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23.11.2006
Délivrance
5 h 00 du matin
Je me réveille
Au milieu de mes larmes
La douleur est si tranchante
Sur son passage
Elle a décapsulé toutes mes douleurs anciennes
À mon insu
Des blessures non cicatrisées demeurent en fonction
De faux chiens de garde
De vrais fauteurs de troubles
J'opère avec clarté, précision et discernement
Je ramène en croix sur ma poitrine mes avant bras
Je sens mes deux mains chaudes sur mes épaules
Je me recueille
Je m'apaise en disant adieu et merci à toutes mes estafilades
Je n'en conserve que les effluves de sagesse qui s'en dégage
Je me rendors à mains ouvertes
Une prière libéré de toute culpabilité
Je le confirme
Le néant n'existe que dans mon tête
Et non en mon assise
La vie mon unique amour possible
Innée 23 novembre 2006
05:55 Publié dans E- 5ième partie. L'arrivée de l'adulte | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Commentaires
Bonjour NANCY,
C'est ainsi que tu le ressens, comme une délivrance ?
"À mon insu
Des blessures non cicatrisées demeurent en fonction ..."
Comme le vent très loin froisse un cri fou..
Comme ces fuites qui déconstruise la nuit...
Comme l'ombre tombée qui pourtant était notre preuve...
Toujours soumis à un tréfonds ingouvernable, émergence sporadique de ce qui hurle à l'intime.
Souffrance qui resserre encore davantage les liens qui nous enchaînent à nous-même.
Par bonheur, toi la Gardienne du Phare sait cela, Le calme sait revenir après la tempête !
"Je m'apaise en disant adieu et merci à toutes mes estafilades
Je n'en conserve que les effluves de sagesse qui s'en dégage"
Il est bon de retrouver des mots-caresse avant que de ne laisser le temps vieillir.
Peut-être que la vie impose de se perdre pour ne pas être perdu...
Alors s'asseoir à sa marge et regarder fleurir de nouveaux visages. Ceux qui confirment l'utilité du vivre !
Il est grand temps que ce néant se maquille et laisse surgir la source de lumière d'un bonheur sans retenue !
A bientôt NANCY,
Amitié Vraie,
Patrick
Ecrit par : MILIQUE | 23.11.2006
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