« Traces dans la neige fondante | Page d'accueil | Malaise »
09.04.2007
Malaise
Depuis vendredi je fais la navette entre la ville et le phare
J'ai un malaise dès que je mets mes pieds ici
Je repars aussitôt
Et je reviens...
Debout au bord du malaise
J'observe l'amère
Une envolée d'idées merdiques s'enfuient au loin
De la merde même pas digne de devenir fumier
De la douleur même pas un temps soit peu artistique
De la pudeur de vielle fille aigri
Le malaise
Je porte un malaise
Et le malaise persiste
Pourquoi je m'arrache le coeur à sortir les mots de ma tête ?
Nancy gardienne en ce lieu
12:10 Publié dans H- 8 ième partie. En attendant la débâcle | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Commentaires
Bonjour NANCY,
Un malaise,
Des malaises,
Plein de malaises...
Tu as ta vie à faire ! Evidemment, tu es impatiente car il est probable que tu te sois trop usée au arêtes acérées d'habitudes noircies de cendres.
Cependant, il reste cette certitude : le destin est souvent à construire sur un champ de ruines successives. Sur l'écroulement de ce qui était !
Comme si la vie ne se présentait jamais à nous dans son évidence première. Comme si ces ruines étaient une incontournable fatalité autorisant le re-naître !
Alors vivre, c'est parfois hanter longuement ses propres décombres, c'est contempler avec dignité les champs des batailles perdues.
"Le malaise
Je porte un malaise
Et le malaise persiste...
Pourquoi je m'arrache le cœur à sortir les mots de ma tête ?"
Et s'il s'agissait de s'arracher la tête à sortir les mots du cœur ?
Dire et redire, en articulant chaque infime de vie avec obstination, avec âpreté. En hurlant face aux rouleaux dévastateurs des vagues s'il le faut !
Et puis pour accéder, enfin, à l'étage du "bien-aise", emprunter la tête haute l'escalier du désir comme se monte les gammes de la partition. Avec de la constance dans l'entêtement.
Comme l’inexorable des marées qui écument au phare !
La vie est faite de si peu de choses au fond.
Ivresse, vertige et volupté !
Il est si douloureux de ne pouvoir Être.
Prends le temps de t'aimer NANCY !
Mon Amitié Vraie à Toi,
Patrick
Ecrit par : MILIQUE | 10.04.2007
Des couches à enlever...plus les couches sont profondes plus il est difficile de les affronter..Ouf!! On se comprend!!
Lynexoxoxoxoxoxox
Ecrit par : Lyne | 13.04.2007
Les commentaires sont fermés.