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07.02.2008

Dimanche au phare - 2 ième partie -

Le silence du phare avec son fond sonore marin m’impressionne toujours. C’est tout à fait moi une paix intérieure au cœur du grondement extérieur. Je fixe les flammes du feu dans le foyer et je savoure un biscuit au chocolat et je prends de bonne gorgée de lait froid…Une main se pose sur mon épaule, Le Père Noël se penche à mon oreille et il me dit à voix basse

Père Noël : Bienvenue chez-toi  la Grande. Heureux que tu sois là…et que tu es accepter le défi !

Nancy : Merci pour les biscuits ils sont tout simplement succulents ! Par contre je ne crois pas, du moins de mémoire, d’avoir accepter un quelconque défi ?

Père Noël : Naaaaaaaaaaaaaaancy !! Quand même ! Comme disait la célèbre Sarah Bernardt : Quand même ! Tu sais très bien pourquoi tu es ici…

Nancy : Ben là ! Non ?

Père Noël : C’est l’heure de fermer le phare.

Nancy : NOOOOOOOOOOOOOOOOON !

Instantanément  Petite Nancy apparaît.

Père Noël : Nancy, il est temps qu’elles s’intègrent toutes en toi.

Nancy : Elles ???


Père Noël : Valkyrie la galérienne,  la poétesse, la fleur bleu, la croqueuse d’homme,  la comédienne, l’artiste peintre, l’humoriste, la communicatrice, la porteuse du don, Petite et grande Nancy ! Tu le sais tu en as 987 petits je… Tu vis en pièce détachées.

Nancy : Ouais !  Mais j’veux pas fermer le phare, comprends-tu ce que je te dis ?  Il n’est pas question que je ferme le phare.

Père Noël : Si tu ne le ferme pas,  respecte au moins la symbolique de la dixième partie. Tu traîneS depuis dEs mois avec l’unification. Oublie le Monastère Urbain si tu ne termines pas cette dixième partie.

Nancy : Vous avez le don de me taper sur les nerfs. Dès que j’ai entendu votre voix sur le répondeur, j’ai appréhendé notre rencontre. Pourquoi je m’inflige une telle relation dans mon imaginaire….Vous êtes qui en moi ?

Père Noël : Ce n’est pas ma job de me dévoiler aux autres. Tu m’as déguisé en père noël c’est ton choix. Ça fait des lustres que nous faisons équipe ENSEMBLES. Je n’ai aucun problème à demeurer secret en toi. Tu me portes avec beaucoup plus d’aisance qu’avant…Je suis, comme tous les autres, appelé à me fondre en toi.

Dans quoi je viens d'embarquer ? La gardienne, l'unique gardienne de ce phare...elle aussi devra passer par là...

Commentaires

Bonjour NANCY,

Pourtant tu étais bien installée, à déguster ces moelleux au chocolat devant la cheminée ( j’aime beaucoup la représentation que tu as de Toi : « C’est tout à fait moi une paix intérieure au cœur du grondement extérieur. » C’est si couramment l’inverse…)
Mais, qui est donc cet intriguant Père Noël qui connaît Sarah BERNHARDT, et qui t’indique l’heure de fermeture du Phare ?

Par bonheur Petite Nancy rôdait par-là !
Je ne sais pas si l’idée même de fermer le Phare est une bonne idée (mais, j’ai mon avis sur la question…), en revanche, ton « Directeur de Conscience à raison sur un point précis : « 987 petits je », ça fait trop. Beaucoup Trop ! Un certain resserrement est sans doute indispensable. Mais pas d’excès ! Ne fait pas de toi Une ! Être unique, c’est trop peu ! Cette réflexion est sûrement absurde… Elle est donc essentielle. Devenir la même, chaque fois différente. Renouvelée sans cesse. Se désunir pour se mettre en ordre. Et réapprendre la patience dans la mouvance perpétuelle du ciel et des étoiles. Dans le chaos irrépressible du vivant, se désolidariser, se séparer d’une grande quantité de je pour atteindre à un Je accompagné. Le retour à soi peut être lent, difficultueux, mais il se révèle souvent, au final, chargé de l’immense. Une Unification qui, peut-être, ne se révèle que dans l’effacement…

Voici que s’annonce la saison d’une possible raison. Une raison ranimée par les doigts d’une évidence croissante. Au frôlé de l’instant, le vrai qui jusque-là murmurait en écho, trempe sa plume en ton cœur, battant ce maintenant doux où il fera beau. Bonheur à venir qui, dirait-on, coule des yeux en gouttes de fleurs….

Mais dites-moi Madame l’Unique Gardienne du Phare : Vous reste-t-il un biscuit au chocolat pour moi ? Oui ? Ah, quelle hospitalité magnifique ! Irrésistible fragrance de ce lieu ! Merci !

Mon Amitié Vraie à Toi.
A bientôt,
Patrick

Ecrit par : MILIQUE | 13.02.2008

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