17.06.2009
La force et la grâce des baleines.
C'est tout ce que je veux recevoir comme héritage pour assumer d'être la Gardienne du Phare

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14.02.2009
De moi à moi
Aujourd'hui je me souhaite une Joyeuse Saint-Valentin.
Et je danse Tiré de l'album : Soul Propos de Sylvie Paquette
13:39 Publié dans Y- Journal de bord | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
31.01.2009
Tel que lu
Il y a quelques temps j'ai écrit cela dans mon cahier de notes. C'était la journée où j'avais décidé de lui montrer clairement mes sentiments et de lui dire je t'aime quand j'en avais envie...
Moi, la Gardienne du phare, je vais travailler sur ma peur d'aimer et d'être aimer.
En traversant cette peur. Je verrai si tu es toujours là de l'autre côté ?
Journal de bord de la gardienne
13:56 Publié dans Y- Journal de bord | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.01.2009
En assise.
Impuissante
Silence de pierres
Au loin un ciel étoilé de guerre
Tombent sur des âmes
À quoi sert la liberté quand d'autres meurent sans merci
Ouvrir sans crainte de perdre un bout de terre
Hurler en s'en arracher les poumons
À genoux sur le sable
Impuissante
Le dernier retranchement
Devenir terre d'asile
Restant d'espoir
Pour un poignée de survivants
Impuissante
Silence de pierres
Au loin un ciel étoilé de guerre
Tombent sur des âmes
À quoi sert notre Faust liberté quand d'autres meurent sans merci
Ouvrir sans crainte de perdre son identité.
La Gardienne du phare

P. S. : Il y a des jours où j'échangerais volontier mes valeurs, ma langue et ma culture contre la paix dans le monde
09:51 Publié dans Y- Journal de bord | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
01.01.2009
C'est inévitable. L'hiver c'est froid!
En cette fin d’année 2008 j’écris en rouge mes rêves immédiats et ceux de demain.
La vie inexorablement avance et progresse.
La nuit vient de tomber. La température extérieure est de plus en plus froide voir nordique. L’envie de s’emmitoufler et de passer l’hiver au chaud émerge instinctivement. J’allume un feu dans le grand salon de la maison du Phare. Je fixe les flammes. À mon arrivée ici en 2006, j’avais toujours une coupe de vin à la main et une cigarette dans l’autre. Le cœur plein d’amertume
Ce soir les flammes dansent toujours et seul le foyer fume. Mes yeux ne perçoivent plus rien comme avant. Je prends une gorgée d’eau. J’aime la vie. Mon cœur est chaud et fin prêt à aimer. Mon corps est chaud et fin prêt pour aimer. Je suis prête. L’homme charmant est une indispensable et incontournable étape. Un point stratégique autant pour lui que pour moi. Je regarde la plante. Elle s’avère en poussant qu’elle n’est pas notre plante d’amour, notre vivace … Je vais la rempoter c’est ainsi que mon cœur le sent, je vais continuer de prendre soin d’elle. De toute façon nous n’arrachons pas les bonnes pousses dans un jardin sous prétexte qu’elles ne sont pas celles que nous espérions voir éclore non ? Je finirais bien par savoir qu’est-ce qu’elle a dans le ventre en observant sa croissance.
Au monastère urbain. J’écris tous les matins depuis 8 semaines loin du web et du regard d’autrui. L’année 2008 aura été une année réelle de solidification de mes assises. Une année ou ma volonté fut renforcée par le pouvoir de l’observation et de l’acceptation de ce que je suis sans tricher. En ville en allant chez ma sœur Gertrude j’ai capté ce reflet de moi dans la grande vitrine de la gare de Québec Il y a un an a pareille date j’avais 50 livres de plus. 50 milles larmes en trop, 50 regrets inutiles. En voyant mon reflet dans cette gare je trouvais que cette image symbolisait bien comment je me sens en ce moment même dans ma vie.
Je suis prête pour changer de route, je suis en plein centre d’un carrefour. Je suis là et j’attends confiante, en moi, un signe qui m’indiquera la bonne route à prendre. Mes bagages sont faits je n’ai rien oublié. Mon petit doigt me dit que 2009 sera l’année de la récolte de ces 2 années passées à renforcir ma confiance en moi, à favoriser ma créativité et à affiner mon axe.
En ce début de 2009, je n’ai qu’une résolution.
Vivre un bonheur libéré de toutes conditions.
La Gardienne en son phare intérieur...
20:57 Publié dans M- 13 ième partie, Le temps des moissons | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
14.10.2008
Le temps de la mettre en terre.
Je me rends au phare tranquillement presqu'au ralenti
Les perceptives de ma vie se redessinent avec un peu plus de précision
Je marche le long de la grève, mes yeux sont reflet d''horizon
La meilleure perceptive qui soit, voir loin au moment présent de la grande incarnation qui s'opère à chaque respire.
Mon cœur à le pied marin
Il est au large.
Il préfère les imprévues de la mer aux prévisibilités ennuyantes de la terre ferme.
L'union d'une femme et d’un homme, c'est une aventure en haute mer.
Il n'y a rien de plus exaltant malgré l’omniprésence des risques réels de naufrages
Fin mélange de deux vies,
Subtil enchevêtrement de besoins et d'attentes
L’impondérable et lente installation de l’intimité.
Un chemin à doubles voies vers la même barre du jour
Je marche et arrive à destination.
En entrant dans la maison du phare
J’aperçois sur le comptoir notre graine en germination
Je l’avais déposé dans le fond d’un verre avec de l’eau et de la ouate.
Il m’a demandé de la semer au phare à l’abri du vent.
Elle est trop fragile, pour cet hiver je vais la partir dans un pot.
Elle va demeurer à l’intérieur sous nos regards vigilants et soins quotidiens.
Au printemps nous la transplanterons à l’extérieur.
Je reprends goût à rêver,
Je commence à me laisser aller à aimer et être aimer.
Je ne renie plus mes peurs et mes pleures
Je ne sais toujours pas de quoi sera fait demain.
Mais cela ne m’empêche pas d’être porteuse d’espoir.
Je regarde derrière moi et j’y vois tout le chemin parcouru.
Je suis riches des héritages de mes amours passés
Sans leur passage dans ma vie, je ne serais reconnaître et apprécier celui du moment présent.

L'inertie est le pire ennemie de la vie, de l’amour et de l’avancement.
Je vais prendre soin de cet amour naissant avec lui
Impossible de le faire seule
Je plante cette graine germée dans un beau pot tout coloré
Je la dépose près de la grande fenêtre du salon.
Là où il y a le plus de lumière.
Là où la chaleur est réconfortante
Là où j’ai grandi intérieurement
La Gardienne du phare en assise silencieuse devant les mystères de la vie
19:50 Publié dans M- 13 ième partie, Le temps des moissons | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
20.09.2008
Toujours en marche
Je marche lentement sur la plage
Je pense à lui qui n’est plus une silhouette indéfini dans la barre du jour.
Son arrivée dans ma vie m’aide à prendre conscience où j’en suis rendue avec mon redressement intérieur. Je ne me connais plus, ne me reconnais plus dans une relation intime homme/femme. J’ai des agissements nouveaux qui me sont étrangers et ils surviennent naturellement Je ne possède plus de cachettes ou une porte panique pour m’aider à couper ou à m’enfuir. Les cachettes et la porte panique c’est parfait pour ne pas être complètement en relation. C’est un faux protège douleur.
En 2000 quand j’ai recommencé à écrire c’est sous l’effet d’un coup de foudre non réciproque. Dans mon recueil Dépassionner pour croître il y a un texte que j’apprécie toujours car il représente mon idéal amoureux, du moins la vision à laquelle j’aspire :
Revers
L’aimer dans le revers du masque
Là où il est égoïste, indomptable et prisonnier
Je désire
Défaire un couple avec lui
Tenter l’inconnu
Essayer l’inconcevable
Réinventer
Créer une union
Sur mesure démesurée
Dans la vision de l’autre
Découvrir une individualité collective
L’aimer dans le revers du masque
Là où il est silencieux dur et amer
Innée
19 avril 2001
Extrait : Dépassionner pour croître
J’ajouterais bien au-delà de l’attirance physique -qui a tout de même son importance- que je désire surtout une communication ouverte, franche ou transiger est la force des deux.

Je marche toujours en regardant l’horizon, la mer est calme aujourd’hui.
Je regarde dans ma main une graine d’un début de quelque chose qui fait rêver.
Je m’assois sur le sable,
J’entoure, mes jambes en demi-flexion, de mes bras.
Le menton accoté sur mes genoux.
Mon poing refermé sur cette graine d’espoir.
J’ai souvent écrit je t’aime sur le sable avec mon doigt
Les vagues finissaient toujours par venir l’effacer.
La grande question que je me pose :
Advenant que je la dépose en terre serais-je seule pour en prendre soin ?
Et si je ne suis pas seule pour voir à sa croissance ?
Suis-je outillée pour ce long et exigeant travail que demande l’art de tailler
Un Je t’aime dans la pierre
Cette graine est-elle porteuse d’un indestructible amour ?
La Gardienne du Phare
Source de la photo
16:43 Publié dans M- 13 ième partie, Le temps des moissons | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
17.09.2008
L'effet bénéfique d'un silence enveloppant
Je suis assise, face au vent, sur la plage avec une grosse couverture.
Je réfléchie
Je pense
Je cogîte
Je ne suis pas de mon époque.
Je suis un anachronisme
Une romantique avec un corps des années 50
Une humaniste existentialiste qui calle de shooter de vodka
Une amie fidèle sauvage de son temps
Une amazone exclusive en amour
Je m'aime comme ça.
Je retourne dans mes pensées et j'allume mon lecteur mp3
Parlez-moi d'amour interprété par Charlélie Couture
Tiré de la trame sonore : The Modern
La gardienne du phare assume officiellement la romantique en elle.
07:18 Publié dans M- 13 ième partie, Le temps des moissons | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
12.09.2008
Cette nuit bercer mes rêves essentiels
Le Phare est érigé solidement sur le Cap Fierté
Les larmes plein les yeux
J’ai descendu du Cap en Delta plane
Que la mer et moi avec mon corps en état d’apesanteur
Que le silence du vent dans les oreilles qui atténue les bruits du mental
Que mon cœur qui cherche par tout les moyens de se refroidir
Que moi pour assumer toute cette passion.
Redescendre vers la plage
Retourner dans la réalité
Forcer l’atterrissage
Sortir un kit de survie

Je rentre au Phare
Je passe devant mon panier à linge sale
Sur le dessus mon chandail porté la veille
Je le prends et instinctivement le sens
Serrements de cœur
Son odeur est entrée :
Par la peau des mots
Par la peau du cerveau
Par la peau des fesses
Je me calme et je vais me coucher
Je me tourne la tête
L’oreiller porte les traces olfactives de son passage
Nue sous mon chandail
Avec Éliot qui ronronne la tête dans mes cheveux
Je m’endors en me berçant
Défense à qui que se soit de toucher à cette histoire que j’ai vécu
Je veux encore y croire ne serais-je que le temps de m’endormir
collé sur mon oreiller vidé de sa présence
Demain…
Demain, j’aurais la maturité pour dire qu’il est impossible d’en vouloir à la vie
de m’avoir fait sentir si vivante sous les mots, les yeux et les mains de cet homme…
MERCI !
La Gardienne du Phare faute de se berner préfère se bercer.
23:23 Publié dans M- 13 ième partie, Le temps des moissons | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Silence
08:16 Publié dans M- 13 ième partie, Le temps des moissons | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
10.09.2008
Juste avant l'aube d'un nouveau jour.
Juste avant l'aube
Je me suis éveillée au Phare
Mes pleurs me purifient
Mon coeur est sans tâches
Mon regard est porteur de vérité
Ma peau à la blancheur d'une jeune mariée
Juste avant l'aube
Je me suis éveillée au Phare
Juste à temps pour t'attendre et te voir apparaître dans la barre du jour.
Je suis prête
La gardienne du Phare est promise
Écris ta vie sur moi extrait de l'album Entre elles et moi
de Yves Duteil interprété en duo avec Rose Laurens.
07:37 Publié dans M- 13 ième partie, Le temps des moissons | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
07.09.2008
Encore de la lumière
Quand vient le moment d’être au Phare le café sent toujours bon.
Dans mon assiette un déjeuner des plus frugal : rôties, morceaux de pomme et fromage cottage
Ce déjeuner préparé par moi pour moi je le trouve succulant.
Je le goûte
Je le savoure
Je l’apprécie
Et je m’en délecte car j’ai le privilège de pouvoir bien manger
En 2006 je ne goûtais plus ma vie. La cigarette venait biaiser mes glandes gustatives.
Comme le manque d’estime biaisait ma perception sur la vie en moi et de celle tout au tour de moi.
En ville depuis un mois je me suis inscrite sur un site de rencontres. J’ai pris cette décision au retour des vacances. Je me sens prête. Les sites ne garantissent pas que nous allons rencontrer mais c’est un outil comme un autre pour du moins espérer par je ne sais quelle chance croiser son alter ego
Il y a six mois je m’étais inscrite également comme cette fois-ci et j’avais annulé deux rendez-vous, Je n’étais pas prête. Donc en bonne cavalière avant d’entreprendre de nouvelles recherches, j’ai pris contact avec ces deux hommes en questions et Ils étaient toujours célibataires.
J’ai rencontré un de ces deux là. Un bel asiatique grand beau et ingénieur. Nous avons pris un verre pour un 5 à 7 au centre-ville non loin de nos jobs respectives. Ambiance feutrée, un pianiste de jazz live et les lumières tamisées. Il m’a embrassé au bout de 20 minutes et quand nous avons quitté en passant dans les couloirs de la sortie de ce bar d’hôtel. Il a laissé tomber portable et veston et m’a empoigné le corps et glissé sa main dans mes jeans. Je lui ai dit que je ne ferais pas l’amour avec lui et que j’allais faire mes 15 jours sur le réseau avant de faire un choix.
Je suis repartie à mon vélo et je savais qu’à cet instant que malgré le désir qu’il ait fait monter en moi, je ne voulais rien savoir d’un fanatique du sexe qui ne comprend rien à la chair mal-aimée.
Après cet épisode j’ai eu quelques conversations téléphoniques avec deux autres hommes. Un très timide il s’est décommandé à la dernière minute pour notre rencontre au café Expression et le second c’est moi qui ai décliné l’invitation car il se disait malheureux d’être seul. Moi j’aspire à l’amour avec un être qui aime sa vie même s’il est célibataire.
Il y a bien des hommes qui m’envoient des messages. Le bogue s’est quand je lis leurs fiches, ils sont en couple ou plus petits que moi… Après mes 15 jours d’abonnement je ne voulais plus payer pour prolonger mon séjour sur ce site. Mais un soir où je m’emmerdais royalement après avoir passé une journée avec une humeur massacrante, Je suis allée faire des recherches pour le plaisir de regarder un album photos d’hommes différents et me changer les idées. Quand nous sommes membres il y a une option qui est disponible pour voir qui est passé sur notre fiche. Comme je n’étais plus membre je voyais juste le nombre qui était passé sans pouvoir consulter les fiches. Je suis tellement blette que je me suis réinscrite à nouveau et c’est là que je suis arrivée sur un sourire et des yeux différents des autres…
Avant d’aller me coucher juste un peu avant minuit, j’ai décidé d’envoyer un message au bel adonis :
27 août. 23h25
Je ne peux pas croire qu'il y a des profils aussi intéressants qui viennent effleurer ma fiche comme ça mine de rien :O) Je vais vous écrire quelque chose qui ne sera pas nouveau pour vous...
Vous avez un sourire splendide
Bonne fin de soirée
Nancy la Gardienne
Et il a répondu :
28 août. 00h02
Nancy La Gardienne
Vous avez raison, ce n'est pas nouveau mais ça fait toujours plaisir et pour cela je ne passerai pas sous silence le fait que vous ayez pris de votre précieux temps pour m'en faire la si gentille remarque. Je vous remercie gente dame d'avoir su faire apparaître un sourire sur mon visage et un peu en moi, alors que je me sentais un peu morose ce soir. Je vous souhaite donc une très belle nuit
Mme La Gardienne
Monsieur MMM xoxo
Depuis nous avons un échange strictement épistolaire et ça ne regarde que nous :o)
Pas besoin de vous dire que mon déjeuner est particulièrement bon ce matin.
Je dis oui à ce que la vie a à m’offrir de bon .
La Gardienne du phare heureuse d’être une promise
13:19 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
26.08.2008
Bord de mer silencieux en ce 26 août 2008
Deux ans à décaper mon intérieur
Le phare m’a redonné un débordement d’amour
Deux ans pour enfin voir émerger ma beauté d’être
Le phare m’a rendu mon âme d’amoureuse
Deux ans que je viens écrire ici sans l’ombre d’un doute
Le phare m’a unifié avec les multiples facettes de ma personnalité
Deux ans que je m’observe sans me fuir
Le phare m’a sauvé de la colère vaine
Deux ans où je n’ai pas chômé une seconde
Le phare a fait de moi une femme libre mieux, une femme libéré.

La gardienne du phare sur le bateau taxi
Nancy
16:11 Publié dans L- 12 ième partie. Un été surprenant et captivant. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
27.07.2008
La Gardienne et ses amis
14:14 Publié dans L- 12 ième partie. Un été surprenant et captivant. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
22.07.2008
Mots clefs recherchés dans les moteurs qui aboutissent au phare
Mots-clefs Pourcentage
Symptômes de l'envoûtement et de l'ensorcellement 66.67%
Je sais que tu es têtu 33.33%
Je la ris encore et il n’y a pas d’autres mots clefs depuis le début du mois.
Bon été à tous et à toutes
Je serai de retour dans quelques semaines
Juste pour rire avec la gardienne
14:13 Publié dans L- 12 ième partie. Un été surprenant et captivant. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Cartes sur table avec une série de réactions chimiques.
La dame de cœur n’a pas le cœur à rire. Elle a des sentiments et interdiction de jouer avec ce qu’elle porte de plus beau. Elle est porteuse d’un don très rare. Dans tout les sphères de sa vie. Elle aime.
J’arrive au Phare et je ne suis pas seule Petit Nancy m’attends. Elle a une énorme boule de plomb entre ses mains et la fait rouler sur la table de la cuisine.
La grande : Allô ! je ne suis pas surprise de te voir. Je me doutais bien que tu n'étais pas loin je viens de recommencer trois fois un texte pour le phare et ça disait tout le temps non en moi.
Petite Nancy : Normal, je suis la seule part en toi qui ne se censure pas. J’arrive à la rescousse.
La grande : Ben là ! T’exagère un peu non ?
Petit Nancy : Alors pourquoi tu n’a pas écrit vendredi matin ?
La grande : Petite Nancy vendredi je me suis levée avec l’envie d’écouter du Ferré. Déjà cela annonçait que j’étais porteuse d’une révélation. Je sais de quoi tu veux me faire parler. J’étais assise sur le rebord du lit et sans raison apparente j’avais la gorge nouée. Tu es apparue avec cette énorme boule de plomb en me disant : Ne cherches plus c’est celle-là…
Petite Nancy : Tu as eu le flash de ce qu’elle avait à te révéler mais tu as préféré écouter ton Ferré et tu as fait du MÉNAGE ! Tu ne nettoies pas les bonnes pièces !
Je regarde petite Nancy et je ne sais pas quoi lui répondre. Et là j’ai peur car elle n’est pas de tout repos quand elle décide de me faire allumer. Elle symbolise ce que j’ai de plus droit et de plus vrai en moi. Cette part qu’aucun événement n’a pu contaminer. Je suis toujours en silence…
Petit Nancy : Le roi de Trèfle s’avère le roi de l’imprévue et du coup vent. C’est un coup de cœur invalide et tu le sais. Il ne voit rien pour lui et encore moins pour les autres. Tu connais ta part de responsabilité c’est de ne plus…
La grande : Aïe ! Arrête toute de suite ton délire.. .Écoute moi bien, petit monstre interne porteur de la vérité infuse. 1- Cela demeure un dossier réglé. Puisse que les choses ont été dites depuis un temps. 2- Nos rencontres ne sont jamais prévues. Il y a qu’une seule chose que je ne contrôle pas. Long silence. C'est mon coeur qui fait trois tours dès que je l’aperçois. Je vais te le dire ce qu’il y a dans cette boule de plomb. Cet homme symbolise tout les hommes qui m’ont intéressé et dont l’attrait n’était pas réciproque. Je travaille tellement fort à sortir de ce cercle vicieux que je développe si vite avec les hommes. J’suis une chum de fille…une excellente chum de brosse. S’en est un de trop et c’est tombé sur lui. Il n’a rien à voir là-dedans car il n’a rien fait pour me séduire. Il est un élément qui me fait grandir sans qu’il n’ai quoique se soit à faire. La seule chose qui reste à régler… Mon cœur qui fait trois tours quand je l’aperçois. C’est incontrôlable et ça génère étonnamment beaucoup de colère en moi. Je me ferais volontiers opérer dans le cerveau cette section défectueuse. C’est une tempête émotive dans un verre de bière. Ensembles nous sommes les meilleurs brosseurs de la terre. Nous avons la bière joyeuse et à la sortie du bar nous nous quittons sur une note festive circonstancielle et occasionnelle. Je tourne vers le Sud avec des ailes à mon vélo et lui poursuit sa route vers l’Est. Le lendemain il est plus facile de dégriser de mon taux d’alcoolémies que de mon taux de phényléthylamines. 12 heures pour l’alcool et 72 heures pour les hormones stratégiques. Un puissant cocktail molotov que ce fin mélange de phérormones, d’oxytocine et d’endorphines. Je ne suis pas de ma faute et en bout de ligne je suis juste une femme en rut et ça fait pleurer mon intelligente. J observe et je comprends tout le phénomène que je vis. Le plus triste dans ces lendemains de veille me rappellent juste qu’il n’y a pas d’amoureux dans ma vie et je dois m’armer de patience car des femmes célibataires j’en connais des tonnes et j’en fais partie that’s it. Je demande à la vie de me guérir de cette illusion que mon corps sécrète inutilement. Voilà, c’est tout ça que j’ai vue en une fraction de seconde assise sur le rebord du lit vendredi matin. Demain je quitte le phare pour quelques semaines si tu veux venir avec moi tu es la bienvenue. Nous allons nous baigner au lac et jouer dans le sable. Boire du tit jus avec Kikine jusqu’aux petites heures du matin, si nous sommes chanceuses nous irons nous promenez avec Utamaro dans le country et si la vie nous bénie une soirée avec nos incontournables amis(es) festifs du cabaret...
À ces mots, je ne perçois plus Petit Nancy. Disparue. Je prends la boule de plomb. Au contact de ma paume elle se transforme en sable. Je ramasse le sable sur la table et le dépose sur la grève à l’extérieur du Phare. C’est la dernière fois que j’utilise Petite Nancy pour lever une censure. Nul ne devrait avoir honte des sentiments qu’il porte face à autrui surtout quand t-ils s'avèrent de bons sentiments et ne détruisent rien sur leur passage. Je suis plus grande que jamais, plus mature que je ne l’avais espéré.
Nancy la gardienne du Phare
11:23 Publié dans L- 12 ième partie. Un été surprenant et captivant. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
07.07.2008
L'amour tout court
Samedi dernier j’ai rencontré Monsieur X. À l’automne 2007 je m’étais inscrite pour 1 mois sur un site de rencontre et il m’avait envoyé un message sympathique. J’ai conversé avec lui à quelques reprises, nos appels se sont échelonné sur un an. La rencontre s’est avérée très amicale mais au matin même de ce rendez-vous je me suis levée frustrée à la pensée de le rencontrer. Je me sentais déjà étouffée. À 7 heures du matin je me suis retrouvée dans le parc Laurier avec mon vélo et mon café. Assise sur un banc j’ai médité sur le pourquoi de ce sentiment hostile qui m’habitais.
La réponse a finit par émergé dans ma conscience. Je suis guérie de ma dernière peine d’amour il n’y aucun doute. Il me reste une entaille de cette histoire, c’est là et ça modifié à jamais la morphologie de l’amoureuse que je serai dans l’avenir. Après cette révélation j’ai pédalé jusqu’au marchand situé à la sortie du métro Mont-Royal pour y acheter mes légumes et au retour je me suis arrêté au Parc Lafontaine. J’aime ce parc, pour moi il est inspirant et apaisant. C’était clair, il ne fallait pas que Monsieur X est des attentes. En rentrant au monastère urbain. J’ai appelé Monsieur X et lui ai dit que je ne cherchais pas un ami-amant ni un chum et ni un ami. Ce fut clair et ainsi je pouvais le rencontrer sans bougonner intérieurement. Dès que je l’ai aperçu ma réponse initiale c’est confirmé même s’il est une bonne personne, c’était non en moi.
Je suis urbaine et je désire rencontrer un homme qui demeure en ville. J’ai à plusieurs reprises quitté des appartements et des villes que j’aimais pour suivre mes hommes.
Pour la premières fois de ma vie il y a des concessions que je ne ferais plus aisément ou carrément plus du tout. C’est ainsi les négociations ça me donnent de l’urticaire. Alors pour éviter les grands déménagements et les grands dérangements, je désire un urbain plein air, un porteur de joie, un amoureux fou de la vie. Un être, tout comme moi, complexe emprunt de simplicité.
L’amour sans une vie de couple
Une vie sexuelle sans amant
La vie plus belle que jamais
Je repars en ville le coeur léger et l’âme en paix
La Gardienne du Phare
01:28 Publié dans L- 12 ième partie. Un été surprenant et captivant. | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
22.06.2008
À l’abrie du vent.
Ici je m'offre…
Un lien personnel
Un emplacement de choix
Un espace où ma vision domine
Une zone où j’apprends à me dévoiler
Un endroit où je conserve ma santé mentale
Un lieu où foisonnent mes changements intérieurs.
Ici , je veille sur moi.
La gardienne du Phare
19:50 Publié dans L- 12 ième partie. Un été surprenant et captivant. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
14.06.2008
Plus tout à fait la même.
Déjà 5 jours que Milique et Dame Soleil ont quitté la Phare.
C’est comme un rêve.
Ce fut un éclair
Une lumière intense
Un passage imprégnant et signifiant
Auprès d’eux
Je suis revenue
à la simplicité
à la sincérité
à l’essentiel du quotidien
au bonheur facile
aux rires des enfants joyeux
Moi qui suis déjà une millionnaire de l’amitié
Je remercie la vie de me faire rencontrer encore des êtres
avec une si grande intelligence du cœur.
Le Phare est trop vide sans eux
Leur passage à créer un espace nouveau
Depuis leur départ
Mes yeux ne perçoivent plus l’horizon de la même façon,
Dame Soleil et Milique
Merci d’être passer au Phare
Je vous estime et je vous aime.
Votre amie
Nancy
La gardienne du Phare malgré elle
20:50 Publié dans X- La saison des miracles | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
29.05.2008
Des visiteurs de coeur
Mardi soir je suis partie en ville cueillir à l’aéroport Milique et Dame Soleil
L’émotion que j’ai eu en les apercevant sera à jamais graver dans ma mémoire
Nous nous sommes re- connues instantanément.
Je les ai déposés dans le monastère urbain au cœur du phare.
Et j’ai enfourché mon vélo pour aller dormir en ville chez mon ami Duf.
En roulant je me disais
Ils embellissent ma vie
Là maintenant
Deux beaux cadeaux de vie.
La gardienne émue sincèrement émue
10:32 Publié dans X- La saison des miracles | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
17.05.2008
Minuit finit toujours par sonner
Minuit huit j’arrive de la ville du Bato Thaï Un excellent souper en compagnie de Miss Scarlette. Converser avec elle c’est du bonbon. Nos rencontres sont toujours énergisantes et réconfortantes.
Je suis déjà dans mon lit avec mon portable. J’ai besoin d’écrire mon cerveau n’arrête pas je ne sais pas par où commencer. Ce matin en vélo j’ai toujours cette joie immense que je ne m’explique toujours pas. Dans la fraîcheur matinale j’ai dit à voix haute aux cyclistes et aux arbres du parc La Fontaine : La beauté de l’amour réside dans sa gratuité. Genre de phrase que tu te dis : j’ai sûrement entendu où lu ça à quelque part ça peut pas provenir de mon brillant cerveau. Même chose pour l’autre phrase que j’ai pondu ici au phare : La patience est la rigueur du cœur ! Purée j’ai pris ça où moi ?
Il est vrai que depuis ma dernière peine d’amour… Mes paupières tombent toutes seules je vais continuer demain matin. Mon chat Éliot c’est tout le contraire il saute partout sur le lit comme une puce :o) À demain
Beau soleil je bois tranquillement mon café, parfois j’ai un léger malaise juste parce que je me trouve chanceuse d’être bien et qu’aucune situation ou personne provoque ce bien être que j’ai intérieurement…elle est là ma vraie bataille dans l’existence. Pour une émotive comme moi la règle d’or est de demeurer vigilante face à mon équanimité.
Hier soir Miss Scarlette était d’accord avec moi j’ai une mine radieuse. Le chat est sorti du sac, je suis amoureuse. Et pourtant il n’y a pas l’ombre d’un homme dans ma vie même pas un chum hygiénique (communément appelé Fuck friend ou l’odieux mensonge amis –amants). Au creux de moi j’aime, je le sens j’aime je ne réussis pas à bien cerner ce sentiment mais cela m’habite, c’est bon et je le savoure. Je poursuis ce que j’avais commencé à écrire hier avant de m’endormir avec Éliot ( soit dit passant j’ai un chat qui hurle INCROYABLE je suis à la veille de le rebaptiser Éliot Inquiet Hé Hé Là en ce moment je suis au clavier et il ronronne près de moi sur le bureau j’adorrrrrrre mon chat. Bonheur et simplicité.)
Depuis ma dernière peine d’amour, j’ai réellement pris le temps de faire ou du moins tenté de faire une synthèse avec mes amours passés. Nul n’est responsable des peines que j’ai portées après chacune de mes séparations, j’ai pleuré mais moi également j’ai blessé des hommes dans ma vie. Je suis dure quand je coupe les ponts je ne suis pas un ange. Sauf que je crois avoir dùment payé pour les fois où c’est moi qui a brisé le cœur d’un homme. Je suis quitte avec la vie avec ce dossier.
Avec cette synthèse je rigole à plein en disant : la banlieue et un chum ça me fait engraisser C’est néfaste pour moi. Blague à part, j’ai pris le temps de vivre ma peine ici au phare, la preuve est là couché noir sur blanc. J’ai mené bataille sans être en guerre. Dans ma vie en tout temps j’ai omis une seule chose, une seule petite chose qui a bousillé sans cesse mon discernement dans mes choix amoureux. J’ai oublié de m’aimer et surtout d’aimer simplement aimer là sans aucune raison¸ être dans un état serein. J’ai côtoyer constamment l’angoisse inutile des pensées vaines. Le mental qui carbure à fond la caisse dans un fin mélange d’émotivité et d’inquiétudes abstraites sur un plateau de manque d’estime…que de la belle marde pour être en position couche couche niche niche face à n’importe quel abuseur de femme foncièrement gentille telle que moi.
Je crois que le célibat assumé me va bien. Dans mes passages à vide, j’améliore toujours ma santé mentale et physique. Ce n’est pas compliqué je n’ai jamais été en amour. Toutes mes vies de couples furent basés sur des coup foudre, des chimies de corps intense, ma dernière relation la chimie à perdurer au delà des 4 premières années j’en suis encore rassasié. Mon décapant constat est simple je ne me suis jamais aimé donc je n’ai jamais aimé. J’ai traversé des peines d’orgueil en vérité. Aujourd’hui je m’aime et je me retrouve étonnamment pas pressé d’avoir un partenaire. Coup de chance je n’ai pas la libido dans le plafond. Quoique… c’est comme la bicyclette ça ne s’oubli pas et un fois dessus ça décolle tout seul. Naaaaaan!
Ma dernière rencontre avec ma psychologue était mardi de cette semaine et je me suis surprise en m’entendant lui dire comme ça sans difficulté : Je m’aime pour la première fois et je prends bien soin de moi. Dans ma dernière vie de couple j’avais recommencé à fumer dès que je me suis installée avec lui. Je suis vraiment un chat laissez-moi la porte ouverte c’est une question de santé mentale. Pis pas une porte qui me laisse m’envoyer en l’air ailleurs non ! Je suis de nature fidèle. Je veux une porte qui me laisse ma liberté d’être et d’actions. Que mes rêves personnels trouvent leurs places dans nos rêves collectifs. En bas de ça impossible de m’imaginer à nouveau de partager mon quotidien avec un partenaire de vie comme le chante si bien Diana Krall All or nothing at all. Si la merde arrive généralement en package dans nos vies je présume qu’il y va de même pour les jours heureux ça arrive en bouquet de surprises. Cette saison-ci, les lilas sentent particulièrement bons.
Je repars en ville faire quelques courses pour un barbecue chez Iza .Madame Blues et moi allons inaugurer sa terrasse.
Mon p’tit doigt me dit que le meilleur est à venir…
Bourdages, Nancy Bourdages !
Gardienne en ses lieux ...
14:12 Publié dans K - 11 iéme partie . Une décapante saison | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
15.05.2008
Plus que chaud, il est bouillant !
Libre à qui que se soit de me croire en tout cas dans mon dossier à moi c’est précis
Incontournable et éminent. Quand physiquement au niveau cœur une chaleur intense persiste, c’est officiel cela annonce la venue d’un amoureux dans ma vie. Depuis mon premier amoureux à 15 ans ce signe ne m’a jamais démenti. La différence cette fois-ci c’est que le symptôme dure depuis … je dirais depuis fin juillet/début aout 2007. Donc ce matin c’est intense à un point tel que je pourrais en perdre mon ballant et là mon mental (car étonnamment il est très cartésien mon mental et ne crois pas nécessairement à ce signe) me dit : Calmes-toi la grande, respire c’est peut-être juste ta pré- ménopause ! C’est tellement intense que cela me déconcentre dans mes tâches au travail. Bon ! Bon ! Bon !
Je plonge.
Inspire !
Expire!
Je dis oui à ce signe annonciateur
Inspire !
Expire!
J’y crois
Inspire !
Expire!
J’suis prête
Inspire !
Expire!
Enfin une accalmie je retourne travailler apaisé et confiante en l’avenir.
La patience est la rigueur du cœur
Comme là si bien écrit Koltès : Le temps ce n’est rien.
La Gardienne veille au grain.
11:38 Publié dans K - 11 iéme partie . Une décapante saison | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
06.04.2008
Pas eu le temps de la voir venir
Toute ma vie j’ai vue mon père avec sa honte d’être illettré et ne rien faire pour que cela change par honte de se dévoiler…
Hier j’ai passé un samedi parfait seule avec moi-même. Genre de journée où tu te couches toute propre dans une demeure toute propre…dans un lit tout propre à lire des journaux sales passés dates car je n’ai pas le temps de les lire.
Ce matin je me lève à deux pieds sur cet amas de journaux. Je me sens bien, prépare mon café, pèse mon fromage cottage 125gr et m’installe à l’ordinateur et je pense à l’écriture en général…. Apparaît mon bon vieux signal de toujours. Une boule de plomb dans la gorge. Je ne sais pas qu’est-ce qu’il y a dedans mais je l’a déloge par mes pleures, C’est ardu de me laisser aller. Un grand respire et c’est décollé la machine à nettoyage. Faut croire que j’avais oublié une pièce hier..
Toute ma vie j’ai eu honte de la piètre qualité de mon français et j’y ai travaillé toute ma vie à l’améliorer et j’y travaille encore. Je n’ai pas de honte à me dévoiler. Là où il en reste encore un peu de cette tare. C’est dans le choix du médium que j’utile ici avec mon niveau de français…
La gardienne cherchant sa propre lumière dans ce matin lumineux.
09:54 Publié dans K - 11 iéme partie . Une décapante saison | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
23.03.2008
Qu’est-ce qu’on a fait de nos rêves ?
Je m’en doutais bien que j’allais émerger
Avec quelques larmes mais, Ô combien payantes
Ding ! Ding ! Ding ! comme dirait ma cousine Lyne.
En me levant j’avais besoin d’écouter du Lelièvre
Et pas n’importe lequel album
Celui qui fut capté au Petit Champlain en 1994
Un live magistral de Sylvain Lelièvre
À la chanson : Qu’est-ce qu’on à fait de nos rêves ?
J’écoute les paroles et je ne sais par quel chemin mon esprit a manœuvré ?
Je me suis retrouvé dans mon enfance avec mon frère dans ma chambre
Nous sommes debout et nous pleurons en silence
Avec nos petites épaules qui sautent d’effrois
Nous nous tenons la main
De l’autre côté de la porte ça crie fort très fort !
Comme toujours une peur qu’un drame irréversible éclate
Nos petites têtes pressentent sans pouvoir mettre des mots sur cette peur
qui inspire de fermer sa gueule pour survivre à la colère de nos parents disjonctés
Je reviens à la chanson de Lelièvre et mon comptoir que je nettoie.
Qu’est-ce qu’on a fait de nos rêves ?
Je prends conscience à l’instant que j’ai traversé mon enfance grâce à ma facilité de m’évader mentalement pour masquer ma peur des grands.. Cette capacité à rêver m'a joué des tours dans ma vie d’adulte. Je viens d’allumer. J’ai le pouvoir sur ma vie maintenant et j’ai réellement changé. Au mois d’août 2006 j’étais dans ma chambre à coucher, la porte fermée et il avait quelqu’un de l’autre côté qui criait et m’interdisait de sortir. À cet instant même j’ai maturé en une fraction de seconde et je me suis posée la question suivante : Est-ce que tu veux réellement d’un amour comme celui-là ? Qu’est-ce tu attends pour partir ? Le lendemain matin j'ai tourné la poignée de la porte et quitté les lieux sans aucun regret sauf celui de m’avoir momentanément perdu.
Sylvain Lelièvre
Qu’est-ce qu’on a fait de nos rêves ?

Longtemps je vais me souvenir de Pâques 2008, de ce printemps enneigé. Ce matin j’étais heureuse, je voulais écouter de la musique. Ce matin je me suis éveillée avec la certitude que j’étais à nouveau prête à aimer et à être aimé.
Qu’est-ce que j'ai fait de mes rêves ?
Je suis entrain de les ressuscités !
Nancy Bourdages en assise au Phare
12:49 Publié dans K - 11 iéme partie . Une décapante saison | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
21.03.2008
Entre la Ville et le Phare un trajet différent des autres jours
Le trottoir en ligne directrice
À deux mains sur le fer forgé
Les pieds s'ancrent sur le béton
Larmes d'orgueils pour un clown
Paroles avortées
Au Phare il y a toujours ce point dans la barre du jour
Ce n'est pas lui.
Sans hâte
Le soleil se lève à nouveau
Le ciel clair comme un regard
Promesse de l'aube…
La Gardienne du Phare
13:51 Publié dans K - 11 iéme partie . Une décapante saison | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20.03.2008
Magnificence
Ce matin avec un café à la main
Je me suis rendue dans le haut du phare
Là où le silence épouse le vent de bord de mer
Là où l’horizon projette l’avenir
Là où j'y vois clair
Au loin une silhouette se dessine
C’est lui le prochain
L’inconnu
Le dernier conquérant
Ce petit point dans la barre du jour
S’avance tranquillement
Prendra forme
S’amplifiera
Devant mes yeux immobiles
Me dévoilera
Sa grandeur d’âme
Un seul mot sortira de ma bouche
Magnificence
Nancy la gardienne du phare
07:21 Publié dans K - 11 iéme partie . Une décapante saison | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16.03.2008
Tout au long d'une vie.
Tout au long du rivage
Perdu entre l’horizon et la raison
La démarche évolue
Moment fragile d’une grande clarté
Période de haute incarnation
Les derniers vieux lambeaux viennent d’être arrachés
La période du grand carnage est bel et bien terminée
Tout au long de l’existence
Dans la tempête
Mâter la peur
Repérer la lumière
Prendre des décisions
Manœuvrer rapidement
Toucher terre
Tout au long du rivage
Les pas progressent
La peau dit oui aux caresses du vent
Les poumons en réouverture dans le bas ventre
Le présent offre un avenir
Sur le sable un point crucial dessiné
La période du grand ménage est bel et bien commencée
09:26 Publié dans K - 11 iéme partie . Une décapante saison | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
14.03.2008
Une missive printanière
Lundi matin le printemps m’annonçait qu’il sera un puissant décapant et que j’aurai intérêt à m’accrocher et à demeurer droite honnête aimante et fidèle à ce qui émergera des eaux troubles de ma psyché durant cette saison. J'étais encore étendue sur mon lit et je ne comprends pas ce qui s’était passé durant la nuit du dimanche au lundi. Je me sentais comme si un train m’avait passé sur le corps. J’avais les mains froides, mon cœur se serrait dans ma poitrine, une peine baignait tout mon être. Je rentre au bureau devant mon écran et le travail à accomplir les mêmes symptômes se décuplaient. Je parle et prends immédiatement des décisions. Consultations, jours de congé et écriture. Direction le Phare.
Me voilà devant l’écran que je préfère celui des mots, de mes mots. Je suis écoeurée que des blocages à mon insu sabotent mes œuvres en prenant toute l’espace créative avec cet obstruant pathos que je ne tolère absolument plus en moi. Je tiens à sortir de ce journal intime et maudit. Il est impératif que je ferme le cahier griffonné de l’adolescente qui refuse de devenir femme. Comme je l’ai déjà écrit : Mon amour m’attend et je ne suis pas prête.
Dans les dernières semaines à chaque fois que je l’ai croisé, il disait : C’est le cœur qui compte. Je réalise qu’il y a des lustres que je ne calcule plus. Un an que mon cœur est chaud et que je ne fais rien, ne dit rien . Je me cachais derrière de bonnes raisons en accord mes valeurs et mes principes. Aujourd’hui mon bouclier n’a plus de raisons d’être et je suis confrontée à faire un choix entre me taire ou parler.. Dire, juste dire sans emphase et sans attente. Un an que je suis rien de moins qu’une Cyrano pas d’gouilles. Je hais ce côté de Cyrano. Quand tu crois, dure comme fer , que tes complexes physiques seront à jamais des barrières pour atteindre ton idéal amoureux, c’est mésestimer la capacité d’aimer de l’autre. Et te rabaisser à jamais.
Qui suis-je pour décider à la place de l’autre ?
Qu’est-ce qui m’empêche d’enlever ce bouclier en peau d’aventurière ?
De quoi j’ai peur Purée ?
J’ai peur du Diable qui danse dans l’eau bénite
j'ai peur des changements opérés en moi depuis 17 mois, je suis sans protection
J’ai peur d’un oui plus que d’un non…
Sortir de l'ombre et cèder le pas à cet élan du coeur qui me permettera de passer à autre chose.
13:41 Publié dans K - 11 iéme partie . Une décapante saison | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
06.03.2008
Dimanche au phare. Dernière partie
Bon il m’accule au pied du mur et je n’ai plus vraiment le profil de vider son merveilleux plat de biscuits au chocolat. Je vais trancher. Je n’ai pas le choix comme il le dit si bien il y a longtemps que nous cohabitons ensemble. Le Père Noel est le fauteur d’illusions en moi. Il me fait miroiter n’importe quoi et surtout dans mon discernement amoureux. Je vais lui péter sa bulle. Se sera bien qu’une petite victoire sur mon ego aussitôt démasqué il reprendra une autre forme jusqu’au jour où je le démasquerai à nouveau. Je suis tout, sauve un terrain vague.
Père Noël : Je n’aime pas ça quand tu prends ce regard là !
Nancy : Lequel ?
Père Noël : Celui accompagné de ce sourire ! C’est ton sourire quand plus aucun doute ne t’habite. Tu es une fine stratège Nancy Bourdages. Tu observes et tu ne perds rien derrière ton verbiage social Personne ne peut douter jusqu’à quel point tu es une fine observatrice. Tu possède la même acuité et le même regard sur les fonctionnements de ta propre personnalité.
Nancy : Ma seule et unique force Monsieur l’illusionniste, c’est ma connaissance de l’âme humaine. Connaissance payé durement et chèrement à même la sueur, la douleur et les volte -faces.
Père Noël : Tu me traites d’illusionniste !!
Nancy : Oui et sans effort. Je te ferais remarquer qu’en te parlant ainsi c’est à moi que je parle. Tu n’as plus d’argument pour me faire taire. Je suis unifié. C’est pour ça que je te vois sous ton vrai jour bonhomme. J’ai passé à un cheveu de me laisser avoir !! À un centimètre de basculer dans la psychose de la fausse passion, de l’amour fou destructeur. Tu m’as inspiré le texte : ‘Comment sans le savoir cela arrive ? Aïe ! Je ne suis plus une adolescente pour avoir des kik O.K À ce que je sache. Il n’y a personne qui fait le pied de grue devant ma porte avec des fleurs O.K Pas une âme masculine qui roucoule dans ma boîte vocale et ni d’invitation sympathique aux travers mes courriels reçus. Des faits ! Purées ! J’exige des faits O.K Le faux barbu ! Je ne suis pas en amour et ce n’est pas de l’amour. JE NE LE CONNAIS PAS ! Je suis juste, peut-être, juste en manque de cul That’s it ! Il est vrai qu’il est plus attrayant de faire l’amour avec un être intelligent je te l’accorde. Mais ne me fait pas croire que c’est de l’amour. De grâce arrête de me faire tourner l’œil avec de fausses interprétations. Les gens apprécient ma présence et ils me le rendent bien. Je ne tiens plus à confondre les élans d’amour et d’amitié.
Père Noël : Je ne sais pas quoi te dire ou te répondre ?
Nancy : Tu sais très bien ce que je viens de traverser dans les derniers 17 mois. Crois-tu vraiment que j’ai besoin d’aller me casser la gueule pour une illusion ? Je suis bien présentement dans ma vie. Je suis seule et en paix avec moi-même. Je tiens à ma liberté par choix et non par frustration. Je tiens à ma liberté d’action. Je tiens à moi sans sombrer dans le nombrilisme. Les autres sont indispensables à mon équilibre et à ma santé mentale. Je suis bien entourée. L’amoureux peut bien attendre encore un peu. J’ai des priorités non négociables. Je n'ai aucunement envie de me faire gosser sur mes choix ou de me faire traiter d’égoïste par un adolescent de 47 ans.
Le Père Noël me regarde avec une expression faciale qui s’apparente au mot déconfiture. J’ai juste envie de bouffer de rire.Nancy : Je te demanderais de bien vouloir quitter ce lieu qui m’appartient. Et apporte tes biscuits. Je suis chez Weight watchers depuis janvier 2008. Je conserve mes points bonus pour la bière et la vodka. Pour boire avec mes AMIS(ES) au Boudoir. Comme qui dirait l’autre : Beeeeeeeee byyyyyeeeeeeeeeee
Pouf ! Le Père Noël vient de disparaitre de mon esprit. Good ! Dors en paix la Gardienne ton phare est bien ancré et ses assises sont solides. Mon intégrité est intacte. Quelqu’un tire sur mon jeans. C’est petite Nancy. Derrière elle j’aperçois tout ce qui est moi. Valkyrie la galérienne, la Poétesse, la Fleur Bleu, la Comédienne, l’Artiste peintre, l’Humoriste, la communicatrice, la Porteuse du don, l’Amie fidèle, l’Orgueilleuse, l’Envieuse, la Croqueuse d’hommes, la Sévère, la chum de gars, la généreuse, la Dame aux tournesols, la féministe, la critiqueuse, la Petite Nancy , la Grande Nancy et le pivot de tout mon être la Gardienne du Phare
Ouais ! Ben... Je m’aime toute entière.
15:59 Publié dans J - 10 ième partie. L'unification. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
07.02.2008
Dimanche au phare - 2 ième partie -
Le silence du phare avec son fond sonore marin m’impressionne toujours. C’est tout à fait moi une paix intérieure au cœur du grondement extérieur. Je fixe les flammes du feu dans le foyer et je savoure un biscuit au chocolat et je prends de bonne gorgée de lait froid…Une main se pose sur mon épaule, Le Père Noël se penche à mon oreille et il me dit à voix basse
Père Noël : Bienvenue chez-toi la Grande. Heureux que tu sois là…et que tu es accepter le défi !
Nancy : Merci pour les biscuits ils sont tout simplement succulents ! Par contre je ne crois pas, du moins de mémoire, d’avoir accepter un quelconque défi ?
Père Noël : Naaaaaaaaaaaaaaancy !! Quand même ! Comme disait la célèbre Sarah Bernardt : Quand même ! Tu sais très bien pourquoi tu es ici…
Nancy : Ben là ! Non ?
Père Noël : C’est l’heure de fermer le phare.
Nancy : NOOOOOOOOOOOOOOOOON !
Instantanément Petite Nancy apparaît.
Père Noël : Nancy, il est temps qu’elles s’intègrent toutes en toi.
Nancy : Elles ???
Père Noël : Valkyrie la galérienne, la poétesse, la fleur bleu, la croqueuse d’homme, la comédienne, l’artiste peintre, l’humoriste, la communicatrice, la porteuse du don, Petite et grande Nancy ! Tu le sais tu en as 987 petits je… Tu vis en pièce détachées.
Nancy : Ouais ! Mais j’veux pas fermer le phare, comprends-tu ce que je te dis ? Il n’est pas question que je ferme le phare.
Père Noël : Si tu ne le ferme pas, respecte au moins la symbolique de la dixième partie. Tu traîneS depuis dEs mois avec l’unification. Oublie le Monastère Urbain si tu ne termines pas cette dixième partie.
Nancy : Vous avez le don de me taper sur les nerfs. Dès que j’ai entendu votre voix sur le répondeur, j’ai appréhendé notre rencontre. Pourquoi je m’inflige une telle relation dans mon imaginaire….Vous êtes qui en moi ?
Père Noël : Ce n’est pas ma job de me dévoiler aux autres. Tu m’as déguisé en père noël c’est ton choix. Ça fait des lustres que nous faisons équipe ENSEMBLES. Je n’ai aucun problème à demeurer secret en toi. Tu me portes avec beaucoup plus d’aisance qu’avant…Je suis, comme tous les autres, appelé à me fondre en toi.
Dans quoi je viens d'embarquer ? La gardienne, l'unique gardienne de ce phare...elle aussi devra passer par là...
06:05 Publié dans J - 10 ième partie. L'unification. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
13.01.2008
Dimanche au Phare

En arrivant du travail, ce vendredi. J’avais ce message dans ma boite vocale :
Bonjour belle enfant. Je m’ennuie de toi et j’aimerais ça aller me reposer au phare et que tu viennes passer quelques jours avec moi. Là c’est moi qui te le demande. Si tu veux bien, j’aimerais que tu m’apportes les bons pâtés à la viande que tu m’as fait goûter l’an passé. Je t’attends là-bas. Je n’ai pas besoin de tes clefs pour ouvrir la maison du phare C’est pratique d’être le Père Noël Ho ! Ho!
J’ai écouté au moins 4 fois le message, je suis un peu perdu. Je ne comprends pas le rendez-vous que m’offre mon inspiration. Je devais écrire de quoi avec petite Nancy au sujet de boules de plombs qu’elle avait dans sa brouette et que tout à coup elles se sont envolées comme des ballons gonflés à l’hélium. Mais là comme le boxing day le Père Noël semble être un incontournable d’après fêtes. C’est moi qui l’ai interpellé l’an passé. Ouf ! J’appréhende un peu ma rencontre avec lui cela fait 3 mois que je ne suis pas entrée au Phare.
Dans ces trois mois il a eu…
-Un méga party de fête réussit
-L’arrivée de ma muse en ville
Celui-là même qui m’a inspiré : Dépassionner pour croître
-La confrontation de ma jalousie et de mon envie
-Deux semaines de vacances incluant un retraite de silence dans le bas du fleuve
-Une opération à la vessie avec 12 jours de convalescences et
une interdiction de forcer et de faire l’amour durant 2 mois il me reste un mois.
-Mon inscription chez Weight Watchers lundi dernier le 7 janvier 2008
Sur mon carnet de suivit il est inscrit 247,40 livres
Purée !! 247,40 livres
Ça frappe mon imaginaire!!!
Maintenant que ma cigarette est éteinte depuis un an, je mets mon énergie
Sur les bonnes habitudes alimentaires
-Et plein de bons gestes inspirés par une réelle écoute de ce qui se passe à l’intérieur de moi comme émetteur extérieur…Cette dernière réflexion semble n’avoir aucun sens mais pour moi elle en est pleine. Je prépare mes bagages… Je me verse une café et je pèse sur enter et je prends la route du Phare.
Je marche lentement le long de la grève au loin mon phare. Ce majestueux phare que j’ai érigé pour m’empêcher de sombrer dans une peine et une colère sans fonds. Ce lieu est sacré. J’arrive à la maison du phare. J’enlève mes bottes et dépose mon manteau sur le crochet près de la porte d’entrée celle qui donne sur la cuisine. Hum… il y a comme une odeur de gâteau cuit frais.
Je me dirige vers le salon …Un feu est allumé dans la cheminée. J’observe tout au tour. Sur la table base il y a des biscuits au chocolat de déposés dans une assiette et un grand verre de lait. Je m’assois, les biscuits sont chauds et le verre de lait est FROID. Merdeeeeeeeeeeeeeeee j’ai envie de pleurer. Comme il est bon d’être attendu.
Lagardienne qui veille
09:55 Publié dans J - 10 ième partie. L'unification. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
15.09.2007
Rien n'est évident même à la clarté du jour
Je suis debout au milieu du Phare
Je pleure
Tout bouge
Tout change
C'est positif
C'est épeurant
Je plonge
Je remonte
La vie me sert
La vie me presse
Vais-je un jour guérir de cette de blessure que je nomme l'enfance ?
Dans la Presse les articles de Katia Gagnon sur des enfants maltraités me rentrent dedans
Je n'ai pas eu un cinquième de leurs mauvais sorts et je m'en ressens encore aujourd'hui.
Un jour, si j'ai à adopter un enfant c'est du côté de la protection de la jeunesse que je vais me diriger
Je n'irai pas chercher un enfant de rêve
J'ai le profil, la patience et la force pour accompagner un enfant en difficulté
Tout cet amour que je porte en moi ne peut pas demeurer là entreposer
C'est lourd à porter cet amour que j'ai en quantité industrielle
L'amour est une énergie circulaire
Juste pour un instant
Je me suis sauvée de la ville
Pour me retrouver au milieu du Phare
Encore debout à pleurer dans un trop plein d'amour
La Gardienne en pleine reprise de conscience
23:05 Publié dans J - 10 ième partie. L'unification. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
29.08.2007
Le temps ce n'est rien...
Il a des Muses où il serait préférable de ne plus retremper sa plume.
Une année passé au phare a changé ma vision
Ma certitude c'est qu'une bonne estime personnelle
est le seul bouclier existant pour se protèger de la rapace
et du plaqué or.
Nancy Bourdages le génie derrière Innée
02:50 Publié dans X- La saison des miracles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.08.2007
Une bouteille à la mer
Dehors j'entends petite Nancy crier de joie
Elle arrive en courant de la plage avec une bouteille à la main.
Petit Nancy :
La Grande tu as reçu c'est une bouteille de Milique
Regarde, tu as un message dedans.
Vite ouvre !
Petite Nancy:
Lis à voix haute s.v.p j'aime ça quand les grands me font la lecture
J'enlève le bouchon, retire le papier et le déroule. Je commence à lire à voix haute
Milique
Après un dernier signe de la main adressé au sourire de Madame la Gardienne que je laissais derrière moi, j’ai pris, au comble de la méditation, le chemin de mon refuge à moi. Je ne me retournerai pas. Trop difficile. Mais, il y a des départs que l’on doit s’imposer si l’on veut proposer vie à la possibilité d’un retour. Au zénith d’un ciel céruléen, le soleil offre avec beaucoup de générosité ses rayons liquides. Véritable coulée d’or…
Je suis heureux de m’être laissé, après tant d’hésitations dues au respect de la personne et du lieu, guider jusqu’au Phare. Dans le cocon chaleureux et protecteur organisé par l’hôtesse du lieu, des choses tellement difficiles à dire se sont dites. Nancy avait choisi de ne pas renoncer. En son tréfonds, la glace et le feu se sont alliés pour briser les chaînes qui, en entravant les forces, ne libéraient que les faiblesses. La douloureuse introspection dans la gangue comprimée de ses souffrances ne pouvait qu’entraîner une bien humaine perte de confiance. Il a tant plu sur son cœur soudain ouvert à tous les vents, que la tempête aurait pu l’engloutir.
Cependant, le temps qui parfois fait bien les choses a peu à peu cautérisé le goutte à goutte régulier et obsédant de son hémorragie affective. Les ombres qui guettaient, tapies, se sont progressivement dissoutes au vif aveuglant d’une lumière revenue. Elle sort plus forte, tellement plus forte, de cette réclusion volontaire que son instinct féminin lui avait intimée d’intégrer en dernier recours. Et voilà que la vie de nouveau s’éveille dans une respiration aux mille bruissements exquis de rêves et de projets. Cette vie qui l’expose désormais à la magnificence des lendemains… Prête à aimer encore. Enfin.
J’ai vécu l’intense privilège d’accompagner la transformation. Elle était au cœur même de la blessure vive du manque. Le lent glissement vers la lumière fut subtil…. Saisissant. La cicatrice s’est estompée jusqu’à s’espérer illisible dans la chronique de l’oubli. Maintenant, elle peut laisser s’amplifier le souffle de créativité qui s’impatiente dans sa braise intérieure. Et dans le murmure grandissant d’un avenir qui dilate le présent, concrétiser son indéniable talent de toutes les belles et spirituelles couleurs contenues à grand peine dans l’entière liberté de ses mots…
Mes pas, rythmés par le grondement tout proche des rouleaux d’écume, me dirige d’autorité vers ma retraite caverneuse. Je me sens bien plus heureux que je ne sais le dire, mais après tout, existent-ils vraiment les mots-fleurs du bonheur ? L’océan de ses vagues se fait miroir de mes rires. Dans ma poche viennent de cliqueterle ô combien précieux et réconfortant double des clés du Phare. Contrairement à ce que je pressentais, je me sens une avide faim d’Ours. J’aurais peut-être dû accepter les crevettes…
Milique
Ton passage au phare m'a éclairé et apaisé. Merci pour ton amitié.
La Grande Nancy
22:00 Publié dans I- 9 ième partie. Fracassante débâcle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.08.2007
Petite Nancy cogîte.
Je suis entrain de dormir
Petite Nancy me réveille
Debout près de mon lit
Je regarde l'heure 4 h 40
Elle a une bouille rayonnante et moi je suis à chier
Petit Nancy :
Je veux faire des amas de couleurs intérieures avec certain de tes pseudo textes poétisés
Grande Nancy :
Tu me reveilles juste pour me dire ça ?
5 jours que je ne sors pas en ville pour récupérer
Et toi depuis 5 jours toutes les nuits te me sors du sommeil pour me parler de tes idées
Je t'ai donné le droit de te coucher à l'heure que tu veux pas de m'épuiser
C'est là que j'ai de la misère à t'assumer tu me consumes en entier avec tes créations
Petite Nancy tu dois trouver ta liberté dans les limites que m'impose ma vie
Je dois travailler pour t'offrir ton matériel et tu n'es pas seule à avoir des besoins
Innée désire un portable neuf
Sarah Burnout a trouvé son coach metteur à scène
Nancy amasse mes sous pour son voyage en France
NéoPoupoune à besoin de vêtements et de faux papillons
Les soifs de liberté de la Joyeuse Galérienne demande également de l'argent
Et moi la Grande Nancy je cherche un toit pour que nous fassions qu'une
Alors va te coucher ton idée est géniale
Elle a disparu
Je ferme la grosse Bertha et je retourne câliner Morphée
Nancy Bourdages
De moins en moins Gardienne et de plus en plus Phare
05:10 Publié dans J - 10 ième partie. L'unification. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.08.2007
Elle est grande la petite
J'observe Milique s'éloigner.
Je le répète quel beau cadeau que cette visite au phare !
Je lui dit MERCI !
Hein ?
Quelqu'un derrière moi me tire sur la jupe.
Je retourne et qui j'aperçois avec une bouille en super forme ?
Petite Nancy !
Petite Nancy :
Allô ! Est-ce que mon atelier est prêt ?
Nancy :
Non pas encore mais dès aujourd'hui je l'installe, promis !
Petite Nancy :
Tu n'arrêtes pas de le dire et tu ne le fais jamais. T'es comme ça tu parles tu parles mais tu fous rien.
Nancy :
Belle enfant, j'observe petite Nancy et je me demande dans quelle circonstance de la vie, j'ai perdu cet aplomb,
cet façon de dire le chose sans détour et sans arrière pensée.
Écoute je pars du café Expression avec toi à l'instant même et nous allons ensemble aller enlever la grosse Bertha
( un vieux pentium 3 ) sur la table à dessin. et je vais te sortir tout ton stock. Tu me promets que tu vas te ramasser
dans ton d'atelier il est dans un coin du salon. Et aussi bien aérer quand tu fais brûler tes crayons de cire avec ton fer à repasser. Si tu fais attention et bien moi je te laisse libre de te coucher à l'heure que tu veux.
Petite Nancy me regarde la bouche grande ouverte les yeux brillants et elle accepte ma proposition avec joie.
Elle est tellement facile à lire quand elle est libre et heureuse cette enfant.
Elle me saute au cou me donne un gros càlin et plein de bisous
Petite Nancy :
Merci ! Merci ! Merci Nancy !
Avec ses petits mains elle enligne nos regards.
Je vais répéter ce que je t'ai déjà dit.
Toujours et à jamais : Protège-moi
Je suis belle
Je suis le meilleure de toi
Je suis ta liberté d'expression
Je suis ton essence
Je suis ton inestimable cadeau vie
Sans moi Il t'est impossible de faire émerger la beauté des laideurs de la vie.
Sans toi il m'est impossible de jouer
Quand nous sommes unifiées comme aujourd'hui
Nous devenons la Grande Nancy
J'ai les yeux plein d'eau. Je ferme mon portable.
Range mes affaires.
Je prends Petite Nancy par la main.
Elle marche en sautillant près de moi.
Je ne sais pas où elle prend toute cette énergie
Petite Nancy ;
Le grand charmant loup veut de tes nouvelles.
Pourquoi tu ne lui laisses pas tes derniers mots ici
Grande Nancy :
Ce n'est pas vraiment beau ce que j'ai écrit.
Petite Nancy :
Est-ce que tu le traite de vermine ?
Grande Nancy :
Non
Petite Nancy :
Est-ce que tu écris qu'il est un osti d'enfant chienne ?
Grande Nancy :
Non Ha ! Ha ! Ce n'est pas vraiment mon genre et de toute façon
quand on a aimé quelqu'un il est inutile de renier ce que nous avons donné avec coeur
Petite Nancy :
Est-ce que tu lui souhaites du mal ?
Grande Nancy :
Oh que non, souhaiter le malheur à quelqu'un c'est se jeter à soi-même un mauvais sort.
Petite Nancy :
Est-ce que tu le traites de ...Comment elle appelle ça ton amie Iza un monsieur pas fin ?
Grande Nancy :
Ha ! Ha ! Ha ! Tu es rigolote, elle appelle ça un tawouin. Non je ne le traite pas de tawouin non plus.
Écoute petite Nancy, Je ne le traite pas de noms mais le message est quand même tranchant
et surtout d'une implacable dureté donc lui seul comprendra toute la portée.
Petite Nancy :
Avant d'installer l'atelier je veux que tu déchires sans amour et sans haine* le tableau où je vous ai dessinés nues
Celui qui porte le titre "Miraculeusement imparfait" Je lui retire ce titre qui est de l'ordre du sacré.
Et déposer au phare tes derniers mots pour lui.
Grande Nancy :
O.K Je suis d'accord mais c'est quand même une belle pièce. Bon attends je rallume le portable et
je vais aller chercher le petit bout de texte et cliquer-coller ici attends !
Je jette à la poubelle ton regard d'arnaqueur.
Garde ta pseudo amitié, pour moi tu en es incapable.
Tu n'as même pas d'ami
Avec ton corps, j'ai joué à la roulette russe sans le savoir.
Disparaît de mes rives et va t'amuser et fantasmer ailleurs.
Petite Nancy :
C'est fait !
As-tu remarqué comment ça sent bon* au phare depuis que tu ne fumes plus !
La Gardienne du phare
Heureuse d'être libre, mortellement libre.
* Sans amour et sans haine (Paul Verlaine Ariettes Oubliées )
* 7 mois d'air pur
*Les derniers dessins de petite Nancy datent de 2003
La religion 2003
14:55 Publié dans J - 10 ième partie. L'unification. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
08.08.2007
Matin lumineux - cinquième partie -
Milique :
Tu es dans un vide post-amoureux dis-tu ? Mais le vide n'est-il pas là à la disposition de cet incertain qui ne demande qu'à le combler ? I l y a une intéressante contradiction me semble-t-il entre l’attitude fermée que tu adoptes et ce sentiment diffus d’être de nouveau prête à entrer en connivence avec le grand éclair !
Peut-être est venu le temps pour toi de te dépouiller de ta souffrance. Élimine, écrase, détruit ta peine ! Il est des oublis qui se révèlent fertiles. Il y a cette partie de toi-même qui vit sous la menace d’un autre rencontre, dans la peur presque, suscitée par les frissonnantes interrogations posées. Cependant, pourquoi aurais-tu encore peur, pourquoi te vêtir des inesthétiques faux-plis du refus ?
Ton ciel saura réapprendre à maîtriser l’inconcevable. Et, bien campé sur le marbre de ta mémoire, un refrain têtu frappera de nouveau tes tempes : celui de cet instant rare où le cœur perçoit la possible chaleur en échange.
C’est peut-être dans la rencontre d’un sourire qu’apparaît le feu ?
Nancy
Retrouver mon équanimité. Apparaître sous un nouveau jour en Innée Statique ! Pour être plus juste il est impératif que j’élimine mes peurs, que j’écrase mes doutes et que je détruise ma conviction de ne pas pouvoir susciter chez un homme, où dans d’autres sphères de ma vie, un intérêt quelconque.
Je rêve d’un recueil de poésie et bien je me tape dessus en me disant : Je suis illettrée
Je rêve d’un spectacle solo et bien je me tape dessus en me disant : Je suis trop vieille.
Je rêve d’un amoureux et bien je me tape dessus en me disant : Je suis moche
Je sais que cela ne tient pas la route mais se sont mes monstres contre lesquels je lutte tous les jours.
Pour mon recueil j’écris en solitaire loin du net. Je serais à qui le faire lire en temps et lieux. Pour mon spectacle solo dans ma tête je suis entrain de rechausser mes patins de comédiennes et d’humoriste, j’ai resserre les lacets tranquillement en visualisant chaque geste pour faire les boucles bien solides pour me permette de me relancer sur les planches. Et pour l’amoureux je lâche prise. Je décidé de faire confiance à la vie…
Milique :
La matinée avance et nous conversons encore… Au dehors, le soleil semble avoir installé une blanche chaleur, seul le lent mouvement des nuages sur le bleu du ciel… Dans la pièce où Nancy nous a confortablement installés, la lumière s’est invitée parmi nous qui l’accueillons avec plaisir.
J’ai beaucoup d’Estime et de Respect pour cette femme qui s’ouvre à moi en s’évoquant d’aussi touchante façon. Jamais je n’aurais pensé en franchissant la porte de ce Phare susciter une telle confiance. Encore moins toutes ces confidences faites de bribes d’intimes. Or elle parle ! Elle utilise des mots forts qui, même s’ils égratignent au passage, libèrent les désaccords que chacun, nous le savons, peut entretenir avec soi. Et c’est de la souffrance qui s’écoule…
Tout d’abord Nancy, te dire combien je suis sensible au fait que tu m’acceptes comme dépositaire de qui tu es….
Les mots que tu utilises pour exprimer tes tourments actuels sont puissants.
Oui, il te faut retrouver un équilibre. Forcément c’est compliqué ! L’équilibre est-il autre chose que la somme des déséquilibres qui se neutralisent ?
Une chose est cependant rassurante dans ton actuel. Tu affirmes ta volonté de te dévaloriser tout en… admettant que ce principe n’est pas recevable !
Bientôt, une fois l’énergie retrouvée, tu vas rejoindre la réalité de tes talents multiples. La présente période est certes délicate… Elle ne doit pas te contraindre à un tel manque d’indulgence pour toi. Nourrir l’estime de soi est un des meilleurs gages de bonheur. Tu n’es pas désarmée. Tu n’es pas asséchée. Ta vie doit encore être ce jardin fertile qui se cultive. Enfin retrouve, oui, cette confiance dans la vie qui fait qu’en toi l’Amour primera toujours sur les doutes…
Nancy :
L’amour est, pour moi, un sentiment difficile à cerner. Je suis arrivée ici l’été passé un an déjà. Les saisons furent mes compagnes de silence. Je peux le confirmer sans l’ombre d’un doute : « Je suis digne de recevoir l’union à laquelle j’aspire avec un homme ». Une relation tellement simple qu’elle désarme. Une relation tellement belle que notre nous la protège d'instinct. Une relation unique où l’individualité a sa juste et essentielle place. Une vie à deux où nous nous donnons le droit d’être des porteurs de nos histoires de vie. En bout de ligne je sors gagnante de cette peine d’amour. J’ai rencontré là où j’étais rendu ni plus haut ni plus bas que moi. Il était à l’image de l’estime que je me portais J’ai troqué ma liberté mentale et créative pour notre chimie de corps. Je croyais que son attrait pour moi était de l’amour alors que je n’étais qu’une aventure de plus. Pour un instant il s’est pris à son propre jeux, il aimait être cet homme aimé, celui qu’il me jouait…
Je lui souhaite du bien finalement. À mes yeux Il est perdant dans cette histoire.« Fait ce que tu veux mais fais-toé pas pogner .» C’était sa rengaine. Il a poussé sa chance, plus je lui donnais de la liberté, plus il s’enfonçait. La meilleure façon de connaître quelqu’un c’est de le laisser libre et de l’observer. Il y a une chose qu’il a sous estimé avec moi, une seule chose et non la moindre, mon intelligence. Je ferme ma porte à la violence verbale et aux êtres en mal de domination. Mes larmes ont eu le dessus sur ma haines et ma colère. Je l’ai aimé sincèrement de tout mon être… pas une partie de moi ne l’a pas aimé. À ce moment précis j’accepte le verdict : Nancy Bourdages non coupable !
Je suis libre d’aimer à nouveau.
Patrick me regarde attentif le bruit des vagues nous accompagne, pas un seul instant nous avons parlé de lui. Je m’en veux d’avoir pris tant de place dans la conversation.
Merci Patrick, vraiment je te le jure. Grâce à ton écoute je viens de poser un point final.. En attendant toi tu dois avoir une faim de loup. Je n’ai pas grand chose … Attends…aimes-tu les fruits de mer car j’ai de bonnes grosses crevettes ?
Milique :
Ah Nancy, comme il est réjouissant ton retour à toi !
Enfin tu consens à répudier ce sentiment d’infâme souillure qui te poissait le cœur. De quoi étais-tu coupable ? Accusée par qui ? Quel est celui qui n’a pas hésité à empaler le rêve sur l’acéré d’un hideux mensonge ? Toi, tu connais la réponse.
Alors oui, un malaise subit s’est emparé de toi, un sentiment de honte s’est installé, indescriptible. Une humiliation de ne plus te reconnaître dans cet instant exact où la vie semble se figer. Tel un oiseau soudain privé de ses ailes, tu as vu apparaître un monde de périls glacés que l’amertume salée de tes larmes à peu à peu réchauffé.
Tu dis : « Il y a une chose qu’il a sous estimé avec moi, une seule chose et non la moindre, mon intelligence. » Je pense qu’il a également omis un autre essentiel : s’appliquer au ciment d’une relation qu’est la recherche permanente de la connaissance de l’Autre. Le véritable Amour est-il autre chose que toucher aux aspects singuliers et distinctifs qui le rende si unique ?
Maintenant que le plus fort de ta tourmente intime est expurgée de toi, tu as aussi cette phrase magnifique : « Je lui souhaite du bien finalement. » Te voilà généreuse dispensatrice d’un parfum irisé sur un pétale de rose. Comment exprimer mieux l’élan de ta main tendue à la vie ? … Tu es une belle âme Nancy !
Il y a peu encore, tu t’épuisais à te cacher du regard inquisiteur de la société. Ce que tu pensais être le jugement d’autrui t’empêchait de baisser la garde et de te joindre à ceux-là même dont tu captais l’attention. Aujourd’hui, tu en es venue à préférer la lutte pour ce qui reste à construire plutôt que de ressasser les âcres regrets d’une vie abîmée. Et je t’éprouve forte de cette force intense qui anime ceux qui cessent de faiblir. Seul le marbre gravé de ta mémoire retiendra combien a été éprouvant et long le chemin sinueux de ta re-naissance ! Crois-moi qu’il m’est agréable d’imaginer avoir été – oh ! si modestement – un infime fragment de ta reconstruction.
C’est à mon tour de m’excuser de mes infinies logorrhées. Et puis, pour répondre à ton appétissante proposition : Non je n’ai pas une faim de loup ! J’ai la faim de l’Ours que je suis. Ce qui est un excellent motif pour décliner ton offre car est venu pour moi le temps de retourner dans ma caverne. N’ais crainte pour moi, je me sens rassasié et riche de tout ce que tu es….
Une dernière question mon Amie ! Si tu restes présente encore un peu en ce Phare et que mes pas un jour m’y ramènent, m’ouvriras-tu de nouveau ta porte ?
Nancy :
Ha ! Ha ! J’avais oublié quand d’autres lieux où j’ai eu la chance de te lire, tu es un ours. Plus sérieusement, je trouve cela navrant que peu de gens ont accès à tes textes. Et pas besoin de te souligner que tu es toujours le bienvenue au phare. Je te donne même un double de mes clefs.
Tu viens quand tu le désires ici. Tu peux même y déposer tes pensées personnelles. Je vais bientôt venir de moins en moins écrire ici puisse que petit Nancy s’installe avec ses crayons de cire et elle exige le silence, elle a du tempérament cette petite et elle me provoque constamment. Elle parle que de Kandinsky et de Tapiès. Ô combien ils sont merveilleux… Je vais lui laisser toute la place. Elle a même osé me dire que comparativement à moi elle, elle n’a pas besoin de subvention pour créer. La petite peste que je l’adore.
Le phare fût érigé comme un leurre et c’est avéré un kit de survie inestimable. Mon passage au phare m’a non seulement pansé une blessure amoureuse mais m’a également remis sur les railles de la créativité. Je crois à nouveau à l’amour et le dernier conquérant sera plus qu’un beau gars qui embrasse bien. J’ai déjà écrit ma commande et je l’insère dans cette bouteille et j’irais la porter à la mer en allant te reconduire à la plage… Je vais te la lire…
Un sourire radieux
Une intelligence vive
Une âme accessible
Une main généreuse
Une échine bien droite
Un être miraculeusement imparfait
Un tempérament fougueux
Un regard honnête facile à lire pas besoin de mots
Un homme qui s’aime là maintenant tout en bloc sans ce fuir.
Sa présence maintient un braise constante au creux de mes reins
Dès qu’il souffle sur moi, nos corps s’enflamment…
J’exige un Cyrano et rien de moins…
À observer le regard de Milique sur moi après la lecture de ma commande, sans dire un mot, je comprends très bien que je viens de traverser du côté naturelle de ma force …ma lumière. Cette lumière que je donne allègrement à ceux que j’aime et estime. J’avais juste oublié que je pouvais également en recevoir et aujourd’hui c’est Milique qui était mon phare. Lui et moi, nous le savons maintenant que je suis saine et sauve.
Tu es sûr que tu ne veux pas rester à manger avec moi ?
Ton amitié es un beau cadeau de vie…
Je prends Milique par le bras et nous descendons à la plage avec ma bouteille de souhaits pour la donner à la mer .La lumière est toujours belle quand le cœur est en paix.
07:50 Publié dans I- 9 ième partie. Fracassante débâcle | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
15.07.2007
Matin lumineux - troisième partie -
Milique :
Je crois qu’il est assez heureux que ces raccourcis n’existent pas. Ou plutôt, il en existe un : celui du cœur !
Celui-ci, tu ne pourras l’ignorer le moment venu. Mais seulement à ce moment-là ! Ce ne sera pas l’histoire d’une rencontre… les rencontres ne durent pas. Ce sera comme l’écume d’une vague, le rire éclatant de l’océan qui fait tinter le silence. Et tu sentiras sa présence. Présence considérable, d’une beauté d’âme scintillant d’un point d’éclat au centre. Comme inscrit au présent des étoiles. Le trouble installé, tu ne le regarderas plus qu’avec les yeux du maintenant. Après s’installeront l’échange et le partage. Mais il ne suffira pas d’écouter, il faudra aussi entendre…Il n’y a pas d’assurance amour, non ! Simplement l’évidence qu’il existe cet être, que tu connais déjà sans l’avoir encore rencontré.
Nancy :
Tu vois c’est là que je suis aigrie. Je sais que tu as raison quand tu me dis : « Qu’il existe cet être, que tu connais déjà sans l’avoir encore rencontré. » Là où je doute c’est en mon bon jugement pour le reconnaître. Je me suis tellement fourvoyée d’aplomb avec mon dernier partenaire. Je n’ai rien vue, tout ressenti sans pouvoir mettre de mots sur ce que je vivais comme blessure intérieure. Au contact de ma peau sa main me donnait plus rien, ses yeux me fuyaient, ses silences me criaient de partir. Du premier jour merveilleux au dernier moment difficile je n’ai jamais cessé de l’aimer. Tu vois Patrick quand j’aime je donne droit à celui qui partage ma vie d’avoir des défauts. Je dirais plus justement, qu’il à droit à ses traits de caractère qui lui sont propres. C’est avec le philosophe Mounier que ma petite cervelle c’est mise à percevoir les êtres humains différemment. Le drame dans mon histoire c’est mon ouverture d’esprit qui m’ajoué des tours.
Milique :
C’est un bienfait que de parfois s’appuyer sur la philosophie pour se donner les moyens de franchir les obstacles qui se dressent. De ce presque « Bergsonnien » qu’est Mounier, j’ai relevé ceci : « J’aime, donc l’être est, et la vie vaut la peine d’être vécue. ». On entend bien là que tout s’articule autour de cette nécessité d’aimer dont nul n’a les moyens de se dispenser. Et j’allais ajouter… surtout pas toi ! Il te reste encore tellement de souffle à échanger. Tu le sais Nancy, aller vers l’autre c’est vêtir la solitude affective d’un vêtement de soie. Aimer c’est comme dévorer un rayon de soleil. Ce n’est pas ton ouverture d’esprit qui a généré de la souffrance, c’est l’incertain comportement d’un autre qu’il a été d’évidence impossible d’endiguer. Ne te punis pas, ne t’auto flagelle pas ! Ce n’est pas toi qui a déplié la nuit sur votre histoire. Pas d’aigreur donc ! C’est de douceur dont tu as désormais besoin. L’obscurité n’a déjà que trop durée. L’aube clarifie ton cœur et déjà la magnificence s’amplifie…
Nancy :
Tout à l’heure tu m’as dit : " Comment saurais-je penser avec autant de sensibilité que tu peux le faire ? " Et bien moi de te répondre : " Comment pourrais-je obtenir un peu de ta finesse d’esprit ? "
Je pouffe de rire, ce n’est pas possible je suis impressionnée de constater à quel point cet homme trouve ardu d’accueillir un compliment.
C’est quoi cette contorsion dans l’expression de ton visage ? D’où vient cette difficulté de prendre les compliments ? Évidemment tu n’es pas obligé de me répondre, mais avoues avec moi qu’une phrase comme celle-ci... Comment tu l'as dit déjà ? « Aller vers l’autre c’est vêtir la solitude affective d’un vêtement de soie. » La finesse d’esprit en présentoir sur un socle de poésie.
Il est vraiment sympathique ce Milique comme ont dit par chez-nous au Saguenay : « Il me fait à face ! »
Milique :
Et en plus tu me demandes de parler de moi ?
C’est qu’il m’est bien difficile d’entendre de jolies choses à mon égard. J’ai toujours le sentiment, très spontané, que cela ne s’adresse pas vraiment à moi. Que d’un coup je viens de perdre le fil et que l’on parle de quelqu’un d’autre. Cet autre m’apparaît comme quelqu’un de bien et que ce faisant, il ne peut s’agir de moi. Quant à savoir d’où cela peut bien provenir, cela ne peut tenir que du décryptage. Tout est tellement compliqué…
Cependant, il serait faux pour moi de prétendre que tes mots ne me touchent pas. Il y eut déjà tant de situations déchirantes que les tiens ne peuvent m’être qu’incomparable onguent. Non, je n’avoue rien, mais je me délecte de ce plaisir sans limite de ciseler des mots qui, parfois, ne laissent pas insensible. Tout cela qui s’aligne en couleurs sur des pétales de silences
Nancy :
J’espère que je ne t’ennuies pas trop avec mon histoire personnelle qui sommes toutes avec le recule est bien banale. Je ne suis pas le première ni la dernière qui aura été bernée dans une relation amoureuse. Tu es bien placé pour savoir que le Phare fut érigé pour que cette blessure ne me transforme pas en une frustrée de l’amour. Je ne sais pas pourquoi mais le fait d’en parler avec toi m’apaise. Que tu prennes le temps de m’observer, de m’écouter de m’entendre et d’échanger est la preuve que tous les hommes ne sont pas tous pareils et il n’en tient qu’à moi d’y croire à nouveau. Patrick j’ai juste besoin d’une certitude : celle que je suis apte a sentir cette présence et comme tu l’as si bien dit : « Présence considérable, d’une beauté d’âme scintillant d’un point d’éclat au centre »
Milique :
Pourquoi est-ce que tu m’ennuierais ? Ne suis-je pas venu au Phare de mon plein gré ?
De plus, je suis malheureusement obligé de te le confirmer : oui, ton histoire est celle de tant d’autres. Regarde autour de toi ! Et c’est justement parce qu’elle est presque ordinaire qu’il germe en elle la flamme vive de tous les possibles à venir. Tu n’es pas une frustrée de l’amour Nancy, tu es une désabusée du désamour…
Cesse de chercher cette certitude dont l’absence te taraude. Car tu l’a en toi, je le sais. Simplement, tes meurtrissures l’empêche de s’épanouir aux flèches d’or et d’argent qui émanent déjà de celui qui t’attend. Lorsque l’onguent du temps aura enfin apaisé ton cœur, tu sentiras en toi ce souffle chaud et infini qui enivrera l’instant. Et puis, en m’aidant des mots dont tu m’as si généreusement gratifié, je veux juste te préciser cela : admettons que je sois grain de sable dans le désert, parviens-tu à t’imaginer l’incalculable potentiel passionnel de tous les autres ?
Nancy :
Tous les autres… Aujourd’hui je peux officiellement confirmer la guérison de ma peine d’amour avec cet homme. Ce qu’il me reste à soigner ce sont les séquelles d’avoir cru en quelqu’un qui consciemment me mentait. Plus il me mentait, plus il s’éloignait de nous et de moi en me laissant croire dans ses silences que tout était de ma faute. Je l’ai cru jusqu’au jour où la vie a décidé de le dénoncer à son insu. Je n’ai pas de difficulté à imaginer l’incalculable potentiel passionnel de tous les autres. C’est avec le mien que mon imaginaire fait défaut…
Mes larmes montent, je ne peux les cacher à Patrick, je me retiens. Je ne suis plus capable de dire un mot.
21:48 Publié dans I- 9 ième partie. Fracassante débâcle | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
Matin lumineux- quatrième partie-
M
Milique :
Cela fait déjà quelques instants que sa voix semblait avoir pris une tonalité différente, comme si elle combattait mot à mot la tristesse prête à submerger sa volonté.
De fait, le chaud rayon de soleil qui éclaire vivement l’endroit ne laisse planer aucun doute sur cette réalité : son regard s’est embué de larmes…. Probablement que le ressac intérieur vient d’emporter ce qui faisait obstacle. Larmes retenues, discrètes et un peu gênées. Mais en se chargeant de souffrance, elles sont révélatrices de ces images encore si présentes qui encombrent ses yeux et suggèrent le silence.
Des larmes indispensables qui charrient et emportent un peu de son trop de mal à l’âme.
Et moi qui suis là, inutile, confronté à l éprouvante impossibilité de ne savoir soulager de rien. Si seulement je pouvais faire que les ombres qui l’étreignent lâchent leur proie ! Que les mots deviennent soudain appropriés et dissipent le brouillard de ses yeux.. Que le silence révèle la parole… Que s’esquisse à nouveau sur son visage l’enchantement d’un sourire. Mais…
Sais-tu Nancy, on apprend tout de l’acéré de ses déchirements. Pourquoi te torturer à te sentir dépouillée de toi ? A te punir avec ce qui n’est pas une réalité ! Je suis sûr pour ma part que tu sauras réveillé en toi toutes les belles choses tapies, prêtes à bondir de ton cœur que tu crois asséché. Tu es si riche de ce que tu es ! Aussi étonnant que cela puisse paraître, l’absence de l’un prouve simplement la présence de l’autre. Il faut parfois si peu de choses pour que tout advienne..
Finalement, l’extinction d’une étoile pourrait bien passer inaperçue pour peu qu’une incandescence irradie l’évidente découverte d’une autre.
Ne peux-tu penser cela ?
Nancy :
En théorie je devrais, à l’heure qu’il est, être capable de projeter de telles pensées. Mais un silence d’acier m'en empêche, il se loge au centre de mon être, là où je n’arrive pas à installer la paix avec moi.
Je me suis donnée une heure de tombée, habituellement cela fonctionne bien avec mon cerveau ce type de commande. Après le 26 août 2007 j’apprécierais que ma psyché opère et accepte que j’ai ouvert ma porte à un être indigne de reconnaître la qualité de la relation que je lui ai offert avec honnêteté. Accepter cette erreur qui m’appartient. La seule personne que je peux blâmer ce n’est que moi. Je ne laisserais plus jamais les yeux d’un homme décider de ma beauté. Je travaille sur le dossier et ce n’est pas en perdant des kilos que je vais me trouver belle. C’est maintenant là telle que je suis…La merveilleuse, la sensible, l’unique, la vrai, la rigolote, la fidèle, la poétesse…
Je ne vois pas d’autre bouclier pour me protéger des séducteurs malhonnêtes. Ouf ! -silence- Ce n’était pas facile à verbaliser. Tu as l’art de me faire sortir les vers du nez au figuré comme au concret. Avec toi je ris aux larmes. Sur ces mots, je regarde Patrick avec mes yeux rieurs accompagné de mon légendaire sourire de conquérante.
Milique :
Le fait que tu te sois donnée « une heure de tombée » interpelle beaucoup ! Que tu puisses opérer certains « types de commande » à ton cerveau me laisse éminemment grisé par l’importance que peuvent prendre en soi les choses de l’esprit ! En connaître l’augure doit être bien apaisant.
Tu t‘éprouves entravée par le silence mais vois-tu, il est possible qu’il cesse en surpassant la présence du manque. Ainsi le centre se trouve peut-être à l’extérieur. Dans un autre ailleurs. Et ce n’est pas un malheureux hasard de vie - incandescente brûlure - qui doit en disperser le chant. Il se peut que ce qui nous quitte nous agrandisse ! As-tu remarqué combien l’existence est une longue marche jusqu’à soi ? Et pas un seul obstacle ne saura être suffisant pour empêcher d’ y parvenir. Toutes ces choses qui prennent trop de place finiront bien par se démêler. Car, tu l’as cette force en toi. Alors, ce qui te déchire l’intérieur et te morcelle la conscience, hurle-le à la gueule du grand vide ! Ta sérénité retrouvée est sûrement à ce prix.
D’ailleurs en ce moment même, un reflet de lumière éclaire ton visage et des arcs-en-ciel nacrent le profond de tes yeux. Il se dessine aussi sur tes lèvres l’impénétrable murmure d’un sourire qui semble se déposer, triomphant, sur l’injuste fatalité.
Et puis, je me dois de te dire une chose Nancy : « Je ne laisserais plus jamais les yeux d’un homme décider de ma beauté. ». Jamais je n’ai entendu phrase plus magnifiquement authentique. Elle déborde déjà de ce qui reste à venir, cœur battant et veines vibrantes.
Nancy :
``As-tu remarqué combien l’existence est une longue marche jusqu’à soi ? `` Un véritable pèlerinage que cette vie sur terre. Je dois t'avouer Patrick que la plupart des livres que j'ai lu dans ma vie étaient en majorité axés sur le sens de la vie et de l'incontournable quête du sens. Pour qu'une fiction m'attire je dois entre les lignes sentir la vie couler dans les veines de son auteur. Même chose pour ma propre existence. Durant les cinq dernières années de vie tranquillement mon sang stagnait dans mes veines. Avec le recul je le vois maintenant que cette relation amoureuse me coupait les ailes et me coupait de mon univers créatif. C'est vraiment mon arrivée dans des sites de poésies et ma rencontre avec Harry Steed qui m'a remis sur mes rails. Comme je n'ai plus de force pour hurler mon restant de colère à la gueule du grand vide ! Je n'arrête pas de lire de la poésie en ce moment je me rassasie l'âme et panse mes blessures entre autre avec ``Les dés de chagrin de Robbert Fortin`` un véritable porteur de vie et un amoureux des mots justes.
Je dois t’avouer qu’en ville il y a le sourire d'un homme qui ne cesse de me suivre à longueur de journée. La dernière fois que je l'ai entrevue, il a prononcé mon prénom… mon cœur a pris le large. Il n'en sait rien et je ne dirais jamais rien. Je suis un vieux rafiot en berne de l'amour et je n'ai pas la force physique et mentale d'encaisser un non douloureux ou un oui épeurant. Sans qu'il ne fasse quoi que se soit cet homme me permet de savoir où j'en suis dans ma convalescence du cœur et l’état de mon estime personnelle. Le sourire de cet homme me régénère. Quand il apparaît dans ma tête sans crier garde je m'apaise. Dans le fond son sourire représente à mes yeux celui qui m'a tant manqué... Un sourire chaleureux qui dénote une aisance en société avec beaucoup d'entregent. Grâce à cet homme, je bannis les faces bêtes de ma vie. Je suis une femme généreuse s’est inscrit dans ma chaire. Vive les hommes qui savent porter leur noirceur et possèdent des sourires vibrants de vérité. La gratuité d'un sourire n'a pas de prix.
Mon pénible périple achève. Le Phare ce voulait un geste de volonté, un acte d'amour avec une farouche détermination de me redresser sans honte de l'amour et de l’affection que j'ai donnés et portés pour cette relation amoureuse.
Avec la visite de Patrick au phare je prends conscience qu'il y a des bouts que nous devons faire seule mais à un moment précis le regard témoin de l'autre est souhaitable et même incontournable afin de voir avec un peu plus juste.
Merci Patrick de me tenir la main. Ton geste me redonne confiance face aux hommes.
Milique :
Voilà que la lave qui fusionnait en ton tréfonds a réussi à perforer l’épaisse carapace évidemment protectrice que tu avais endossée. Enfin. Ces mots qui disent, soudains libérateurs, me sont comme un inestimable présent….
Ton cœur pesait le poids du chagrin, claquant en rafales dans un ciel tourmenté de voiles déchirées. Vrillé de craintes et de doutes, le vide lentement rongeait le bord de tes lèvres de tous ces non-dits confinés. Les aubes froides étaient lourdes de souffrance mais, à extérioriser le plus enfoui, doucement à nouveau la chaleur palpite sur le chemin qui mène à demain.
Le but de la relation n’est pas la fusion avec un autre, le but de la relation c’est d’avoir quelqu’un d’autre avec qui partager notre plénitude ».
(Philosophie et Spiritualité).
Un jour, quelqu’un m’a tendu la main et, grâce à cette main tendue, le pulsé de la vie à repris… Alors oui, je t’ai tendu la main et…
Dis-moi Nancy, l’Homme au sourire gratuit, pourquoi n’aurait-il pas le droit de savoir TA vérité ?
Nancy :
Parce que c’est…Je n’ai qu’une expression anglaise pour te l’expliquer. C’est un mauvais timing et il si par malheur il avait un intérêt et bien moi je suis dans un vide post-amoureux. J’ai trop besoin de liberté, j’en ai tellement mais tellement manqué. Je veux juste faire ce que j’ai envie de faire sans aucune contrainte et aucune négociation. Je suis barrée à quarante comme on dit au Québec mon cher Patrick. Je suis ce chat affreusement échaudé. Le miracle ici car il s’agit bien de miracle, il y a une partie de moi qui est prête à ouvrir à nouveau la porte aux rencontres que la vie parfois nous offre avec une synchronicité désarmante.
21:48 Publié dans I- 9 ième partie. Fracassante débâcle | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Matin lumineux - deuxième partie -
J'installe Milique avec moi dans le grand salon ensoleillé . L'endroit même où j'ai observé et démoli mon bloc de colère . Je dépose sur la table les tasses de café pour Patrick et moi . Je suis excitée et gênée à la fois comme impressionnée... Je ne lui dirais pas car je sais qu'il trouverait ça exagéré comme réaction
MILIQUE :
Alors, comment te sens-tu en ce lieu que tu sembles avoir délibérément choisi pour être celui de la réflexion ? Loin de toute agitation. Rejet du tumulte et retour au silence bavard de la seule conversation génératrice d’apaisement futur. Celle que l’on s’autorise enfin avec soi. Moment de vérité que l’on ne devrait jamais occulté. Celui de la méditation?
Nancy :
Avec le phare je constate que la réflexion, du moins la grande réflexion, ne viendra pas de sitôt. Je me suis isolée ici comme un chat blessé qui se cache en attendant la guérison loin de toute civilisation. Le phare est une très belle aventure malgré les regards des touristes qui proviennent de la ville. J'ai un malaise que je n'arrive pas à cerner. En ville le contact avec les hommes provoque une tension dans mon corps
Long silence
Dire, juste essayer de dire est difficile.
MILIQUE :
Évidemment. C'est vrai que tu as de réelles raisons qui t’enjoignent de rester un peu sur la défensive... Tant de souffrances déjà !
Nancy :
Je sais. Au moins je suis encore capable d'avoir des relations amicales. Je sens ma fermeture. Pour une ancienne chasseuse c'est extrêmement déstabilisant d'avoir perdu mon assurance de séductrice. Ma dernière vie de couple a modifié dangereusement ma perception des relations hommes / femmes J'ai peur d'être devenue une femme aigrie Patrick...
MILIQUE :
Tu es passée par cette période de convalescence obligatoire... Tous les traumatismes imposent cela... Alors dans un premier temps amical oui, platonique oui mais... Je te crois encore très douloureuse. Pourquoi dis-tu que tu es aigrie ? Qu'est-ce qui te fait dire cela ?
Nancy :
L'espoir se meurt souvent en moi. Quand je pense aux possibilités de partager à nouveau ma vie avec un homme signifiant. J'ai un espoir qui requière la patience du jardinier. Je tente inlassablement de semer des brins d'espoir en moi. Le plus ardu c'est d'enlever mes mauvaises visions au jour le jour. Travailler ma terre. Suis-je de la bonne terre ? J'en doute constamment
MILIQUE :
Tu es de la bonne terre. Sur ton terreau a déjà fleuri de jolies fleurs, non ?
Nancy :
Je suis un cordonnier mal chaussé. Je voudrais tellement être un Zinnia Élégant fier et droit. C'est une fleur tellement solide et belle mais j'ai la fragilité des Pensées qu'un rien abîme.
MILIQUE :
Peut-être es-tu trop impatiente ? Il n'ai pas sage de faire comme si rien ne t'avais affaibli. Avant de décider que tu vas être forte, il te faut le devenir.
Nancy :
Comment faire Patrick ? Ce n'est pas la première fois que tu me fais remarquer cette impatience chez-moi J'ai de la difficulté en prendre réellement conscience.
MILIQUE :
Tu sais Nancy, il est terriblement difficile de se faire le passeur de sensations. Chaque personnalité est si différente. Et puis tu es une Femme. Comment saurais-je penser avec autant de sensibilité que tu peux le faire ? Je pense que tu en es à la mutation, à la métamorphose. Que peut-être que tu cherches le feu. Fais attention toutefois à l'incendie.
Nancy :
Avec moi pas de demi-mesure. J'ouvre où je ferme. Maintenant j'ai une peur terrible du feu. Il n'y a pas de moyens de se payer une police d'assurance d'amour en ville. Comme il n'y a pas de raccourci pour connaître quelqu’un. Nous embarquons où nous n'embarquons pas pour vivre l'aventure à l’ombre de la méconnaissance de l’autre et de soi et de ce que la chimie des deux provoquera à long terme.
21:47 Publié dans I- 9 ième partie. Fracassante débâcle | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Matin lumineux - première partie -
Petite Nancy serait fière de moi. Quatre mois que je suis non fumeuse. Que je savoure la vie. L'ivresse d'être à jeun et lucide. Juste à penser au mystère du souffle j'en ai la chair de poule. Dans ce matin lumineux, j''aimerai avoir quelqu'un avec qui échanger.
Dans ma vision périphérique,Il y a du mouvement. Je détourne lentement mon regard vers la plage au loin un homme marche. Il semble venir vers moi. À l'instant même une certitude. Il est l'heure de casser la solitude de la gardienne. Il est au pied de l'escalier. Nos regards se croisent. Je n'en crois pas mes yeux. C'est bien lui...
Je romps le silence
NANCY :
Cher Patrick, Bienvenue au Phare ! C'est un honneur de t'accueillir ici
MILIQUE:
C'est ici ton lieu de retraite. J'ai fait tout ce chemin tu sais...
NANCY :
Quel chemin ? Celui qui mène au phare ?
MILIQUE :
Oui, et aussi celui que je me suis autorisé à faire jusqu'à toi. Tant de fois déjà je suis venu au bout de la jetée disperser mon regard dans le vaste océan. Si souvent j’ai été tenté de venir jusqu’à ce phare qui paraissait m’encourager de son faisceau rythmé. Mais, par humilité et surtout , par respect... Tu comprends ? Je sais tellement combien la solitude est apaisante parfois. Alors, pourquoi ce matin, mes pas ont-ils franchis cette courte distance protectrice que tu avais pris soin d’interposer entre toi et l’agressivité possible du quotidien.
J’ai eu comme la sensation que c’était le moment. Je me suis même imaginé, cela est-il possible, être attendu ! Ça n’est décidément pas un matin comme les autres. Oh, rassure-toi, ma conscience est forte de ne pas avoir grand-chose à apporter en ce lieu. J’ai hésité encore un infime instant à m’approcher et puis… mon envie d’entendre le son de ta voix a été plus forte que ma réticence naturelle à…
NANCY :
Cassons nos réticences cher ami, moi c'est ton regard que j'avais hâte de croiser comme une confirmation de notre amitié nouvelle
MILIQUE :
Alors, concrétise ton contentement en me laissant faire quelques pas de plus...
NANCY :
Entre je vais te préparer un bon café
MILIQUE :
Merci à toi ! Je l’accepte bien volontiers. Tu connais mon goût pour ce nectar… Tu sais, c'est que j'ai tellement peur de déranger, toujours. Il n’est pas anodin qu’il faille effectuer ce chemin pour parvenir jusqu à toi, jusque dans ce repère entre silence et vacarme qui jongle avec les perspectives changeantes proposées par l’horizon. Ce lieu semble bien avoir été choisi pour y installer ta mise en retraite volontaire. Je ne sais pas si en de telles circonstances, j’accepterais la démarche !
NANCY :
Aux nombres de bouteilles à la mer que tu m'as déposées à chaque matin sur la grève du phare, je ne peux pas faire autrement que t'accueillir avec joie. Tu ferais de même avec moi j'en suis certaine. Car toi et moi n'arrivons jamais avec nos gros sabots chez les autres. Nous avons la délicatesse de demander si nous pouvons avancer chez l'autre. Je te rassure tout de suite. Ce matin je me suis levée en me disant : J'aimerais avoir quelqu'un avec qui échanger. Je ne pensais pas que la vie allait m'envoyer de la si belle visite. Tu es Milique...
Tu es vraiment Milique ? Ici avec moi !
MILIQUE :
Je suis bien Milique. C’est troublant cette confuse perception d’ondes d’attente tout à l’heure face à l’immensité.
NANCY :
Je n'en crois pas mes yeux ! Toi ici...
MILIQUE :
Oui moi. Que moi.. Je suis ce quelqu’un. Mais peut-être pas le quelqu’un attendu ! Pas trop déçue j'espère ?
Je suis bien ici. Je sais bien que j’y suis en lieu sûr, et il suffit grandement à mon bonheur que tu m’en ai ouvert l’accès. Ce phare est vraiment un gîte de granit érigé dans l’immense instable. Pardonne-moi d’être venu troubler l’ordonnancement des souffles de silence. Cet endroit respire l’apaisement. J’aimerais simplement être sûr que cela soit aussi ton cas !
NANCY :
Oui, le ciel est bleu et puissamment lumineux. Aucune tempête à l'horizon. Profitons de cet accalmie pour prendre pleins de silences apaisants ensemble cher ami et j'aurai le plaisir d' entendre tes mots...Tu es un porteur de mots que je respecte et estime. Je parle , je parle, allez entre...
21:46 Publié dans I- 9 ième partie. Fracassante débâcle | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
13.05.2007
Fracassante débâcle
12:10 Publié dans I- 9 ième partie. Fracassante débâcle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
En ouvrant mes yeux
Aujourd'hui c'est son jour anniversaire
Ma dernière étape de deuil
Je fais le ménage
De mon portable
J'élimine les textes qu'il m'a inspirés
et les dépose au phare sans les renier
De ce portable offert par lui
J'efface les traces de son passage
Osti que ça fait mal encore
Ce n'est pas demain la veille que je vais pardonner
Son unique et énorme mensonge
Quand je buchais sur 'Fresque de la quotidienneté'
Il m'avait dit : Ça va t'donner - fuck all -écrire !
Cimetière de textes...
Je l’ai rencontré au matin hasardeux de mes 39 ans
Vif
Combattif
Sensuel
Ardant
Tranchant
Généreux
Actif
Fougueux
Sensible
Des griffes de femelles l’avaient écorchées
À vouloir le transformer
Elles avaient abîmé sa matière première
Son rire
Son estime
Sa créativité
Son ardeur
Sa liberté d’être
Sa curiosité
Avec mes yeux de vieille antiquaire
J’ai flairé un être exceptionnel, voir rare
Ses cicatrices le rendaient
Si beau,
Si séduisant
Si vibrant
Il est de la lignée des explorateurs et des sorciers
Ce grand guerrier a daigné s’arrêter devant moi au passage.
Il m’a regardé de plus près
En silence mon respire c’est modifier
Une chaleur réelle dans ma poitrine
Il a persisté du regard
Je résistais mentalement
Le corps a cédé sous la digue
Il a tant déversé d’amour
En geste
En regard
En mea culpa
En pardon
En colère
En caresse
En baiser
En parole
Que je lui ai donné les clefs de mon barrage
Depuis il fait sa « run »
Et veille sur mes nuits.
Nancy
21 sept 2005
À mon partenaire de vie X
Dès les premiers instants au dernier ``Je t’aime``
Des sourires gratuits et gratifiants
Des regards pénétrants et aimants
Des gestes simples et spontanés
Le mystère intrigue
L’envoûtement opère
L’ensorcellement persiste
Des envolés de rire et de musique
Des caresses généreuses et à profusions
Des baisers assoiffés d’encore et encore
La peur chuchote une machination
L’inquiétude marmonne des doutes
La crainte murmure encore et encore
Le quotidien prend le dessus
L’implacable vie se meurt
L’amour arrive juste après
Nullement avant l’ivresse…
L’aurore les bénit
Lumière en commun
Sentiments en corps accueillants
Rythme cardiaque apaisant les rituels du quotidien
Chaleur de peau caressante
Le combat de vie s’allège sur le rebord des draps défaits
Dès le réveil chance inouï d’aimer en deux
Les sens se tiennent en boucles de promesses
La maturité se manifeste à merveille
Prémisses pour la simplicité
Assurance des rêves éveillés
Regards en soleil levant
Souhaits d’un meilleur jour surgissent
L’espoir tient le coup
Le contrat inexistant solidifie l’union
La liberté malgré les balises de société
L’affranchissement dans l’intimité
Épanouissement commun
Nancy mars 2006
Douche froide
Face cachée
Carreaux de fenêtre
Sur ton corps découpé
En lumière lampadaire
Relation aux enchères
Fantasmes assassins
Brise espoir
Coupe estime
Je meurs en silence
Dans la tiédeur de notre lit
Ta main rêve d’être ailleurs
Ta main n’émet plus mon corps…
Nancy Novembre 2005
Le ciel m'est tombé sur la tête
Au milieu des éclats
De ciel bleu
En corps debout
Déchirure du cœur
Blessure d’estime
Massacre sentimental
Immuable réalité
Tout autour
Des miettes de bonheurs
Éparses
Une à une
Les ramasser
Avec la patience de l’archéologue
S’assurer d’avoir chaque pièce significative
Reconstruire la base de l’histoire
Au milieu des éclats
De ciel bleu
En corps ébranlé
De l’intérieur
Eau brûlante
Braise d’amour
L’espoir manque d’oxygène
Tout autour
Des miettes de bonheurs
Éparses
Une à une
Les ramasser
Innée 6 août 2006
Cuissante blessure
Je t’ai fait don
De ma compréhention des hommes
De mon humour
De mon ouverture d’esprit
De mon indulgeance
De mon soutien
De ma tenacité
De ma disponibilité
De mon honnêteté
De ma confiance
De ma fidèlité
De mon désir
De mon amour
Je te les laisse en héritage
Je me fais don de ma liberté
Pour faire mon deuil en paix
Nancy
Le verdict est tombé
De toi
Ma verve est morte
Mon cœur est aux soins intensifs
Ma colère est éteinte
17 sept 2006
10:25 Publié dans I- 9 ième partie. Fracassante débâcle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.04.2007
Assise au Boud du Monde
En ville
La tempête a sévi pendant 8 jours
Le week-end dernier en pleine nuit
À deux mains jointes avec un puissant cri du ventre
Je suis venue planter mon épée de guerre
Dans la pierre de l'inébranlable assise du phare
Plus le gout d'être vulnérable
Plus envie d'être agressive
Choisir le difficile chemin de la paix n'exclut pas de mener bataille
La juste
La grande
La digne
Celle qui me transmutera en conquérante
Développer une certaine souplesse face aux inepties de la vie
Après cette bref escapade au Phare
Je suis retournée en ville...
J'avais beau parler, penser, verbaliser ou visualiser
Je n'arrivais plus à voir clair
D'avoir du recul
Devenir juste observatrice
Surgit une solution instinctive
Changes-toi les idées Nancy !
Festoies même si tu as les nerfs tendus
Les peines de job c'est tout de même moins heavy que les peines d'amour
Je me suis installée quatre soir d'affilées au Boudoir
À boire des pintes de Griffon -de la rousse-
Parfois accompagné par des êtres que j'estime et apprécie
Bonne nouvelle
Mon fond est solide
Je l'ai testé
Il tient le coup
J'ai même ri de bon coeur
Mercredi soir j'y suis allée seule après le gym
Deux heures de silence intérieur
En apnée au travers des sons de bouches
Deux heures à observer les derrières de têtes des fumeurs
En évitant d'inhaler avec eux
Deux heures à me calmer
Afin de sentir émerger en moi le gout de rentrer à la maison
Hier vendredi la Tempête c'est résorbée d'elle-même
Je suis demeurée immuable
L'échine bien droite
Je n'ai pas bronchée d'un iota
Je le confirme mon regard vaut milles mots
Il est perçant et percutant
I drink to that !
J'ai passé le test de l'épuisante traversée
Je m'en vais me coucher
Nancy gardienne en son lieu
20:50 Publié dans H- 8 ième partie. En attendant la débâcle | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
15.04.2007
En signe d'amitié
La bête est toujours dans les bois
J'ai perdu sa trace comme le sens des mots qui me lie à elle
J'aimerais avant de quitter le phare avoir contact visuel avec elle
Mieux caresser sa tête et déposer un baiser sur son museau
Ensemble côte à côte dans un silence de bord de mer
À la bête
Si je n'avais pas eu tes empruntes à lire en arrivant au phare
Je m'aurais noyé plus d'une fois dans mes larmes
Sans m'en rendre compte
Découvrir ton talent m'a changé les idées dans des moments stratégiques
Le temps d'aller suivre ta trace dans les bois me sortait des ravages de la tempête
Aujourd'hui tu nous laisses plus aucune pistes
Merci à toi la bête !
N'oublie jamais que nous sommes toujours le phare de quelqu'un
Contradiction sur quatre pattes
Je te salue bien bas
Il y aura toujours une place pour toi au phare
Une bonne bouteille de rouge t'attend
Nancy
15:55 Publié dans Y- Journal de bord | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
14.04.2007
Charlotte merci!
Vendredi saint dernier cela à fait un an que ma chatte Charlotte a disparu
.
Pourquoi je parle de sa disparition ?
Car en bout de ligne c'est à elle que je dois mon départ, de ce lieu où je vivais en couple.
Après son départ, je me souviens que chaque matin, j'allais crier son nom avec l'espoir de la voir accourir vers moi. Mais un matin en ouvrant j'ai eu une reflexion qui m'a cloué le bec.
Est-elle entrain de me dire de partir d'ici?
J'ai refermé la porte sans crier son nom.
Fin avril départ de Charlotte
Fin juin la vérité commence a montré le bout de son nez dans un bureau de médecin
Fin aout une femme voit la photo de Charlotte sur mon blogue de l'arrière boutique où j'avais inscrit en dessous : Elle a disparue un vendredi Saint. À quand les miracles pour les animaux ?
Cette femme prend contact avec moi le jour où je pensais revenir vivre avec mon partenaire...
Grâce à la photo de Charlotte cette femme m'a offert le morceau du casse-tête qui me manquait pour voir apparaitre une histoire horriblement décevante et surtout troublante.
Je ne vis pas une peine d'amour, non !
Je vis la longue convalescence d'une blessure sévère au coeur
J'ai reçu dans mon dos le coup tranchant de la trahison
Comme Charlotte je ne reviendrais plus.
La gardienne fait des vagues
09:15 Publié dans H- 8 ième partie. En attendant la débâcle | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
09.04.2007
Malaise
Depuis vendredi je fais la navette entre la ville et le phare
J'ai un malaise dès que je mets mes pieds ici
Je repars aussitôt
Et je reviens...
Debout au bord du malaise
J'observe l'amère
Une envolée d'idées merdiques s'enfuient au loin
De la merde même pas digne de devenir fumier
De la douleur même pas un temps soit peu artistique
De la pudeur de vielle fille aigri
Le malaise
Je porte un malaise
Et le malaise persiste
Pourquoi je m'arrache le coeur à sortir les mots de ma tête ?
Nancy gardienne en ce lieu
12:10 Publié dans H- 8 ième partie. En attendant la débâcle | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
21.03.2007
Traces dans la neige fondante
Autour du Phare j'ai observé les traces d'une bête
Elles sortent du bois et se rendent au rivage et retournent dans le bois
Je me suis approchée pour analyser les empreintes
Il y a quatre coussinets d’orteil
L'empreinte des griffes est visible
L'empreinte du pied est allongée et symétrique
L'empreinte des pieds postérieurs est légèrement plus petite
La longueur moyenne de l’empreinte est de 6,5 cm
L'empreinte est plus petite que celle du loup
Que fait cette bête ici au phare au milieu de mon antre imaginaire
Une belle bête d'une pureté rare
J'aime revenir sur ses traces et la lire
La Gardienne du Phare apprivoisera t-elle la bête ?
...à suivre
22:30 Publié dans H- 8 ième partie. En attendant la débâcle | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
18.03.2007
La violence d’un fantasme
Le virus de la grippe m’assaille à nouveau
Mon nez coule
Mes yeux piquent
Mes poumons crachent le désespoir du souffle
Mon cerveau flotte dans le formol de ma boîte crânienne
Mon corps carbure à haute température
Je ne sais si c’est mon état de santé ou la fin de ma peine d’amour
Je ne peux plus fuir mes fantasmes de violences à son égard
Je rêve la nuit que je suis plus forte que lui physiquement
Je rêve que je lui casse la gueule à pleines dents
Je tape en perdre haleine
Il ne bouge plus
Je le regarde gisant par terre avec aucune pitié
Je tape encore…
Mais dans la réalité il n’en ai rien.
Il est entrain d’en séduire une autre à milles lieux de notre histoire
À milles lieux de ma peine
Il s’en lave les mains car sa philosophie de la vie se résulte à une seule phrase
« Fais ce que tu veux mais, ne te fais pas prendre »
Avec une mentalité comme celle-là. Il n’y a pas d’amis(es), pas de partenaires d’affaires, pas une blonde qui tiennent la route. Avec ces mensonges il a offensé mon intelligence, profané mon corps et trahit le meilleur de notre relation.
Ces images violentes je les dépose au phare pour les neutraliser
Il ne mérite ni ma peine ni ma haine ni ma colère car elles ne sont que le revers de l’amour que je lui portais. Il mérite que mon indifférence. Je l’expédie dès aujourd’hui dans le néant .
Mon cœur se vide de lui et ferme la filière de mon histoire avec MonGrand
Oups! Ma bouilloire siffle
Je me prépare un thé de la compagnie Algonquin
La tonique à la comptonie voyageuse
C’est un stimulant immunitaire
La vie a bien changé depuis mon arrivée au phare
Le 26 août 2006 j’étais complètement dévastée de l’intérieur
Le 18 mars 2007 je me sens vraiment mieux
Et là je parle de tisane
Hé ! Hé !
Je suis loin de la frustrée qui s’allumait avec ses mégots de cigarettes
Je regarde par la fenêtre
Je plisse mes paupières
Je visualise le printemps
Je pressens le jour de la débâcle avec espoir
La gardienne du phare solidifiée en ses assises
17:30 Publié dans G- 7ième partie. Hibernation | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
11.03.2007
Comme qui dirait l’autre : Il est moins une !
Le phare de Cabo San Vincente photo prise par marraine 2006
Je suis enfin arrivée
Le silence du phare est tellement bénéfique pour mon mental et mon moral
Quand je saute une semaine sans venir ici, je cumule des futiles inquiétudes.
J’encaisse les ondes négatives que me projettent les médias
Je sens ma volonté s’amenuiser
Je focalise difficilement sur mes besoins réels
Je me perds un peu de vue
Cette semaine durant mon entraînement, j’ai fait une fine observation sur un de mes comportements. C’est toujours sur la bicyclette stationnaire que j’ai mes plus beaux flash. J’ai développé au cours de mon existence l’art de me dégonflerJe l’admets et j’en prends pleinement conscience.
Je peux le confirmer maintenant
Cette néfaste attitude a sérieusement contrecarrée mes chances de devenir…
Une poétesse acquéri et mature
Une comédienne en pleine possession de ses moyens
Une grande comique
Une artiste peintre accomplis
Une femme pleinement épanouie avec 2-3 marmots à voir grandir
De rencontrer un homme droit, le digne et respectueux partenaire de vie
L’antidote pour ces phases de dégonflagesAgir aussitôt que je sens me vider de mes rêves
Aussitôt que je m’éloigne de mes visions
J’entraîne plus que mon corps
Je muscle également ma volonté
S’entraîner c’est développer l’amour de la répétition du même geste
Sans ce décourager et dès que tout devient facile en ajouter pour encore recommencer
Demeurer non fumeuse et manger autrement solidifient ma volonté et améliore ma fierté personnelle. De Dire le fond de ma pensée, visualiser mon avenir sans la peur des embûches et d’être fidèle à ma propre sagesse m’apaisent. La grande autonomie intérieure demande de la vigilance, de l’assiduité et de l’amour de soi. D’avoir mis à jour ce mécanisme de sabotage dans mes traits de caractère m’ouvre une porte sur des solutions de redressement intérieur qui peuvent carrément changer tout le cour de mon existence. J’en suis profondément convaincue.
Libre d’aimer
Le phare est un lieu magique et sacré.
Je suis magique et sacrée
La vie est magique et sacré
Vous êtes magiques et sacrés
Quand allons nous tous ensemble protéger ce mystère magique qu'est notre souffle?
La gardienne le nez au vent.
23:15 Publié dans G- 7ième partie. Hibernation | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
27.02.2007
Debout dans mon axe
Le Soleil
L'astre sublime
En dessous du symbole du phare
Se cache
Ma vérité première
Le tournesol
Ma nature profonde
Capteuse de lumière
Veilleuse de nuit
Raisonnement magnétique
Depuis toujours
L.humain me fascine
Chaque individu est une porte sur une partie unique de l’univers
J’aime tout croche
J’aime sincèrement.
J’aime sans détour
J’aime et je n’y peux rien
J’aime à milles lieux de la mièvrerie
Quand mes yeux se pausent sur vous.Ce que vous voyez dans mon reegard c’est le reflet de votre beauté caché
Bien souvent cette beauté-même que ne vous a pas confirmé enfant
Je n’y peux rien j’observe et capte votre naufrage
En face de moi vous vous dévoilez sans retenu et sans crainteLa première fois que vous vous confiez vous avez peur
Je le vois dans vos yeux
Je lis sur l’expression de votre visage : " Je ne peux pas croire que je suis entrain de lui dire ça !
Personne ne sait ça ! "
Il est là mon don.
Assis devant moi vous vous entendez pour la première fois.
Vous trouvez vos propres solutions.
Vous me dites merci pour vous avoir aider.
Et comme toujours je réponds : Je n’ai rien fait, je vous ai juste écouté
Dans la tempête, vous avez aperçu une lumière.
Une fois l'esprit clair et hors de danger
Vous poursuivez votre voyage loin de mes rayons
Et je retourne dans un silence bercé entre la mer et la terre.
Je suis porteuse d’espoir.
Avant d’éteindre la lumière venez me voir…
Dans le silence de la tour
Je veille à conserver mon don allumé
Chaque individu est une porte sur une partie unique de l’univers
J’aime cet univers dans son ensemble
La lune
L'astre mystique
Nancy Bourdages debout dans son axe
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21.02.2007
Piste émergeante
Mes yeux se sont ouverts sur le réveil-matin 5 h 43
Je me souviens de la fin de mon dernier rêve
Je suis sur un lit d'hopital j'ai un drap blanc très léger qui couvre tout mon corps incluant ma tête
Je sens que mon lit est transporté rapidement
Je suis somnolente
J'entends une voix d'infirmière me dire
" Nous vous avons donner un calmant, nous devons vous opérer immédiatement, vous êtes due pour une poubelle"
Ce réveil cuisant de vérité me confronte à jeter les rêves inutiles qui prennent de la place pour rien.
Je jette à la poubelle.
1- Le voeu de mettre un enfant au monde.
2- Le souhait d'une intervention chirurgicale pour ma poitrine
3- Tous mes vieux rêves artistiques qui obstruent ma créativité immédiate
4- Toutes mes illusions sur la vie à deux.
5-Tous les regrets des occasions manquées de me démarquer.
Ouf!
C'est suffisant pour aujourd'hui
Je vais aller me préparer un expresso gato negro bien tassé
Le paysage autour du phare est sublime
Un matin rose blanc
Je suis fière de moi
Je m'alimente mieux
Je m'active
Je suis non fumeuse depuis le 3 janvier
Et j'ai même 3 livres en moins
Je n'en demandais pas autant et pourtant....
Je commence à sentir l'énergie émerger de mon bas ventre
Je vibre de partout
Une remise en forme c'est sérieusement efficace
Mon moral, mon mental, et ma force d'attraction changent
Je suis entrain de virer le capot de bord comme dirait mon père.
Je l'écris encore
Je suis fière de moi
Pleurer debout donne des ailes
Mon sourire pointe l'horizon
Mes rêves éveillés sont à jour
J'aime la vie et la vie m'aime
Nancy Bourdages gardienne de son phare
07:10 Publié dans G- 7ième partie. Hibernation | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
16.02.2007
14 au matin
14 au matin en ouvrant mes yeux, ils étaient déjà pleins d’eau…
![]()
Juste une fête commerciale qui me rentre dedans
Juste une femme seule parmi tant d’autres
Juste un pincement circonstanciel
Juste une vague de peine d’amour
Juste hâte que la braise s’éteigne
Juste le malaise de l’aimer encore
Juste fermer les yeux et rêver que le pire est déjà passé
Juste le réveil qui tarde à sourire
La gardienne du phare
Je marche en essayant de ne pas faire de bruit sur un plancher qui craque...
Image du coeur une oeuvre de www.guiolo.com
21:00 Publié dans G- 7ième partie. Hibernation | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
11.02.2007
Un coup de balai et up ! dans le porte-ordures.
La maison du phare est bien rangée
Chaque chose est à sa place
Il me reste plein de thèmes symboles incontournables
-La religion
-Les hommes
-L'existence de Dieu dans ma vie
-Le sens de ma vie
-L’action planétaire
-L’avortement de mes talents artistiques
Oups ! Ce dernier sujet fait émerger une boule de plomb dans ma gorge. Cette boule de plomb est une indicatrice redoutable quand elle émerge¸, je ne peux plus reculer. Elle balait tous les doutes sur son passage. À cet instant il ne me reste plus qu’à plonger car cette faille ne demeure jamais très longtemps ouverte et elle se referme facilement pour 10/20 ans sans aucun problème. Je plonge dans le vif du sujet. L’oxygène que génère le saut du plongeon permet à mes nœuds de se consumer et se transformer en cendres. Cette indication que je suis sur la bonne voie d’un redressement intérieur personnel opère depuis une période de ma vie que j’ai nommée la grande noirceure . État dépressif avec idées suicidaires. À cette époque les antidépresseurs n’étaient pas monnaie courante. J'ai trainé une dépression non diagnostiquée pendant 3 ans pour aboutir dans un état critique au Centre de Prévention du Suicide du Saguenay et je dis encore mille fois merci à Fabienne l’intervenante sociale qui m’a si bien écoutée et accueillie sans jugement et sans imposition de quelques croyances que se soit MERCI !!! Qu’importent les périodes de vie que je traverse cela se certifie et se solidifie en moi de jour en jour et comme dirait mon père : "c'est clair comme de l'eau de roche" Je suis un être qui en appelle à sa liberté d’être loin des croyances, des religions et du jugement.
La chose la plus difficile dans ma vie sur laquelle je travaille tous les jours et ce sans relâche, c’est le non-jugement. Le non-jugement est un art …Un art noble et difficile à pratiquer. Le ménage c'est magique pour classer, gérer, contempler les résultats obtenus et les projets en construction.
La maison du phare est bien rangée
Chaque chose est à sa place
J'y trouve ma juste place
Ma place légitime
Nancy la gardienne du phare
13:55 Publié dans G- 7ième partie. Hibernation | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
29.01.2007
5 mois
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5 mois déjà que je viens au Phare
Mes cendriers sont propres depuis 25 jours
Je m'oxigène face à la mer
Je mange mieux
Les soirs où je le pleure, comme si c'était hier, sont de moins en moins lourds à assumer
Je laisse couler la source, elle fait le ménage qui s'impose
Tranquillement
Je retrouve
Mon acuité intellectuelle
Mes espoirs
Mon sourire
Ma libido
Mais, par-dessus tout
Je récupère mon estime
Cet hiver j'avance lentement avec la force tranquille et immuable du brise-glace
À Cap fierté je bonifie ma vie réelle grâce au pouvoir créateur de l'écriture.
Nancy, la gardienne du phare.
00:15 Publié dans G- 7ième partie. Hibernation | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
28.01.2007
Le sujet est de taille
Durant toute la semaine je revenais au phare
Et dans ma tête il avait tout le temps des mots
Taille forte
Grosse patate
Hippopotame
Baraquée...
Depuis toujours
J’ai des périodes troubles où je me trouve réellement laide
Je n’en parle plus de cette grande déception naturelle
Ces crises superficielles je les vis en silence
Je sais ! Je sais ! Je sais !
Je sais …
Je vous entends.
Je suis d’accord avec vous
Je suis une belle personne
Merci !
Mais venez pas me dire que la beauté intérieure fait bander les hommes !
C’est là que le bas blesse
Quand tu rentres dans un lieu publique pour la première fois.
Ton poids te porte préjudice dès ton entrée
Faut être fait fort pour conserver le sourire dans ces conditions
Qu’est-ce qui colle à merveille aux personnes ayant un IMC au-dessus de 25 ?
Paresseuses
Pas de velonté
Goinfres
Inertes
Repoussantes
Heurk
Grosses cochonnes
Full reject
J’arrête ici le cœur me lève tellement la colère monte.
Maintenant qu’est-ce que je fais avec cette prise de conscience
Désirer être la plus belle…mais la plus belle de quoi en fait ?
Aujourd’hui au gym, j’ai observé les gens qui s'entraînent
Ils pédalent avec rage, douleur et stress et ce même s’ils ont de beaux corps en santé.
C’est là où je ne suis plus la même avec cet entraînement-ci
J’y suis avec le bonheur que mon corps puisse encore se mouvoir
Sentir mes muscles chauffer de bonheur
Sentir mon cœur pomper à la vie
Sentir ma peau libérer des toxines
Sentir la fièreté dans mon bas ventre, là où gît ma volonté.
À chaque coup de pédale, un pardon
À chaque redressement assis, une modification
À chaque poussée, une libération
À chacun de mes passage au gym, une victoire
Je pardonne à la vie
Je pardonne à mes parents
Je pardonne à tous ceux qui ont ri de moi et de mon apparence au cours de ma vie
sans prendre le temps de me connaître.
Je pardonne à l’homme qui m’a déjà dit après un soir de première : Quand on est mal foutu on ne se montre pas sur une scène.
Je pardonne à celui qui m’a déjà dit : Tu es merveilleuse, tu es la meilleure baiseuse que j’ai connue, tu es intelligente et tu es plus bright que ma psychologue mais tu n’es pas le trophée que je peux amener dans un souper de famille.
Je pardonne à celle qui m’a dit : Quand on est gros Nancy ont ne porte pas du bleu pâle !
Je pardonne à la personne qui m’a déjà dit : As-tu déjà pensé que si tu ne trouve pas d’emploi, c’est peut-être dû à ton surplus de poids ?
Je me pardonne toutes ces années où je me suis dénigrée à outrance.Que ma beauté intérieure repose en paix dans un corps joyeux et en santé
Dans mon corps...
Wow !
Je viens de jeter un gros morceau à l’eau
Mes mots provoquent des gestes
Du geste nait l'action
La gardienne du phare signe et persévère
15:50 Publié dans G- 7ième partie. Hibernation | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
21.01.2007
Transposition symbolique
Cesser de fumer
Modifier mon alimentation
Cette grande remise en forme
C'est simple comme bonjour en pensée
Ardu à incarner dans le quotidien
C'est ma bataille depuis mon enfance
Mon premier régime alimentaire je l'ai vécu à 11 ansEn troisième année je pesais 100 livres (49 kilos)
À cette époque je ne sais pas pourquoi mais on nous pesais en classe devant tout le monde
À partir de ce jour pas une journée c'est passée sans que l'on me rappelle
Cette image de phénomène de foire que je projetais
Je présume que cette année là il avait besoin de statistiques…
Ce souvenir est remonté en moi car là où je m’entraîne je n’ai pas encore vue une seule personne de taille forte
Aussi loin que je me souvienne,
il y aura toujours des gens pour juger, pour dévaloriser et blesser les autres à même leurs faiblesses.
Avec ce redressement de mon capital santé
Je développe ma souplesse intérieure
Face à la séduction
Face à la sexualité
Face aux hommes
Face à la vie à deux
Face à ma volonté
Face à ma gourmandise
Face aux jugements des autres
Face à une image irréaliste
Face aux médiasC’est pas de la tarte ce volte-face
Mais cette fois-ci j’ai une bonne perception des enjeux et des efforts à fournir
Il en est ainsi jusqu’à la fin de mes espoirs terrestres
Je ne sais pas si c’est la symbolique du phare qui opère ce changement
Mais je me sens solidement ancré dans ma démarche
Le présent incarné est une promesse d'avenir et un passé révolu
La gardienne du phare en action
23:10 Publié dans G- 7ième partie. Hibernation | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
16.01.2007
Première bordée
Matin gris
Blanc de neige
Protection boréale
Ma terre peut enfin geler en paix
Lâcher prise
Le printemps finira bien par m'éveiller
Innée en silence de glace
22:00 Publié dans G- 7ième partie. Hibernation | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
09.01.2007
Nuits mouvementées
Depuis la dernière cigarette
Mes nuits sont cauchemardesques
Entre deux rêves angoissants
J'accours au phare
Juste m'imaginer ici m'apaise
Le ciel de nuit est splendide
Fidèles au poste, les étoiles brillent
Plein feu sur la voie l'actée
J'attends avec impatience
Le ciel bleu azur sur un tapis blanc par une nuit claire et froide de pleine lune.
À ce moment précis le décor devient du cristal pur
Une autre bonne respiration et je retourne au lit.
Le fleuve est calme il n'y a que des navires fantômes traversant mes pensées.
La gardienne du phare
00:45 Publié dans F- 6ième partie. Passage à l'acte | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
07.01.2007
Gestes significatifs
Les brise-glace sont inactifs sur le fleuve
Qu'est-ce qu'un brise-glace sans glace ?
Sans raison d'être la vie est difficile.
Je n'ai pas fumé depuis jeudi.
Demain en ville
Je rencontre un entraîneur pour monter mon programme de conditionnement physique, six mois que je me prépare mentalement à cette transformation. Je jette aux poubelles de vieilles motivations qui ne m’ont jamais fait tenir le coup dans mes tentatives de mises en forme.
Voici la liste à jeter
Être bellePlaire aux autres
Le mensonge de l’éternelle jeunesse
Des seins fermes
Des fesses de fer
Devenir une femme de rêve
Porter un bikini sans rougir
La liste à conserver
Bonne énergie physique
Prendre soin de moi
Augmenter la force de ma volonté
Me sentir bien dans ma peau
Avec l’atteinte d’un poids santé, je conserve de petits yeux, une petite bouche, des seins tombants et un gros cul ! Je suis miraculeusement imparfaite et j’adhère à tout ça.
Diminuer l’effet du stress, de la vie de tout les jours, sur mon corps.
Déprogrammer les images trafiqués par les médias, la publicité et le marketing qui n'ont rien à voir avec ce que je suis et avec ma réalité.
Aller à la piscine municipale et m’entraîner en faisant fi des regards qui jugent avec un sourire moqueur.
Aucun objectif, juste intégrer les bons gestes au quotidien.
La gardienne du phare en transformation
Le phare en rénovation
17:35 Publié dans F- 6ième partie. Passage à l'acte | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
30.12.2006
Dialogue avec le Père Noël dernière partie
Nancy : Père Noël ! Je sais ce que je veux te demander !
IL y a un silence de mort dans la maison. NOOOOOOOOOOOON!
Il est parti. Mon déjeuner est encore tout chaud sur la table. Il y a une lettre, elle m'est adressée
Chère Nancy,
Tu n'as plus besoin de moi. Ma mission est accomplie auprès de toi. La tristesse qui s'accrochait à ton cœur c'est enfin décollée de ton mental. Tu as tout en toi pour exhausser tes vœux. La liberté si petite soit-elle est à l'intérieur de toi et elle t'appartient. Tu as les reins solides pour encaisser les coups dures mais tes reins peuvent servir également à accueillir la simplicité du jour nouveau et de t'émerveiller de voir, entendre, bouger, toucher et goûter la vie. Tout ce que tu as inscrit sur ta liste est réalisable comme toujours tu es raisonnable. Oui part faire ce voyage en France, oui écrit un autre recueil, le troisième sera mûre et fin prêt à offrir aux autres. Ton nouvel emploi correspond à tes attentes sociales, tu vas y demeurer longtemps. Ton inscription au conditionnement physique est le plus beau cadeau que tu pouvais t’offrir même moi je ne pouvais pas faire mieux. Ton avenir sera mouvement. Notre société a besoin de plus en plus de gens comme toi et pour y répondre ta santé physique et mentale est primordiale. Le mouvement appelle à la souplesse.
Tu n’as pas indiqué sur ta liste un amoureux ? Ho ! Ho! Il est important que tu y crois. Il est déjà là, ton cœur n’est pas disposé, c’est la seule raison pourquoi tu ne le vois pas et ne l’entend pas. Je te confirme et garantie qu’il est un être libre. I l possède en lui la force de suspendre le temps pour faire le vide, il est droit, franc et aimant. En ce moment il est sur sa trajectoire bientôt elle croisera la tienne. Vous allez vous rencontrerez dans un endroit inattendu et pourtant si commun à tout deux.
Je t’embrasse et bon déjeuner.
Ton ami le Père Noël Ho ! Ho !
La gardienne du phare...plus que jamais.
12:50 Publié dans F- 6ième partie. Passage à l'acte | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
27.12.2006
Dialogue avec le Père Noël - 4ième partie
Hum ! Ça sent le bon café et le bacon rôti. Assise dans mon lit, je rigole toute seule. Le Père Noël colle au phare. Un blind date nostalgique avec les mensonges de l’enfance.
Je descends à la cuisine, je l’aperçois au comptoir, il chantonne. Même de dos il dégage la joie de vivre.
Nancy : Bon matin
Père Noêl : Ah ! Nancy , quelle joie de te voir, J’ai eu peur que tu me fasses disparaître dans la tourmante de l’amer. Il y a du café de prêt et je vais te préparer ton petit déjeuner.
Nancy : Merci pour le café, pour le déjeuner ça peut attendre. Je n’ai pas vraiment faim. Je cherche tout autour mais je ne la vois pas. Est-ce que petite Nancy est là ?
Père Noël : Aussitôt apparu, aussitôt disparu ?Nancy : C’est en la voyant assise sur vous que j’ai compris que je pouvais vous faire confiance. Vous savez depuis quelques semaines je suis comme dans une grosse vague de tristesse. Je ne comprenais pas pourquoi je me retrouvais aussi boulevé qu’à mon arrivée au phare. J’avais le sentiment de reculer.Ça ne pouvait pas être l’approche des fêtes. Je n’ai jamais eu la nostalgie de Noël parce qu’enfant c’était de la merde dans ma tête. Une soirée de joie pour une année de chicane ça n’en valait pas la peine... L’esprit des fêtes….
Père Noël : Continue…Nancy : Ce n’est plus un dialogue entre nous , c’est un monologue avec moi , purée !
Le silence s'installe à nouveau entre nous, il est là, à me regarder et il m'attend.
Nancy : En pleurant hier soir j’ai allumé …Dans le fond de mon baril comme vous dites, il me reste les bons souvenirs avec lui…mon amour pour lui…Je pleure car je ne peux rien conserver de ces instants de complicités. La coupure s’impose d’elle-même et m’attriste. Je dois lui dire adieu. Avez-vous entendu, Père Noël ? Je lui dis adieu !
Père Noël : Enfin tu as craché le morceau. Trois semaines que tu pleures en silence, que tu pleures en étant dure avec toi. Es-tu certaine d’avoir vidé ton baril ?
Nancy : Je voudrais bien pouvoir te dire oui avec certitude. A vrai dire je ne le sais pas ? J’en étais bien convaincue après le bloc de colère et petite Nancy . Tu comprends, je ne suis plus sûre de rien. Par contre je peux confirmer que je me sens mieux en ce moment. La lourdeur s’est dissipée. Tu es quelqu’un de bien, je te remercie Père Noël pour ta patience et ton indulgence à mon égard.Père Noël : Ahhhhhhhhhhhh ! Enfin ! Nous pouvons passer aux choses sérieuses.
Je le regarde sans rien comprendrePère Noël : C’est l.’heure de me donner ta liste de souhaits.
Nancy : Je vais te couter cher ! Ho ! Ho !Père Noël : Ça, c’est mon problème pas le tien. Allez donne-la-moi !
Nancy : Je vais aller fumer une cigarette et marcher un peu en y réfléchissant.Père Noël : C’est comme tu veux ! Moi tout ce que je veux c’est que tu me la donnes. Je vais préparer ton petit déjeuner en t’attendant. Tes œufs tu les désires comment ?
Nancy : Tourné s.t.p ! Je m’avance et lui donne un bisou sur son front. En mettant mon manteau pour sortir dehors…Père Noël : N’oublies pas d’écrire sur ta liste tout ce que tu désires Ho ! Ho !
Dehors le Phare est beau sous la neige, je marche lentement, j’allume ma cigarette…Qu’est-ce que je veux demander au Père Noël ? Je suis quand même 44 ans en retard…
12:50 Publié dans F- 6ième partie. Passage à l'acte | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
26.12.2006
Dialogue avec le Père Noël - 3ième partie
En arrivant au phare
J'aperçois les rennes du bonhomme Noël
Qu'est-ce que je vais lui dire ?
Avec mon bloc de colère et petite Nancy je pouvais pressentir mais avec lui ...niet
Courage je vais me confronter à lui
Je n'ai pas le choix de toute façon
En ouvrant la porte…
Père Noël : Bonsoir ma belle enfant !!
Il a le sourire fendu jusqu'aux oreilles. Le bonheur et la joie de vivre irradient par tout les pores de sa peau.
C'est presque incroyable. Je ne peux croire qu'un tel personnage existe en moi. L'invisible bonhomme des temps dures.
Nancy : Bonsoir
Père Noël : C'était bien ce souper d'amis(es)
Nancy : Merveilleux comme toujours quand je suis avec eux en particulier. Mon amie Louise et sa famille c'est un privilège de les côtoyer tellement qu'ils sont humains. Nous nous estimons pour les vraies affaires.
Père Noël : Est-que tu peux élaborer, un peu plus, sur ce que tu entends par ‘les vraies affaires.’ ?
Nancy : O.K Mais avant , j'aimerais bien enlever mon manteau et mes bottes afin d’élaborer comme vous dites.
Je me surprends à rire
Père Noël : Tu es tellement lumineuse quand tu te laisses aller et cesse de me vouvoyer s.t.p
Nancy : C'est bon, je vais essayer mais c'est un pilote automatique chez-moi le vouvoiement quand je ne connais pas la personne.
Père Noël : Come on !! Je suis dans ton imaginaire. Liberté en création liberté ! Je m’en tamponne de ta politesse c’est o.k pour ta vie de tous les jours mais pas ici au phare. Oublie tout tes pilotes automatiques c’est ton unique chance d’écrire ce dialogue entre toi et moi.
Nancy : Merci, d’avoir garder le Phare pendant mon absence. Je vous ai rapporté du lait…
Père Noël : Change pas de sujet. Élabore…
Il sort de sa poche de chemise un paquet de cigarette, il me prends par les épaules et m’assoit sur le divan. Le feu crépite dans le foyer. Il repars dans la cuisine et revient avec 2 coupes et une bouteille de Pineau des Charentes.
Nancy : Je pensais que vous l ‘aviez toute bu !
Père Noël : Sans vouloir te vexer le Père Noël ne manque jamais de bouteille Ho ! Ho !
Nancy : Changez de rire toute suite, je vais vous zigouiller si riez encore comme ça . C’est d’aliénation mentale pure ! C’est vraiment pénible à entendre.
Père Noël : Quelle aversion pour mon rire !
Nancy : Je n’y crois pas à ce rire. Le Père Noël est mal joué partout où j’en croisse.
Père Noël : Je ne joue absolument pas
Nancy : Je ne comprends pas ? Je n’arrive pas à vous l’enlever ce rire, mes doigts tapent le Ho ! Ho! Et je crie : NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON!! À chaque fois. Vous m’énervez
Père Noël : Tu fais de la diversion, revenons aux vraies affaires…
Un long silence s’installe entre lui et moi. Il m’allume une cigarette. J’inhale sans dire un mot, sans le regarder. Il émane de sa personne une chaleur humaine peu commune. Il me dérange , je ne me sens pas bien. Je ne suis pas à l’aise
Nancy : Écoutez-moi j’abandonne, je n’écrirais pas ce dialogue. Vous m’entendez ?
Père Noël : Nancy, je ne sortirai pas d’ici tant et aussi longtemps que tu n’écriras pas ce dialogue. TU m’entends ?
Il me regarde et j’ai comme une boule de plomb dans la gorge
Père Noël : Les vraies affaires Nancy …Les vraies affaires
Je me retiens je ne veux pas pleurer devant lui, la boule de plomb qui s’est logée dans ma gorge me fait réellement mal.
Nancy : O.k je m’accorde 48 heures pas plus pour l’écrire ce dialogue. C’est vraiment pas drôle, j’ai même plus envie de venir au phare. Mettez la pédale douce avec moi. s.v.p…
Je cesse de lui parler car j’ai peine à contenir mes émotions. Je fixe le feu dans le foyer et il me parle doucement.
Père Noël : Je sais tu es encore en convalescence et tu te contrôles bien, sauf qu’il va falloir vider le fond du baril. Tu es tout près de la guérisson, d’un lâcher prise, demeure vigilante et surtout soit clémente à ton égard. Tu es sévère avec toi-même.
Je me retourne pour lui répondre et j’aperçois petite Nancy, elle est assise sur lui et les deux me sourient tendrement. J’éclate en sanglot.
La gardienne du phare
19:45 Publié dans F- 6ième partie. Passage à l'acte | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
25.12.2006
Dialogue avec le Père Noël 2ième partie
Incroyable il ronfle sur mon divan.
Il a fait le sourd d'oreille à ma requête
Du moins la deuxième, celle de quitter le phare
Je le regarde dormir et je dois avouer qu'il m'est très sympatique
Comme nous le disons au Saguenay : Il m'a faite à face !
Il a engouffré tout mes biscuits au chocolat ensuite vers 2 heures du matin
Il a mangé du pâté à la viande, il a bu allègrement mon vin rouge et vidé mon Pineau des Charentes
Et il me gossait tout le temps avec ce dialogue que je devais écrire entre nous
C'est là où il m'énerve.
Je le laisse dormir
Je dois retourner en ville
J'ai un souper d'amis(es)
J'espère qu'à mon retour il sera parti
La gardienne du phare
15:10 Publié dans F- 6ième partie. Passage à l'acte | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
24.12.2006
Dialogue avec le Père Noël
Je me suis endormie sur le divan devant le foyer
Une main secoue mon épaule
J’ouvre les yeux
Devant moi j’aperçois un grand gaillard qui me fixe de ses yeux rieurs
Oh ! Shit le Père Noël ! Je l’avais oublié celui-là
Il ne ressemble pas du tout aux images commerciales que nous avons de lui.
Il est grand, à vue nez, je dirais qu’il mesure un bon six pieds et 4 pouces
Costaud mais sans embonpoint on dirait un coureur des bois.
Il a des cheveux blancs, une bonne crinière toute ébouriffée vers l'arrière
Je suis incapable de deviner son âge… 40, 50, comme-ci il était trop jeune pour avoir des cheveux blancsIl porte une veste d’hiver vert forêt en laine d’Autriche aucun rapport avec le rouge
Des pantalons bleu azur qui semblent être en denim super épais
Purée! Le Père Noël porte les mêmes souliers sport d’hiver que moi des Merrell rouges
Trop drôle!
Père Noël : Comment ça, tu veux me voir !
La gardienne : Pour que notre relation commence bien, j’apprécierais que vous enleviez vous bottes s.v.p J’ai frotté toute la journée. Merci!
Père Noël : Oups ! Bien sûre !
Il s’en va en toute vitesse porter ses bottes sur le tapis près de la porte.
Père Noël : Bon! As-tu quelque chose à me demander ?
La gardienne : Non !
Père Noël : Pourquoi tu voulais me voir ?
La gardienne : Je ne le sais pas c’étais un trip pour mon blog. Je ne pensais pas que vous alliez atterrir dans mon imaginaire et que tout serait facile. Je pensais discuter avec vous mais là, je me sens comme censurée. Je suis bloquée. Je ne peux pas philosopher avec un genre de Sean Connery.
Père Noël : Merci !! C’est flatteur
La gardienne : Je pense que ce n’étais pas une bonne idée de vous demander de venir ici. Sans rancune mais je préfèrerais que vous partiez.
Père Noël : Je ne partirais pas sans avoir préalablement mangé mes biscuits aux chocolat avec un bon grand verre de lait
La gardienne : Pas question que vous restiez emportez avec vous la boîte de biscuits et la pinte de lait.
Père Noël : Je reconnais bien là l'un de tes traits de caractère que tu possèdes depuis toujours, petite au lieu de t’attacher, tu coupais les relations avant même de savoir si elles n'en valaient la peine.
La gardienne : Arrêtez vos grands discours. Je suis restée dans une relation sans fuir et j’en ai mangé toute une. Pas besoin d’un bonhomme, pseudo-humaniste pute d’un système capitaliste sans scrupule, pour me dire quoi que se soit. J’ai pas envie de voir personne pour cette veille de Noël. Beeeeeeeeeeee Bye!!
Père Noël : Nancy, je ne suis pas responsable de mon image. Elle appartient à un collectif, c'est à vous de la changer cette image avec les valeurs qui s'y rattachent. Je suis juste un symbole. Un produit commercial.
La gardienne : Pourquoi vous êtes venu au Phare ?
Père Noël : Je suis ton Père Noël. Celui que tu espères. Une homme rassurant, droit, honnête et bien dans sa tête. Avec l’année que tu viens de traverser et je dirais même avec la vie qui t’a malmené. Je suis fière de toi pour une chose.
La gardienne : Laquelle ?
Père Noël : Tu crois encore à l’amour, à l’entraide et en l’humanité même si certain matin les nouvelles te sont insupportables.
La gardienne : Comment faire autrement chaque jour je reçois des preuves que l’humain est bon. Parfois j’ai le sentiment d’être la seule à rencontrer des caissières gentilles, des chauffeurs de taxi serviables, des bénévoles dévoués, des patrons compréhensifs à mon égard, des hommes dans le métro qui me donnent un coup de main pour porter mes bagages lourds, des agents du centre d’emploi qui corrigent les erreurs dans mes déclarations. Ils y a plein de gens gentils avec moi. J’ai des exemples plein la tête.
Père Noël : Le point en commun avec tout ces gens que tu viens de nommer c’est toi. La façon que nous rentrons en contact avec les autres modifie la nature de l’échange.
La gardienne : Aïe ! Je vous arrête là ! Je vous ai dit de partir. Pis je suis pas vraiment gentille ce soir…Mettons !
Père Noël : Tu les ranges où tes biscuits ? J’ai faim !
La gardienne : Vous avez vraiment la tête dure !
Père Noël : Je suis ton père Noël c’est toi qui me donne mes traits de caractère. Ho ! Ho !
La gardienne : Le Ho! Ho ! Il ne vient pas de moi, ça vient de l’inconscient collectif.
Père Noël : Tu les ranges où tes biscuits ?
La gardienne : Sur le comptoir de la cuisine et le lait est dans le réfrigérateur. Moi je vais aller fumer une cigarette dehors.
Père Noël : Non fume ici, reste avec moi.
La gardienne : Je ne veux pas fumer à l’intérieur. Ça empeste la maison. Je suis une fumeuse qui déteste la cigarette, chacun son bogue. Celui-là c’est le mien.
Il me regarde avec des yeux qui me supplient de rester. Il a une bouille vraiment sympathique. Il m’énerve…
La gardienne : C’est beau vous gagnez. Je vais fumer en d’dans c’est la veille de Noël. Disons que c’est exceptionnel.
Il ouvre la boîte de biscuit et mange comme un ados qui meurt de faim en arrivant du volleyballPère Noël : Des biscuits maisons il n’y a rien de meilleur.
Il boit à même la pinte de lait.
La gardienne : Aïe ! Franchement prenez un verre ça m’écoeure !
Père Noël : Oh ! Une madame blanche ville !
La gardienne : Ben là !
Père Noël : Tu as juste à écrire ton dialogue avec le Père Noël. C’est pas de ma faute si tu te censures.
La gardienne : C’est beau, je ferme l’ordinateur. De toute façon vous m’énervez.
Père Noël : Ho ! Ho !
La gardienne : Ta gueule !
Père Noël : Ho ! Ho !
La gardienne : C’est la première fois et la dernière fois que je demande à voir le Père Noël.
Père Noël : Ho ! Ho !
La gardienne : C’est fort l’inconscient collectif ! Purée !
23:35 Publié dans F- 6ième partie. Passage à l'acte | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
La soirée est jeune
J’ai nettoyé le phare de fond en comble
Tout d’un coup que le Père Noël arriverait après minuit
Je me suis rapportée de la ville des pâtés achetés au Fourneau sur Rachel
Et quelques bouteilles de rouge et un Pineau des Charentes
Je ne cuisine pas cette année.
J’adore leurs pâtés ils goûtent ceux de ma mère.
J’ai cru retomber en enfance dès la première bouchée.
Il est 18 h 24
Je vais aller prendre une marche
Tout en fumant ma cigarette
Au retour je vais écrire quelques cartes à ceux que j’aime
J’ai également un colis à terminer pour un ami
Je suis un peu triste que petite Nancy m’est intégrée
Si le Père Noël vient ce soir
Elle ne le verra pas
Le plus loin que je m’en souvienne
Elle n’y a jamais cru
Même pas écrit une seule fois
Bon, j’arrête ici
Je pars fumer ma cigarette
La gardienne du phare la veille de Noël
18:35 Publié dans F- 6ième partie. Passage à l'acte | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
22.12.2006
Un temps de paix
Ouf! Enfin arrivée.
Le phare m'a manqué énormément
Pour la veille de Noël
Je m'offre un instant de solitude
Un blessure du coeur à besoin pour se cicatriser
De tranquilité
De patience
De chaleur
D'amour
De pardon
Et de temps
Pour cette veille de Noël
Je décore mon sapin avec
des lumières d'espoir
des guirlandes de promesses d'avenir
des boules de cristales de vie
des glaçons magiques
Au sommet une étoile d'estime
et au pied j'y dépose des cadeaux poétiques
J'ai invité le Père Noël
Pour un festin de biscuits au chocolat
Une fois sa run terminé.
Viendra-t-il au Phare?
La gardienne du phare
22:25 Publié dans F- 6ième partie. Passage à l'acte | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
14.12.2006
Parfois je suis...
22:58 Publié dans Y- Journal de bord | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
07.12.2006
Au coeur des autres.
Qu'ai-je fait dans ma vie pour améliorer ce monde ?
Qu'est-ce que je donne ?
Qu'est-ce que j'accepte de recevoir?
Une seule chose résonne en moi.
La responsabilité sociale.
J'ai cet appel immense en moi.
C'est loin d'être une idée folle.
Je suis incapable de concevoir mon passage sur cette terre
sans essayer ou, du moins tenter, de poser des gestes significatifs pour l'ensemble de ma communauté.
Récupérer, consommer l'eau avec respect, acheter équitable,
donner de l'argent à des organismes humanitaires
Ce n'est plus suffisant
Agir davantage.
Responsabilité sociale.
Pourquoi dans ces derniers jours ce bout de phrase revient toujours à mon esprit ?
Le phare me ramène à cette notion de la responsabilité sociale.
Solitaire aux coeurs des autres.
Mon regard éclaire les zones noires.
Ma vision se modifie, se simplifie et se bonifie...
Le vent du large me pique les joues.
J'ai froid
Je vais entrer et me réchauffer.
La gardienne du phare 7 décembre 2007
21:45 Publié dans F- 6ième partie. Passage à l'acte | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
26.11.2006
Les premiers signes
Sur la grève j'ai observé mes premiers signes de ma guérison
Mes vagues de peines se meurent à mes pieds.
Le vent m'apaise, libère mon mental
La passé se range en paix dans mes souvenirs
Le présent est une offrande sacrée, précieuse et fragile
L'horizon m'attire
Mon regard est clair
Ma vision est juste
Je sens le pardon à plein nez
Serais-je déjà rendue à cette étape
Je vais prendre mon temps
Tant mieux si la notion du pardon émerge
J'y verrai dans les jours à venir
Il n'y a pas de presse
Je retourne en ville ce soir
À vendredi soir prochain
Mon phare
Ma signature
Ma lumière
Mon échine
Je te porte en moi en tout temps
La gardienne du phare 26 novembre 2006
23:10 Publié dans E- 5ième partie. L'arrivée de l'adulte | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
23.11.2006
Délivrance
5 h 00 du matin
Je me réveille
Au milieu de mes larmes
La douleur est si tranchante
Sur son passage
Elle a décapsulé toutes mes douleurs anciennes
À mon insu
Des blessures non cicatrisées demeurent en fonction
De faux chiens de garde
De vrais fauteurs de troubles
J'opère avec clarté, précision et discernement
Je ramène en croix sur ma poitrine mes avant bras
Je sens mes deux mains chaudes sur mes épaules
Je me recueille
Je m'apaise en disant adieu et merci à toutes mes estafilades
Je n'en conserve que les effluves de sagesse qui s'en dégage
Je me rendors à mains ouvertes
Une prière libéré de toute culpabilité
Je le confirme
Le néant n'existe que dans mon tête
Et non en mon assise
La vie mon unique amour possible
Innée 23 novembre 2006
05:55 Publié dans E- 5ième partie. L'arrivée de l'adulte | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
19.11.2006
Panne de sens
L'aube est une promesse d'avenir
Chacun de nos respire est une seconde d'espérance
Chacun de nos gestes laisse sa trace
Chacun de nos mot nous est propre
Avec un grand respire poser le geste d'écrire pour nettoyer, libérer et améliorer la voie inrérieure. Redressement concret dans le quotidien
La gardienne du phare 19 novembre 2006
12:35 Publié dans E- 5ième partie. L'arrivée de l'adulte | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
11.11.2006
Toujours en vie
Je suis de retour en ville
Le temps me récupère
La vie me ramène sur le chemin de l'entraide
Je viens au phare que les fin de semaine.
C'est mon repère.
Mon isolation contre les coups dures.
L'horizon comme image de guérison.
En arrivant hier soir
Le silence m'a accueilli m'a ouvert ses bras
et m'a bercé au son des vagues
Je suis encore meurtrie
Je pleure debout
En ville rien ne transparait de mes restants de peines
La douleur s'allège doucement.
Je me solidifie avec courage
Mon coeur est immense
Je travaille à ne plus laisser n'importe qui s'y garer
Le café est bon
Je fume encore
Purée! Que j'ai la tête dure pour ma santé.
Innée 11 novembre 2006
09:25 Publié dans E- 5ième partie. L'arrivée de l'adulte | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
05.11.2006
Code d’honnêteté erroné
Dégager ma cage thoracique
L’extirper de ma chaleur
Désengager l’inclination
L’extraire dans ma vision à venir
Désincruster l’hérétique épiderme
Le laisser mourir de sa belle mort
Délaver les illusions
Loin de la vengeance
Décollage au-delà de l’amère
Longer la côte qui mène au phare
La gardienne du phare
5 novembre 2006
09:20 Publié dans E- 5ième partie. L'arrivée de l'adulte | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
29.10.2006
Zone d'ultra lucidité
Réintégration des rêves premiers
Compilation des bons gestes
Radiation des mauvais coups
Ma fondation est réellement solide
Tout ce qu'il me reste à faire
C'est d'une simplicité désarmante
Marcher
Respirer
Manger
travailler
Chanter
Danser
Créer
Échanger
Rien ne peut tenir sans l'échange
Avec ce qu'elle comporte de difficile et de merveilleux
La fuite est terminée
La cigarette se consume d'elle même dans le cendrier
Je cesse de m'éteindre avant le temps
Il est temps de chauffer la maison du phare
Cette hibernation sera chaude au coeur du phare
La gardienne du phare 29 0ctobre 2006
22:25 Publié dans E- 5ième partie. L'arrivée de l'adulte | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
28.10.2006
En attendant l'hiver
Faudra développer l'art de me tenir au chaud
Me prioriser en tout temps
Redonner souffle à mes dires cristallisés de silence
Résurrection de mes tableaux mort-né
M'abandonner dans les couleurs
L'atelier est presque prêt
C'est le lieu où je vais mettre fin à la mésestimation de mes talents
Une floraison tardive demeure une floraison
Le phare est ma bouée de sauvetage
Ma force créative avance comme les premiers pas de l'enfant
Tenace en son objectif : Marcher seul
La gardienne du Phare19 octobre 2006
15:25 Publié dans E- 5ième partie. L'arrivée de l'adulte | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Finesse d'intuition
15:20 Publié dans E- 5ième partie. L'arrivée de l'adulte | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Pas sortie du phare
15:10 Publié dans E- 5ième partie. L'arrivée de l'adulte | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Remerciements
Les mots de soutient de ma grande sœur, marraine
Les mots d’appuis de Lyne
Les mots d’adhérences de Phoenix, Horizon, Jean Christophe Bataille et de Frenzy
Et tous les mots discrets que les touristes réservés ont tracés sur le sable afin de ne pas troubler ma solitude.
Merci ! Recevez toute ma gratitude
La gardienne du phare
15:05 Publié dans E- 5ième partie. L'arrivée de l'adulte | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Quarante cinquième jour
Après cette mise à nue
Que me reste t-il à enlever ?
Pour l'instant le grand ménage est fait.
Ce matin le capitaine du bateau-taxi
m'a apporté les boîtes de mon atelier
et celles de mon épicerie.
J'ai installé l'atelier dans la même pièce
où petite Nancy est apparue la première fois
En rangeant l'épicerie
Il ne me reste plus que la moitié d'un paquet
Chut!!
J'entends au loin comme le ricanement d'une enfant!!
Je termine mon rangement et je vais aller marcher un peu.
En évitant d'inhaler...
La gardienne du Phare 9 octobre 2006
14:50 Publié dans E- 5ième partie. L'arrivée de l'adulte | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Matin paisible
En ligne d'horizon
Mes yeux l'imaginent
Déjà amoureuse de l'océan
Le vent murmure ses promesses
Divine purifiée
La traversée sera difficile
Pour le dernier conquérant
C'est le prix à payer
Pour amerrir à cette île sacrée
Et découvrir à ciel ouvert
La beauté unique de ce que je suis
Le phare m'inspire
Tant de bouteilles à la mer
De silences au fond des mers
Tant de bouteilles à la mer
Dont l'unique espoir est d'être libéré
Du lourd secret de leur créateur
La gardienne du Phare 7 octobre 2006
14:45 Publié dans E- 5ième partie. L'arrivée de l'adulte | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Un plein d'essence
Je vais installer mon atelier ici
En mémoire de petite Nancy
Elle me manque déjà la petite!
J'ai presque pas fumé aujourd'hui
Charlotte!!! Charlotte !!!
Viens sinon tu vas coucher dehors!!!
La gardienne du Phare 5 octobre 2006
14:40 Publié dans E- 5ième partie. L'arrivée de l'adulte | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Son raisonnement résonne fort
La nuit est belle…
Nancy : Bon !
Plus moyen d’écrire un poème sans que tu arrives
Qu’est-ce que tu fais là ?
Petite Nancy : Tu es fâchée. Je te dérange hein !
Nancy : Mais non je ne suis pas en colère! Je suis irritée c’est tout. Ce soir j’avais envie d’écrire un poème autre que sur le phare.
Petite Nancy : Quand tu es arrivée ici tu es allée jusqu’au bout avec ton bloc de colère. Qu’est-ce qui t’empêche de le faire avec moi ?
Nancy : Je ne le sais pas? La pudeur? La peur? Si je vais jusqu’au bout avec toi je ne connais pas la fin et c'est épeurant. Est-ce que tu sais qu'il y a des gens qui nous lisent ici tous les jours ?
Petite Nancy : Oui !
Nancy : Ça ne te dérange pas de savoir que n’importe qui peut porter son regard sur notre univers ?
Petite Nancy : Non!
Nancy : Même le grand charmant loup ?
Petite Nancy : Je suis contente de le voir disparaître de notre vie celui-là !
C’est le pire des pires grands charmants loups que tu as eu dans toute ta vie
C’est un magicien pas fin
C’est un faux grand cœur
C’est un monsieur qui prend les gens pour des marionnettes
C’est un voleur de crayons de cire
C’est un vilain bonhomme 7 heures
C’est un menteur
Pis il ne m’aimait pas. Je ne pouvais plus dessiner ! Je ne pouvais plus jouer à trouver des mots. Tu ne veux pas aller jusqu'au bout avec moi parce que tu sais
que tu devra assumer ta part de responsabilité. Celle d’être rentrée dans une zone d’aveuglement avec le monsieur réducteur d’espace vitale et ça! Tu as peur de ça !!! Ferme le phare aux autres mais pas à moi. Je suis le germe de vie de tes créations toutes confondues!
Sans moi
Tu n’aurais jamais inventé des personnages comme Roger, La chiante, Chrystina, et la prof de danse à claquette
Tu n’aurais jamais monté et assumé 3 expositions donc deux avec des crayons de cire comme médium
Tu n’aurais jamais écrit Dépassionner pour croitre et Fresque de la quotidienneté
Sans moi
Tu ne pourrais pas t’amuser avec Perrasite sur des mots en ir
Tu ne pourrais pas écrire de belles lettres à ton ami Jean Michel Billaut
Tu n’aurais pas improvise durant 9 ans
Tu n’aurais pas encore chanté une seule note en public
Tu n'aurais pas fait rire une seule personne
TU ES COMME TU ES DEVENUE DANS LA DERNIÈRE ANNÉE
UNE FEMME AU REGARD TRISTE QUI FIXE LE SOL AVEC HONTE
JE SUIS TON ENFANT INTÉRIEUR
LE CENTRE DE TA CRÉATIVITÉ
CETTE DESCENTE D’ESTIME ARTISTIQUE A FAILLIT ME TUER
IL Y A DES GENS QUI DONNERAIENT DES MILLONS POUR TON CERVEAU DROIT , TES TALENTS MULTIPLES, TA CHANCE
TU AS 44 ANS RÉVEILLE !!!!
Nancy : Wow !!!!! Arrête de crier. Je trouve que tu grandis vite dans ton discours c’est plus une petite fille qui est en moi.
J’vais aller fumer une cigarette tu m’épuises…
Je peux fumer... même si tu es là ?
Petite Nancy : Oui mais, j’ai hâte que tu écrases à nouveau ! As-tu remarqué que tu as recommencé à fumer depuis trois ans.Trois ans que tu es isolée, pas d’espace pour créer même si tu avais un atelier… Allume!
C'est la dernière fois que je te parle via petite Nancy
Allumes pis vite!
Nancy : Pourquoi la petite Nancy ??
Petite Nancy : Va relire tes textes du phare ma grande.
Nancy : Attends j’m’allume faute d’allumer
Petite Nancy : Tu l’as écrit toi-même
Être celle pour qui l'existence a donné l'exigent cadeau
De transformer les duretés de la vie en chef d'oeuvre.
Tout ce que je touche fini par se bonifier
Et ce n'est pas de ma faute
Je suis une purificatrice d'âme
Un filtre d'amour
Alors au lieu de dire que tu as été une femme trompée, dupée pendant cinq ans par un pervers narcissique dont la présence a coupé ta joie de vivre. Tu fais parler une enfant au regard clair. Une enfant à qui on a enlevé ses jouets car le grand charmant loup à abuser d’elle. Si ce n’est pas de la poésie je me demande qu’est-ce que sait ça? Au lieu de crier avec une énergie destructive pour ton corps tu as inventé le phare et frappé des mots pour détruire un bloc de colère. Si ce n’est pas de la poésie je me demande qu’est-ce que sait ça? Depuis toujours tu as ta propre vision, des choses et de la vie, pour t'en sortir c’est la seule qui vaille.
Écoutes-moi. Les fautes d’orthographes ça se corrigent, le talent ça se travaille mais l’inertie c’est une erreur monumentale avec un risque énorme d’atteindre l’étape du non-retour !
Regardes-moi !
Nancy : - Je suis assise au Café Expressions sur Mont-Royal il est tôt et je relis le texte que j’ai interrompue hier vers 1h45 du matin au phare, C’est rought-
Quoi !! je te regarde pourtant.
Petite Nancy : Tu es à nouveau en ouverture.
Tu m’as écouté c’est presqu’un miracle. Je te laisse au Café Expressions et à ton bonheur de vivre à nouveau à Montréal, à tes amis(es),à ta merveilleuse et exceptionnelle famille. Je reprends ma juste place en toi et te laisse à la femme adulte que tu es enfin devenue. Je t’aime
Elle m’embrasse sur les deux joues et sort du café. Elle traverse la rue et se retourne me fait un beau salut de la main et disparait sur Mentana. Elle est de retour dans mon bas ventre. L'énergie vitale, l'énergie de survie...L'unique énergie Bourdagiennes qui est mienne!
J’ai envie de fumer
Les batteries de mon portable sont presque vidées
Je le ferme
En rabaissant l’écran.
J’aperçois un cadeau…
C’est de petite Nancy à la grande Nancy
C’est pour moi
Je déballe le présent
Une boîte de crayons de cire
Mes préférés
Des crayons Prang fait à base de soya
Merci la vie !!!
Pour cette éjection brutale hors du phare
C'est puissant et efficace!*
* Puissant et efficace expression récurrente utilisée par Pierre Demers dans ses cours de cinéma mdr :-)
14:30 Publié dans D- 4ième partie. L'enfant phare | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Conversation avec la petite
Petite Nancy est bien installée sur le fauteuil
Elle fait un mouvement de la main comme si elle caressait un chat
Sans me regarder elle me demande:
Si je te donne de mes mots est-ce que tu peux les transformer dans tes mots d'adulte?
N...oui!???
Petite Nancy: Je commence! Le grand charmant loup?
Nancy: Un fanatique du sexe qui ne comprend rien à la chair mal aimé.
Petite Nancy: Moi
Nancy: Porteuse de mots et gardienne du phare
Petite Nancy: Jouer
Nancy: Créer
Petite Nancy: Un rêve épeurant
Nancy: Une prise de conscience émergeant durant le sommeil
Petite Nancy: Mes crayons de cire
Nancy: Bonheur candide
Petit Nancy: Ouvrir ma bouche et montrer ce que je suis entrain de manger
Nancy: La force de transgresser les règles établies
Petite Nancy: Mlle Charlotte
Nancy: Un cadeau de vie
Petite Nancy: Avoir faim
Nancy: Besoin vital
Petite Nancy: Une belle histoire lu par maman
Nancy: Une soirée de poésie
Petite Nancy: La marelle
Nancy: Énergie cardio $30.00 par mois
Petite Nancy: T'es pas fine!!! Tu me dis n'importe quoi!!
Nancy: Je ne sais pas pourquoi tu es arrivée au phare? Je ne sais pas quoi te répondre ou quoi te dire? C'est comme ça! Viens, allons observer les étoiles, Mlle Charlotte peut venir avec nous. Et je ne fumerais pas, d'accord?
Petite Nancy cesse de pleurer. Elle m'offre son plus beau sourire et me prend par la main. Cette enfant est brillante je le vois dans ses yeux.
Je ne veillerai pas tard il faut que je la couche de bonne heure.
La gardienne du Phare 1 octobre 2006
14:15 Publié dans D- 4ième partie. L'enfant phare | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Les crayons de cire
Le silence de petite Nancy est moqueur
Elle demeure près de moi le petit nez en l'air
Joue à faire semblant que je ne suis pas là
J'aime les enfants
Cette force de faire semblant tout en conservant leur honnêteté
Petite Nancy: As-tu tes crayons de cire ici ?
Nancy: Non!! Je suis arrivée ici en urgence au phare et je suis partie sans apporter rien de l'atelier. De toute façon je n'ai plus rien fait depuis ma dernière exposition, je ne possède même plus ma technique avec les crayons de cire et je ne dessine plus de petits bonhommes les yeux fermés. Je sais que se sont tes préférés...
Petite Nancy: Tu es devenue une adulte vraiment ennuyante!!
La gardienne du Phare 3 octobre
14:15 Publié dans D- 4ième partie. L'enfant phare | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Commence à avoir du monde à messe
Là ça commence à être tordu dans mon hémisphère droit
Petite Nancy me dit qu'elle a une amie
Apparemment?? Elle la suit partout
Mais je ne la vois pas dans mon imaginaire
Mais elle la voit
Comme je la vois elle
Je dois la croire aussi
Petite Nancy a comme amie une petite chatte
Mlle Charlotte
Oh! Boy je vais aller me préparer un café
Cette aventure de faire parler mon enfant intérieur
J'trouve ça niaiseux
J'ai un enfant imaginaire
Et l'enfant imaginaire à une amie imaginaire
Il y a trop de monde ici
Je vais aller prendre l'air
Tout en sirotant mon café
Une amie imaginaire, n'importe quoi la création!!!
13:40 Publié dans D- 4ième partie. L'enfant phare | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Cette enfant en moi ?
Je n'ai jamais cru à ces histoires d'enfant intérieur
Combien de livres ont été écrit sur ce sujet ? Des centaines !?
Dans les années 90 j'en ai lu deux et cela a fait bof! en moi.
Mais là dans cette solitude
Dans cette après tempête dévastatrice
Une petite moi émerge
Une petite Nancy me boude
Sa présence est forte
Incontournable
Je vais prendre sa symbolique
Tout comme j'ai sauté à pieds liés dans le phare
Dans une des pièces de ma maison
Il y a une petite Nancy
J'accepte de me laisser inspirer par sa présence
Ici, personne ne peut nous déranger
Le vent du large de Cap Fierté sera nous reconcilier
Le silence du phare
Une tablette de feuilles lignées jaunes
Un crayon vert
Un bon café
Une cigarette
Se sont mes ingrédients fétiches
Pour me laisser imprégner de petite Nancy.
Je suis prête
J'attends ma dictée
Oups!! Ça commence mal, très mal
La chère enfant déteste la cigarette
- soupir de la grande-
Dans quoi je me suis embarquée?
posted by La gardienne du Phare
13:20 Publié dans D- 4ième partie. L'enfant phare | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Récupération
J'observe la voie lactée
Le ciel
L'immensité
Tant d'espace
Et tant de difficulté à prendre ma place
Je suis un pivot
Les gens gravitent autour de moi
Carte du ciel
Le soleil dans le social
La lune dans l'occulte
Je suis vaste
Infiniment vaste
Dévasté de l'intérieur
Comment j'ai pu être
si sévère à mon égard
si cruelle envers moi
Coucher sur le dos
La noirceur me permet de voir les étoiles
Je brille de tout mes feux
Je suis un phare la nuit
Je suis droite
Je suis responsable
Le froid me traverse
La nuit est claire
13:05 Publié dans C- 3ième partie. The day after | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Le classique des classiques
Au propre
Sur du beau papier
Reproduire le brouillon
Retranscrire chaque mot
Les confirmer
Les valider
Instant solonel
Moment sacré
Heure de tombée
Rouler la feuille
L'attacher avec un ruban rouge
Faire une belle boucle
L'insérer dans la bouteille
Sceller le bouchon à la cire
Aller la jeter à la mer.
Le secret d'un redressement intérieur
Réside dans la force de puisser au coeur même de nos symboles
Les utiliser à bon escient
Dans le silence de la bouteille
Un océan bercera ma blessure amoureuse
À jamais je lui dit je t'aime et je ne regrette rien
12:56 Publié dans C- 3ième partie. The day after | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Journée où il n'y a que le vent qui déplace de l'air
Le calme plat
Délectable instant
Respirer
Pensée
Écrire
S'arrêter
Puis aller marcher
Respirer
Revenir
Analyser
Raturer
Puis se préparer un bon repas
Je suis bien seule
Solitude désirée
Cadeau mérité
Ma cigarette brûle dans le cendrier
Sa fumée danse dans la lumière
La beauté du Diable coupe le respir
12:43 Publié dans C- 3ième partie. The day after | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note







