qui, irrésistiblement, vous a enclins à faire la vie. Et à vibrer, à se laisser empoigner par l’amour qui aide à faire chavirer lentement les déhanchements retenus et scelle les caresses alignées de vos connivences.
Les mots sont un masque de peau, et la peau est l’ébauche d’un langage qui naît aux creux des mains qui découvrent.
Tout se génère dans la rareté de l’instant. Le secret accolement des halètements ne peut plus contenir les soupirs élancés de tes cris trop longtemps bâillonnés.
Regarde encore Nancy : c’est comme un geyser d’or qui enlacent les corps dans ces draps froissés au définitif de frissons Innée-Narrables.
Tout cela est exprimé de manière fort confuse. Et je m’en excuse.
C’est curieux, Petite-Sœur, comme je me suis étonnamment retrouvé dans ta perception de ce « rêve essentiel », non ? Et de cela, je ne me contrits point…
A bientôt Nancy,
Mon Amitié Vraie à Toi,
Patrick
Ecrit par : MILIQUE | 22.09.2008
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