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07.07.2008
L'amour tout court
Samedi dernier j’ai rencontré Monsieur X. À l’automne 2007 je m’étais inscrite pour 1 mois sur un site de rencontre et il m’avait envoyé un message sympathique. J’ai conversé avec lui à quelques reprises, nos appels se sont échelonné sur un an. La rencontre s’est avérée très amicale mais au matin même de ce rendez-vous je me suis levée frustrée à la pensée de le rencontrer. Je me sentais déjà étouffée. À 7 heures du matin je me suis retrouvée dans le parc Laurier avec mon vélo et mon café. Assise sur un banc j’ai médité sur le pourquoi de ce sentiment hostile qui m’habitais.
La réponse a finit par émergé dans ma conscience. Je suis guérie de ma dernière peine d’amour il n’y aucun doute. Il me reste une entaille de cette histoire, c’est là et ça modifié à jamais la morphologie de l’amoureuse que je serai dans l’avenir. Après cette révélation j’ai pédalé jusqu’au marchand situé à la sortie du métro Mont-Royal pour y acheter mes légumes et au retour je me suis arrêté au Parc Lafontaine. J’aime ce parc, pour moi il est inspirant et apaisant. C’était clair, il ne fallait pas que Monsieur X est des attentes. En rentrant au monastère urbain. J’ai appelé Monsieur X et lui ai dit que je ne cherchais pas un ami-amant ni un chum et ni un ami. Ce fut clair et ainsi je pouvais le rencontrer sans bougonner intérieurement. Dès que je l’ai aperçu ma réponse initiale c’est confirmé même s’il est une bonne personne, c’était non en moi.
Je suis urbaine et je désire rencontrer un homme qui demeure en ville. J’ai à plusieurs reprises quitté des appartements et des villes que j’aimais pour suivre mes hommes.
Pour la premières fois de ma vie il y a des concessions que je ne ferais plus aisément ou carrément plus du tout. C’est ainsi les négociations ça me donnent de l’urticaire. Alors pour éviter les grands déménagements et les grands dérangements, je désire un urbain plein air, un porteur de joie, un amoureux fou de la vie. Un être, tout comme moi, complexe emprunt de simplicité.
L’amour sans une vie de couple
Une vie sexuelle sans amant
La vie plus belle que jamais
Je repars en ville le coeur léger et l’âme en paix
La Gardienne du Phare
01:28 Publié dans L- 12 ième partie. Un été surprenant et captivant. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Commentaires
Bonjour NANCY,
« Il est facile d’être bien avec soi quand la mer te sert d’écran protecteur mais en ville il faut conjuguer avec tant de verbes ».
Et qui peut prétendre maîtriser l’intégralité des conjugaisons possible ?
Ton texte est émouvant. Parce qu’il soumet à la lumière la récurrence des mêmes énigmes, des sempiternelles questions, identiques depuis toujours…
Ce jour-là dont tu nous parles, tu as décidé, au plus secret de tes éléments, d’assurer ta cohésion en tuant l’interminable. Et de fait, l’inaccompli attendra encore… un peu.
Tu as clos une attente pour en mettre une autre à germer.
Tu n’es déchue de rien, tu es souveraine. Tu n’es pas abattue non plus, mieux, tu es conquérante. Tu semble juste toujours en avance d’un désir, toujours à précéder le velouté du temps.
Et, invincible et sereine, tu inities la danse des mouvances inconnues qui créeront les demains dans la pâte riche de l’hier.
« Je repars en ville le cœur léger et l’âme en paix »
Nancy, c’est bon ! Ton cœur n’est pas à la dérive. Au contraire, il densifie tout le ciel de l’instant. On peut l’entendre dans son attente d’accords et de vibrations. On le perçoit consentant et avide d’un concentré de sentiments.
Parfois une passion brûlante reste blottie en silence au creux de l’ignorance. Elle saura cependant trouver la faille, l’entaille cachée dans le magma qui ne peut rester indéfiniment compacte.
Alors reviendra, primesautier, le temps de la rencontre et des premiers silences échangés d’un regard. Et l’écho de ces silences-là te sera consolation des meurtrissures passées.
Aie confiance en ton urbanité !
Rien ne saura empêcher la douceur de ton bonheur en devenir.
Rien ne contrariera le retour définitif de ton sourire.
Il ne te reste qu'à apprécier le chant mélodieux et charnel de l’horizon renouvelé…
A bientôt Nancy,
Mon Amitié Vraie à Toi,
Patrick
Ecrit par : MILIQUE | 15.07.2008
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