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23.03.2008
Qu’est-ce qu’on a fait de nos rêves ?
Je m’en doutais bien que j’allais émerger
Avec quelques larmes mais, Ô combien payantes
Ding ! Ding ! Ding ! comme dirait ma cousine Lyne.
En me levant j’avais besoin d’écouter du Lelièvre
Et pas n’importe lequel album
Celui qui fut capté au Petit Champlain en 1994
Un live magistral de Sylvain Lelièvre
À la chanson : Qu’est-ce qu’on à fait de nos rêves ?
J’écoute les paroles et je ne sais par quel chemin mon esprit a manœuvré ?
Je me suis retrouvé dans mon enfance avec mon frère dans ma chambre
Nous sommes debout et nous pleurons en silence
Avec nos petites épaules qui sautent d’effrois
Nous nous tenons la main
De l’autre côté de la porte ça crie fort très fort !
Comme toujours une peur qu’un drame irréversible éclate
Nos petites têtes pressentent sans pouvoir mettre des mots sur cette peur
qui inspire de fermer sa gueule pour survivre à la colère de nos parents disjonctés
Je reviens à la chanson de Lelièvre et mon comptoir que je nettoie.
Qu’est-ce qu’on a fait de nos rêves ?
Je prends conscience à l’instant que j’ai traversé mon enfance grâce à ma facilité de m’évader mentalement pour masquer ma peur des grands.. Cette capacité à rêver m'a joué des tours dans ma vie d’adulte. Je viens d’allumer. J’ai le pouvoir sur ma vie maintenant et j’ai réellement changé. Au mois d’août 2006 j’étais dans ma chambre à coucher, la porte fermée et il avait quelqu’un de l’autre côté qui criait et m’interdisait de sortir. À cet instant même j’ai maturé en une fraction de seconde et je me suis posée la question suivante : Est-ce que tu veux réellement d’un amour comme celui-là ? Qu’est-ce tu attends pour partir ? Le lendemain matin j'ai tourné la poignée de la porte et quitté les lieux sans aucun regret sauf celui de m’avoir momentanément perdu.
Sylvain Lelièvre
Qu’est-ce qu’on a fait de nos rêves ?

Longtemps je vais me souvenir de Pâques 2008, de ce printemps enneigé. Ce matin j’étais heureuse, je voulais écouter de la musique. Ce matin je me suis éveillée avec la certitude que j’étais à nouveau prête à aimer et à être aimé.
Qu’est-ce que j'ai fait de mes rêves ?
Je suis entrain de les ressuscités !
Nancy Bourdages en assise au Phare
12:49 Publié dans K - 11 iéme partie . Une décapante saison | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

Commentaires
Ding! Ding! Ding! Ça sonne et résonne creux et vrai...Ding! Ding! Ding! pour moi aussi à fin de comprendre mes patterns...Bref, ça arrête pas de sonner...lolll!!!!!
Je t'aime
Lynexoxoxox
Ecrit par : Lyne | 01.04.2008
Bonjour NANCY,
Qu’a-t-on bien pu faire de nos rêves ?
Le fait même de se poser la question exprime le fait que l’on ne les a pas réalisés… Ou pas tous… Ou trop mal !
Peut-être est-il salutaire de savoir qu’ils sont encore là, quelque part blottis dans le grand sac hétéroclite de notre mémoire ? Et que leur présence effective est rassurante parce qu’elle nous maintient dans des lieux où nous ne sommes pas encore.
Il me semble que ce sont cette envie, ce besoin, cet impératif même qui t’ont conduit à chercher à écouter les mots de Sylvain Lelièvre dès le matin. Pas n’importe quels mots ! Ceux-là précisément …
A la lecture de ce que tu exprimes ensuite, ils deviennent la mise en évidence de ce quelque chose si prégnant qui t’étreint encore. Qui ne se consumera jamais tout à fait. Parce que c’est gravé au fond. Pour toujours.
Il y a eu tellement de souffrances endurées… Nul ne peut atteindre à une telle profondeur dans le désastre momentané de soi sans en porter durablement les stigmates. Et cela hurlera probablement longtemps encore en toi, par saccades, cri inachevé qui te projette, vacillante mais vaillante, de l’hier à jamais accompli jusqu’à cet aujourd’hui dans lequel, peut-être, tu n’osais plus espérer…
« j'ai tourné la poignée de la porte et quitté les lieux sans aucun regret sauf celui de m’avoir momentanément perdu »…
C’est fait. Tu viens d’entrer dans un nouveau temps. Il ne peut être hors saison puisqu’il devait advenir.
Te voilà a nouveau, équilibre à peine repris, sur ton itinéraire personnel. Celui qui, fil invisible, te relie jusqu’à ce mystère qui n’appartient qu’à toi. Il t’appartient désormais de faire brûler chaque jour, l’un après l’autre, à la seule flamme que tu auras choisie.
De là naîtra l'inattendu de ces braises qui réchauffent le cœur. Enfin de la lumière pleine de toi, éclairée par l’autre.
Qu’as-tu fait de tes rêves ?
Il leur fallait sûrement mûrir dans la lente infusion du temps. Nous le savons, le temps parfois en ce détricotant se remaille à l’endroit.
En ressuscitant tes rêves, tu redeviens voile légère qui bientôt prendra le vent et se gonflera de vie. Moment illuminé qui, de son essence retrouvée, te dessinera à nouveau l’aube et son firmament exacerbé par un devenir aux douceurs de miel.
Mon Amitié Vraie à Toi,
A bientôt,
Patrick
Ecrit par : MILIQUE | 02.04.2008
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