26.08.2008
Bord de mer silencieux en ce 26 août 2008
Deux ans à décaper mon intérieur
Le phare m’a redonné un débordement d’amour
Deux ans pour enfin voir émerger ma beauté d’être
Le phare m’a rendu mon âme d’amoureuse
Deux ans que je viens écrire ici sans l’ombre d’un doute
Le phare m’a unifié avec les multiples facettes de ma personnalité
Deux ans que je m’observe sans me fuir
Le phare m’a sauvé de la colère vaine
Deux ans où je n’ai pas chômé une seconde
Le phare a fait de moi une femme libre mieux, une femme libéré.

La gardienne du phare sur le bateau taxi
Nancy
16:11 Publié dans L- 12 ième partie. Un été surprenant et captivant. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Commentaires
Bonjour NANCY,
J’ai laissé s’installer auprès de toi quelques temps de ce silence indispensable à la réalité d’un « Bord de mer silencieux ». Par respect.
Je me suis laisser imprégner des mots que tu as choisis pour célébrer cet anniversaire dont tu es la seule à connaître l’entière importance.
Et pour tenter d’en comprendre la substantifique moelle, j’ai fais ce qu’il était prioritaire de faire : je suis allé lire la teneur de ton premier billet. (Et pour encourager à le faire les navigateurs en approche, attirés par la lumière, je me suis autorisé à le remonter)…
« J'arrive
Je viens de déposer mes valises
Quand la vie blesse
Le retrait est essentiel
J'ai besoin de silence
Le phare, la mer et moi
Escale clandestine
Refuge de paix
Pour guérir sainement
Crier ma colère au vent
Pour pleurer debout
Personne pour me juger
Personne pour m'adorer
Juste observer le temps qu'il fait
Pour enfin m'appartenir...
Tiens je vais aller marcher...
La gardienne du phare 26 août 2006."
Et soudainement, apparaît dans sa plus totale évidence la qualité du chemin parcouru tout au long de ces deux ans.
Tu étais arrivée au Phare pour combler en toi un espace dévasté de décombres et de ruines. Pour tenter de comprendre ce qui était advenu, et comment.
Introspection massive dans la partie friable et fragile de toi. Là où l’ombre fantomatique erre en silence. Questionnement continue, ressassement névrotique de tes fragments éparpillés.
Quand on cherche au-dedans du soi, l’état d’incertitude est permanent. Disparition temporaire en milieu agité. A le recherche de l’inconnaissable qui gît, quelque part en nous. Palpitations désaccordées, frémissements furtifs. L’infini dérive vidé se sa sève, de sa matérialité farouche. C’est bien avec ça qu’il faut vivre, non ? Pour une fois, ne pas impliquer la part indomptable de son cheval d’orgueil. Et cependant, s’appliquer… à ne pas accepter. Jamais !
Faire naufrage, peut-être . Se noyer, sûrement pas !
Au cœur du Phare, zone de silence infranchissable, fermer les yeux, ne plus bouger. Ne rien attendre d’autre que de soi ou de celui que je ne sais pas nommer. Descente en ton tréfonds, comme blottie vivante. Repos. Décantation de l’être.
C’est dans la promiscuité avec ce que l’on est, ainsi que dans la recherche entreprise dans l’intime de soi que l’on se découvre des explications impossibles à partager réellement. La mémoire possède un noyau qui se fend parfois pour laisser vivre des images et en achever d’autres. Elle initie le mouvement même par lequel l’infime de l’instant se dilate jusqu’à rejoindre l’éclat du vivant.
Tu justifies le Phare. Ta seule présence en est le puissant halo. Au plus près de la contemplation, le flamboiement se fait tentation autour de toi. Au large, le vent souffle sur le désert liquide à l’inimitable beauté. Le soleil n’est jamais aussi intense en ces jours qu’à le voir fleurir avec une grâce jusqu’ici inconnue.
Ton visage exultant en dit tellement plus que le moindre de mes mots.
S’expose là, la soustraction de l’unique à la multiplicité. Voilà qui nimbe d’incontestable le plus illusoire. Dans ces moments purs, de cohérence formelle avec toi, brillante, éclectique et définitivement inclassable, tu as bien raison d’aimer enfin ce que tu as toujours été.
Pardon d’être venu un jour troubler la quiétude désirée de ce lieu.
Mon Amitié Vraie à Toi, Nancy,
A bientôt,
Patrick
Ecrit par : Milique | 01.09.2008
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