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13.01.2008
Dimanche au Phare

En arrivant du travail, ce vendredi. J’avais ce message dans ma boite vocale :
Bonjour belle enfant. Je m’ennuie de toi et j’aimerais ça aller me reposer au phare et que tu viennes passer quelques jours avec moi. Là c’est moi qui te le demande. Si tu veux bien, j’aimerais que tu m’apportes les bons pâtés à la viande que tu m’as fait goûter l’an passé. Je t’attends là-bas. Je n’ai pas besoin de tes clefs pour ouvrir la maison du phare C’est pratique d’être le Père Noël Ho ! Ho!
J’ai écouté au moins 4 fois le message, je suis un peu perdu. Je ne comprends pas le rendez-vous que m’offre mon inspiration. Je devais écrire de quoi avec petite Nancy au sujet de boules de plombs qu’elle avait dans sa brouette et que tout à coup elles se sont envolées comme des ballons gonflés à l’hélium. Mais là comme le boxing day le Père Noël semble être un incontournable d’après fêtes. C’est moi qui l’ai interpellé l’an passé. Ouf ! J’appréhende un peu ma rencontre avec lui cela fait 3 mois que je ne suis pas entrée au Phare.
Dans ces trois mois il a eu…
-Un méga party de fête réussit
-L’arrivée de ma muse en ville
Celui-là même qui m’a inspiré : Dépassionner pour croître
-La confrontation de ma jalousie et de mon envie
-Deux semaines de vacances incluant un retraite de silence dans le bas du fleuve
-Une opération à la vessie avec 12 jours de convalescences et
une interdiction de forcer et de faire l’amour durant 2 mois il me reste un mois.
-Mon inscription chez Weight Watchers lundi dernier le 7 janvier 2008
Sur mon carnet de suivit il est inscrit 247,40 livres
Purée !! 247,40 livres
Ça frappe mon imaginaire!!!
Maintenant que ma cigarette est éteinte depuis un an, je mets mon énergie
Sur les bonnes habitudes alimentaires
-Et plein de bons gestes inspirés par une réelle écoute de ce qui se passe à l’intérieur de moi comme émetteur extérieur…Cette dernière réflexion semble n’avoir aucun sens mais pour moi elle en est pleine. Je prépare mes bagages… Je me verse une café et je pèse sur enter et je prends la route du Phare.
Je marche lentement le long de la grève au loin mon phare. Ce majestueux phare que j’ai érigé pour m’empêcher de sombrer dans une peine et une colère sans fonds. Ce lieu est sacré. J’arrive à la maison du phare. J’enlève mes bottes et dépose mon manteau sur le crochet près de la porte d’entrée celle qui donne sur la cuisine. Hum… il y a comme une odeur de gâteau cuit frais.
Je me dirige vers le salon …Un feu est allumé dans la cheminée. J’observe tout au tour. Sur la table base il y a des biscuits au chocolat de déposés dans une assiette et un grand verre de lait. Je m’assois, les biscuits sont chauds et le verre de lait est FROID. Merdeeeeeeeeeeeeeeee j’ai envie de pleurer. Comme il est bon d’être attendu.
Lagardienne qui veille
09:55 Publié dans J - 10 ième partie. L'unification. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Commentaires
Bonjour NANCY,
Comme il est agréable de te retrouver en ce « lieu sacré ».
Cela faisait si longtemps que tu ne t’étais, le long de la grève, offerte au vent et aux embruns avant d’en pousser la porte !
Absence…
La tête prise dans l’échancrure ébréchée de la souffrance. Retraite de longs silences qui effacent patiemment la trace du souvenir. Et dans ce silence peuplé d’instants enroulés sur eux-mêmes, des fulgurances rédemptrices donnent des couleurs d’arc-en-ciel au manque qui tenaille.
Ce sont des instants volés au temps, des instants qui peuvent tout parce qu’ils n’ont rien à perdre. Les lieux avalent le temps.
Une petite musique se lève qui vient des chairs, de l’intérieur même des chairs, porteuse d’espoirs qu’il ne reste qu’à combler.
Les paroles s’enroulent au silence et glissent le long de la conscience, tel le frémissement des brumes tout au bout des landes mortes d’un tréfonds impatient. Elles raccommodent le cœur aux fils d’or des rêves.
Voyager au centre de soi, c’est accepter l’éventualité de perdre sa route en trouvant son chemin !
Aux stridences de douleur peuvent succéder des ricochets de félicité. Alors se dessine la perspective de ce qui est en devenir dans les clartés larvées d’un bonheur mérité.
Tu sais Nancy,cela tient du normal d’être ainsi sollicitée par le Père Noël. Vous avez déjà tant partagé !
La cheminée répand sa chaleur apaisante. « Les biscuits sont chauds et le verre de lait est FROID. » Oui, nul ne saurait le contester, Il est vraiment bon d’être attendue !….
Mon Amitié Vraie à Toi,
« Et plein de bons gestes inspirés par une réelle écoute de ce qui se passe à l’intérieur de moi comme émetteur extérieur… » ,
Patrick
Ecrit par : MILIQUE | 14.01.2008
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