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18.03.2007
La violence d’un fantasme
Le virus de la grippe m’assaille à nouveau
Mon nez coule
Mes yeux piquent
Mes poumons crachent le désespoir du souffle
Mon cerveau flotte dans le formol de ma boîte crânienne
Mon corps carbure à haute température
Je ne sais si c’est mon état de santé ou la fin de ma peine d’amour
Je ne peux plus fuir mes fantasmes de violences à son égard
Je rêve la nuit que je suis plus forte que lui physiquement
Je rêve que je lui casse la gueule à pleines dents
Je tape en perdre haleine
Il ne bouge plus
Je le regarde gisant par terre avec aucune pitié
Je tape encore…
Mais dans la réalité il n’en ai rien.
Il est entrain d’en séduire une autre à milles lieux de notre histoire
À milles lieux de ma peine
Il s’en lave les mains car sa philosophie de la vie se résulte à une seule phrase
« Fais ce que tu veux mais, ne te fais pas prendre »
Avec une mentalité comme celle-là. Il n’y a pas d’amis(es), pas de partenaires d’affaires, pas une blonde qui tiennent la route. Avec ces mensonges il a offensé mon intelligence, profané mon corps et trahit le meilleur de notre relation.
Ces images violentes je les dépose au phare pour les neutraliser
Il ne mérite ni ma peine ni ma haine ni ma colère car elles ne sont que le revers de l’amour que je lui portais. Il mérite que mon indifférence. Je l’expédie dès aujourd’hui dans le néant .
Mon cœur se vide de lui et ferme la filière de mon histoire avec MonGrand
Oups! Ma bouilloire siffle
Je me prépare un thé de la compagnie Algonquin
La tonique à la comptonie voyageuse
C’est un stimulant immunitaire
La vie a bien changé depuis mon arrivée au phare
Le 26 août 2006 j’étais complètement dévastée de l’intérieur
Le 18 mars 2007 je me sens vraiment mieux
Et là je parle de tisane
Hé ! Hé !
Je suis loin de la frustrée qui s’allumait avec ses mégots de cigarettes
Je regarde par la fenêtre
Je plisse mes paupières
Je visualise le printemps
Je pressens le jour de la débâcle avec espoir
La gardienne du phare solidifiée en ses assises
17:30 Publié dans G- 7ième partie. Hibernation | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Commentaires
Bonjour NANCY,
Ainsi te voilà à nouveau assujettie à de pernicieuses bébêtes !
Décidément, elles t'en veulent beaucoup, je trouve !
Voilà ce que c'est que d'avoir un peu transiger avec elles dernièrement.... Il est des ennemis avec lesquels il n'y a pas de négociations possibles!
(Puis-je ajouter combien ton expression "Mon cerveau flotte dans le formol de ma boîte crânienne...." me ravit. Au moins es-tu sûre de le garder en état de bonne conservation.
Plus sérieusement, tes propos sur "la fin de ma peine d’amour..." sont terriblement évocateurs de ce que tu ressens à l'heure actuelle.
Ta façon d'affronter dorénavant ce traumatisme de manière frontale est probablement la meilleure, même si, nul ne peut-être dupe de cela, elle reste absolument douloureuse.
Tu emploies là, de façon très ostentatoire des mots qui te font mal mais qu'il t'est nécessaire d'écrire pour dégager encore un peu le chemin qui mène à la liberté. Ta Liberté ! Celle de re-vivre.
"Il ne mérite ni ma peine ni ma haine ni ma colère car elles ne sont que le revers de l’amour que je lui portais. Il mérite que mon indifférence. Je l’expédie dès aujourd’hui dans le néant ."
Voilà, la chose est dite. Je crois que tu avais besoin de voir ces mots-là noircir la page pour te convaincre... toi-même.
Le Soleil va se lever à nouveau sur ton cœur NANCY.
Et il comblera le manque. Le manque d'un autre. Ce manque affectif, intellectuel et... physique auquel il est hors de question de s'astreindre. On se retourne vers l'autre, on cherche son souffle en guettant un mouvement d'air. La pièce est vide mais toutes les pensées tendent vers sa prévisible présence. Les fibres nerveuses affleurent à la peau, prêtes à fibriller de nouveau. Et le cœur redevient cet organe vital, grand harponneur d'Amour alentour...
Tu as inscris deux dates...
On dirait d’elles qu’elles figurent sur un tombeau !
S'il y avait une épitaphe gravée, ce pourrait être : 'Ci-gît l'insondable d'où je viens, cerné des épaves de mes nuits".
Oui, Madame la Gardienne du Phare va décidément beaucoup mieux !
A bientôt NANCY.
Mon Amitié Vraie à Toi,
Patrick.
Ecrit par : MILIQUE | 20.03.2007
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