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27.12.2006

Dialogue avec le Père Noël - 4ième partie

J’ouvre les yeux, je suis dans mon lit. J’ai mal à la tête. Je me souviens juste qu’hier soir j’ai pleuré comme un bébé. J’ai quitté mes invités. J’ai fui dans ma chambre.

Hum ! Ça sent le bon café et le bacon rôti. Assise dans mon lit, je rigole toute seule. Le Père Noël colle au phare. Un blind date nostalgique avec les mensonges de l’enfance.

Je descends à la cuisine, je l’aperçois au comptoir, il chantonne. Même de dos il dégage la joie de vivre. 

Nancy : Bon matin

Père Noêl : Ah ! Nancy , quelle joie de te voir, J’ai eu peur que tu me fasses disparaître dans la tourmante de l’amer. Il y a du café de prêt et je vais te préparer ton petit déjeuner. 

Nancy : Merci pour le café, pour le déjeuner ça peut attendre. Je n’ai pas vraiment faim. Je cherche tout autour mais je ne la vois pas. Est-ce que petite Nancy est là ?

Père Noël : Aussitôt apparu, aussitôt disparu ? 

Nancy : C’est en la voyant assise sur vous que j’ai compris que je pouvais vous faire confiance. Vous savez depuis quelques semaines je suis comme dans une grosse vague de tristesse. Je ne comprenais pas pourquoi je me retrouvais aussi boulevé qu’à mon arrivée au phare. J’avais le sentiment de reculer.Ça ne pouvait pas être l’approche des fêtes. Je n’ai jamais eu la nostalgie de Noël parce qu’enfant c’était de la merde dans ma tête. Une soirée de joie pour une année de chicane ça n’en valait pas la peine... L’esprit des fêtes….

 Père Noël : Continue… 

Nancy : Ce n’est plus un dialogue entre nous , c’est un monologue avec moi , purée !

 

Le silence s'installe à nouveau entre nous, il est là, à me regarder et il m'attend.

 Nancy : En pleurant hier soir j’ai allumé …Dans le fond de mon baril comme vous dites, il me reste les bons souvenirs avec lui…mon amour pour lui…Je pleure car je ne peux rien conserver de ces instants de complicités. La coupure s’impose d’elle-même et m’attriste. Je dois lui dire adieu. Avez-vous entendu, Père Noël ? Je lui dis adieu ! 

Père Noël : Enfin tu as craché le morceau. Trois semaines que tu pleures en silence, que tu pleures en étant dure avec toi. Es-tu certaine d’avoir vidé ton baril ?

 Nancy : Je voudrais bien pouvoir te dire oui avec certitude. A vrai dire je ne le sais pas ? J’en étais bien convaincue après le bloc de colère et petite Nancy . Tu comprends, je ne suis plus sûre de rien. Par contre je peux confirmer que je me sens mieux en ce moment. La lourdeur s’est dissipée. Tu es quelqu’un de bien,  je te remercie Père Noël pour ta patience et ton indulgence à mon égard. 

Père Noël : Ahhhhhhhhhhhh ! Enfin ! Nous pouvons passer aux choses sérieuses.

Je le regarde sans rien comprendre 

Père Noël :  C’est l.’heure de me donner ta liste de souhaits.

Nancy :  Je vais te couter cher !  Ho ! Ho !

Père Noël : Ça, c’est mon problème pas le tien. Allez donne-la-moi !

Nancy : Je vais aller fumer une cigarette et marcher un peu en y réfléchissant. 

Père  Noël : C’est comme tu veux ! Moi tout ce que je veux c’est que tu me la donnes. Je vais préparer ton petit déjeuner en t’attendant. Tes œufs  tu  les désires comment ?

Nancy : Tourné s.t.p ! Je m’avance et lui donne un bisou sur son front. En mettant mon manteau pour sortir dehors…

Père Noël : N’oublies pas d’écrire sur ta liste tout ce que tu désires Ho ! Ho ! 

Dehors le Phare est beau  sous la neige, je marche lentement, j’allume ma cigarette…Qu’est-ce que je veux demander au Père Noël ? Je suis quand même 44 ans en retard…

Commentaires

Bonjour NANCY,

Décidément ce Père Noël est irremplaçable...
(Je ne vais pas me relire, mais il me semble bien que j'avais subodoré quelque chose comme ça!).

Et il est très fort!
Il a réussi à t'accoucher de cette souffrance stérile qui s'accrochait à toi.
C'est que la situation est difficile... Toujours rejetée à l'obscur du tumulte, au puissant ressentiment, à la sourde détestation qui ne veut pas dire son nom!
Essayer de comprendre, discerner les constantes, les lignes de faiblesses, sonder son passé et tenter d'en élucider les causes....
Flux incessant qui envahit l'être et finit par détruire, si la force n'est pas.
Et, alors même que la souffrance fait vaciller, se jouer à soi-même la comédie confortable de la comédie, de l'indifférence...

"Nancy : Je voudrais bien pouvoir te dire oui avec certitude. A vrai dire je ne le sais pas ? J’en étais bien convaincue après le bloc de colère et petite Nancy. Tu comprends, je ne suis plus sûre de rien. Par contre je peux confirmer que je me sens mieux en ce moment. La lourdeur s’est dissipée."

Il va bien venir le temps de l'apaisement du doute!
Il y a déjà quelques indices que certaines de tes rumeurs internes se sont tues....
Certes, c'est un peu confus à formuler mais, il y a des critères du dépassement de ça qui signifient quelque chose: ta capacité d'extrême attention à autrui en fait partie, non?

"Père Noël : N’oublies pas d’écrire sur ta liste tout ce que tu désires Ho ! Ho ! "

Oui, il est vraiment bien ce Père Noël!
Mais est-il pour autant magicien?
Saura-t-il honore une liste de souhaits longue de quarante-quatre années?
Il se doit d'être à la hauteur maintenant que... tu le tutoies!

A bientôt NANCY.
Amitié Vraie,
Patrick

Ecrit par : MILIQUE | 29.12.2006

Comment rajouter quelque chose aprés ce que Patrick Milique a écrit..
Ce père Noél t'a ouvert la voie de l'espoir retrouvé..
Méline
PS, si ton voyage en France passe par le centre ...:o)))

Ecrit par : Méline | 04.01.2007

IL EST REPARTI SUR SON TRAINEAU HO ! HO !

CE PERE NOEL... DROIT, FRANC, INTUITIF,
SON CORPS DE JEUNE ATHELETE ET SA TÊTE DE SAGE, AUX CHEVEUX BLANC, SA TENDRESSE, SA GENÉROSITÉ, SA DISPONIBILITÉ ( FAIT LE PETIT DÉJEÛNER...HUM...ECT... )
TOUT CE QUE FEMME PEUT RÊVER D'UN COMPAGNON DE VIE. DIALOGUE, CONNIVENCE, RESPECTUEUX ET LES VRAIES AFFAIRES, OUF! TA JOIE D'IMAGINER CET HOMME TE DONNE DE L'AUDACE POUR VIVRE TON AUJOURD'HUI..LA BARRE EST HAUTE petite Nancy GARDE DANS TON COEUR DE FEMME DE 44 ANS CE DESIR...ET QUI VIVRA VERRA

AU RE-VOIR PERSEÏDE

Ecrit par : Perseïde | 04.01.2007

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