« Les premiers signes | Page d'accueil | Au coeur des autres. »
07.12.2006
Au coeur des autres.
Qu'ai-je fait dans ma vie pour améliorer ce monde ?
Qu'est-ce que je donne ?
Qu'est-ce que j'accepte de recevoir?
Une seule chose résonne en moi.
La responsabilité sociale.
J'ai cet appel immense en moi.
C'est loin d'être une idée folle.
Je suis incapable de concevoir mon passage sur cette terre
sans essayer ou, du moins tenter, de poser des gestes significatifs pour l'ensemble de ma communauté.
Récupérer, consommer l'eau avec respect, acheter équitable,
donner de l'argent à des organismes humanitaires
Ce n'est plus suffisant
Agir davantage.
Responsabilité sociale.
Pourquoi dans ces derniers jours ce bout de phrase revient toujours à mon esprit ?
Le phare me ramène à cette notion de la responsabilité sociale.
Solitaire aux coeurs des autres.
Mon regard éclaire les zones noires.
Ma vision se modifie, se simplifie et se bonifie...
Le vent du large me pique les joues.
J'ai froid
Je vais entrer et me réchauffer.
La gardienne du phare 7 décembre 2007
21:45 Publié dans F- 6ième partie. Passage à l'acte | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Commentaires
Salut ma belle,
Ah que j'aime lire, "le vent du large me pique les joues, j'ai froid je vais entrer et me réchauffer" cela veut dire tu ne peux pas en griller une dehors, cet hiver sera peut-être celui de la délivrance du tabac. Bisou, je t'aime Marraine
Ecrit par : marraine | 09.12.2006
Bonjour NANCY,
Le Phare est décidément bien ce lieu d’introspection, de dialogue avec soi-même, de confirmation de ce que tu te sais être en ton tréfonds….
« Qu’est-ce que je donne ?
Qu’est-ce que j’accepte de recevoir ? »
Si la première question est souvent sans objet… car nul doute que tu donnes énormément, la seconde est de première importance !
Mais les souffrances ont si souvent été multiples et réitérées provenant de personnes qui avaient toute notre confiance, notre affection, notre amour peut-être, que le repli sur soi doit être considéré comme la seule protection possible contre d’éventuelles agressions extérieures !
Cette saine période de questionnement sur sa propre « utilité » est à un moment ou à un autre absolument indispensable.
Parce que parfois nous étreint l’oppressant sentiment d’avoir tout raté, d’être médiocre. Et l’on accepte avec calme, comme résigné, cette ultime défaite. On se sent loin des autres, dans l’opaque qui enlise. La respiration s’accélère parce que quelque chose semble céder en soi.
Par bonheur, une fois la question posée, souvent la crispation trouve dans la réponse matière à s’apaiser.
S’arrêter de marcher dans l’accélération de ce qui ressemble à une irrépressible fuite, lever la tête, découvrir le bleu du ciel, la chaleur des maisons, la complicité de la ville autour de soi. Se raisonner, ne plus dramatiser, et vivre dans l’instant l’ineffable étonnement de savoir ce que l’on est peut-être !
« Responsabilité sociale » !
Ces deux mots accolés sont évidemment programme à eux seuls.
La pensée de ce que cela peut être, est liberté et affirmation de cette liberté.
Instance fondamentale qui exige de tout faire pour accéder au vrai de ce qui reste à percevoir !
Fait-il chaud désormais au phare ?
A bientôt NANCY,
Amitié Vraie,
Patrick
Ecrit par : MILIQUE | 09.12.2006
Chère Nancy,
Déjà le fait de se poser ces questions est la preuve de l'humanité qui respire en vous. C'est peut-être vanité de ma part que de dire que depuis le temps que je vous suis ici et là j’ai une idée de ce que vous pouvez donner. Quant à recevoir… Il me semble que là aussi vous avez les « qualités » requises. Je vous plaisante un peu car cela ne se mesure pas en qualité, mais en évidence.
Bien à vous bien au chaud dans votre phare bienveillant.
Harry Steed
Ecrit par : Harry Steed | 17.12.2006
Les commentaires sont fermés.