15.05.2008
Plus que chaud, il est bouillant !
Libre à qui que se soit de me croire en tout cas dans mon dossier à moi c’est précis
Incontournable et éminent. Quand physiquement au niveau cœur une chaleur intense persiste, c’est officiel cela annonce la venue d’un amoureux dans ma vie. Depuis mon premier amoureux à 15 ans ce signe ne m’a jamais démenti. La différence cette fois-ci c’est que le symptôme dure depuis … je dirais depuis fin juillet/début aout 2007. Donc ce matin c’est intense à un point tel que je pourrais en perdre mon ballant et là mon mental (car étonnamment il est très cartésien mon mental et ne crois pas nécessairement à ce signe) me dit : Calmes-toi la grande, respire c’est peut-être juste ta pré- ménopause ! C’est tellement intense que cela me déconcentre dans mes tâches au travail. Bon ! Bon ! Bon !
Je plonge.
Inspire !
Expire!
Je dis oui à ce signe annonciateur
Inspire !
Expire!
J’y crois
Inspire !
Expire!
J’suis prête
Inspire !
Expire!
Enfin une accalmie je retourne travailler apaisé et confiante en l’avenir.
La patience est la rigueur du cœur
Comme là si bien écrit Koltès : Le temps ce n’est rien.
La Gardienne veille au grain.
11:38 Publié dans K - 11 iéme partie . Une décapante saison | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.04.2008
Pas eu le temps de la voir venir
Toute ma vie j’ai vue mon père avec sa honte d’être illettré et ne rien faire pour que cela change par honte de se dévoiler…
Hier j’ai passé un samedi parfait seule avec moi-même. Genre de journée où tu te couches toute propre dans une demeure toute propre…dans un lit tout propre à lire des journaux sales passés dates car je n’ai pas le temps de les lire.
Ce matin je me lève à deux pieds sur cet amas de journaux. Je me sens bien, prépare mon café, pèse mon fromage cottage 125gr et m’installe à l’ordinateur et je pense à l’écriture en général…. Apparaît mon bon vieux signal de toujours. Une boule de plomb dans la gorge. Je ne sais pas qu’est-ce qu’il y a dedans mais je l’a déloge par mes pleures, C’est ardu de me laisser aller. Un grand respire et c’est décollé la machine à nettoyage. Faut croire que j’avais oublié une pièce hier..
Toute ma vie j’ai eu honte de la piètre qualité de mon français et j’y ai travaillé toute ma vie à l’améliorer et j’y travaille encore. Je n’ai pas de honte à me dévoiler. Là où il en reste encore un peu de cette tare. C’est dans le choix du médium que j’utile ici avec mon niveau de français…
La gardienne cherchant sa propre lumière dans ce matin lumineux.
09:54 Publié dans K - 11 iéme partie . Une décapante saison | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
23.03.2008
Qu’est-ce qu’on a fait de nos rêves ?
Je m’en doutais bien que j’allais émerger
Avec quelques larmes mais, Ô combien payantes
Ding ! Ding ! Ding ! comme dirait ma cousine Lyne.
En me levant j’avais besoin d’écouter du Lelièvre
Et pas n’importe lequel album
Celui qui fut capté au Petit Champlain en 1994
Un live magistral de Sylvain Lelièvre
À la chanson : Qu’est-ce qu’on à fait de nos rêves ?
J’écoute les paroles et je ne sais par quel chemin mon esprit a manœuvré ?
Je me suis retrouvé dans mon enfance avec mon frère dans ma chambre
Nous sommes debout et nous pleurons en silence
Avec nos petites épaules qui sautent d’effrois
Nous nous tenons la main
De l’autre côté de la porte ça crie fort très fort !
Comme toujours une peur qu’un drame irréversible éclate
Nos petites têtes pressentent sans pouvoir mettre des mots sur cette peur
qui inspire de fermer sa gueule pour survivre à la colère de nos parents disjonctés
Je reviens à la chanson de Lelièvre et mon comptoir que je nettoie.
Qu’est-ce qu’on a fait de nos rêves ?
Je prends conscience à l’instant que j’ai traversé mon enfance grâce à ma facilité de m’évader mentalement pour masquer ma peur des grands.. Cette capacité à rêver m'a joué des tours dans ma vie d’adulte. Je viens d’allumer. J’ai le pouvoir sur ma vie maintenant et j’ai réellement changé. Au mois d’août 2006 j’étais dans ma chambre à coucher, la porte fermée et il avait quelqu’un de l’autre côté qui criait et m’interdisait de sortir. À cet instant même j’ai maturé en une fraction de seconde et je me suis posée la question suivante : Est-ce que tu veux réellement d’un amour comme celui-là ? Qu’est-ce tu attends pour partir ? Le lendemain matin j'ai tourné la poignée de la porte et quitté les lieux sans aucun regret sauf celui de m’avoir momentanément perdu.
Sylvain Lelièvre
Qu’est-ce qu’on a fait de nos rêves ?

Longtemps je vais me souvenir de Pâques 2008, de ce printemps enneigé. Ce matin j’étais heureuse, je voulais écouter de la musique. Ce matin je me suis éveillée avec la certitude que j’étais à nouveau prête à aimer et à être aimé.
Qu’est-ce que j'ai fait de mes rêves ?
Je suis entrain de les ressuscités !
Nancy Bourdages en assise au Phare
12:49 Publié dans K - 11 iéme partie . Une décapante saison | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
21.03.2008
Entre la Ville et le Phare un trajet différent des autres jours
Le trottoir en ligne directrice
À deux mains sur le fer forgé
Les pieds s'ancrent sur le béton
Larmes d'orgueils pour un clown
Paroles avortées
Au Phare il y a toujours ce point dans la barre du jour
Ce n'est pas lui.
Sans hâte
Le soleil se lève à nouveau
Le ciel clair comme un regard
Promesse de l'aube…
La Gardienne du Phare
13:51 Publié dans K - 11 iéme partie . Une décapante saison | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20.03.2008
Magnificence
Ce matin avec un café à la main
Je me suis rendue dans le haut du phare
Là où le silence épouse le vent de bord de mer
Là où l’horizon projette l’avenir
Là où j'y vois clair
Au loin une silhouette se dessine
C’est lui le prochain
L’inconnu
Le dernier conquérant
Ce petit point dans la barre du jour
S’avance tranquillement
Prendra forme
S’amplifiera
Devant mes yeux immobiles
Me dévoilera
Sa grandeur d’âme
Un seul mot sortira de ma bouche
Magnificence
Nancy la gardienne du phare
07:21 Publié dans K - 11 iéme partie . Une décapante saison | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16.03.2008
Tout au long d'une vie.
Tout au long du rivage
Perdu entre l’horizon et la raison
La démarche évolue
Moment fragile d’une grande clarté
Période de haute incarnation
Les derniers vieux lambeaux viennent d’être arrachés
La période du grand carnage est bel et bien terminée
Tout au long de l’existence
Dans la tempête
Mâter la peur
Repérer la lumière
Prendre des décisions
Manœuvrer rapidement
Toucher terre
Tout au long du rivage
Les pas progressent
La peau dit oui aux caresses du vent
Les poumons en réouverture dans le bas ventre
Le présent offre un avenir
Sur le sable un point crucial dessiné
La période du grand ménage est bel et bien commencée
09:26 Publié dans K - 11 iéme partie . Une décapante saison | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
14.03.2008
Une missive printanière
Lundi matin le printemps m’annonce qu’il sera un puissant décapant et que j’aurai intérêt à m’accrocher et à demeurer droite honnête aimante et fidèle à ce qui émergera des eaux troubles de ma psyché durant cette saison. Je suis encore étendue sur mon lit et je ne comprends pas ce qui s’est passé durant la nuit du dimanche au lundi. Je me sens comme si un train m’avait passé sur le corps. J’ai les mains froides, mon cœur se serre dans ma poitrine, une peine baigne tout mon être. Je rentre au bureau derrière mon écran et devant le travail à accomplir les mêmes symptômes se décuplent. Je parle et prends immédiatement des décisions. Consultations, jours de congé et écriture. Direction le Phare.
Me voilà devant l’écran que je préfère celui des mots, de mes mots. Je suis écoeurée que des blocages à mon insu sabotent mes œuvres en prenant toute l’espace créative avec cet obstruant pathos que je ne tolère absolument plus en moi. Je tiens à sortir de ce journal intime et maudit. Il est impératif que je ferme le cahier griffonné de l’adolescente qui refuse de devenir femme. Comme je l’ai déjà écrit : Mon amour m’attend et je ne suis pas prête.
Dans les dernières semaines à chaque fois que je l’ai croisé, il disait : C’est le cœur qui compte. Je réalise qu’il y a des lustres que je ne calcule plus. Un an que mon cœur est chaud et que je ne fais rien, ne dit rien . Je me cachais derrière de bonnes raisons en accord mes valeurs et mes principes. Aujourd’hui mon bouclier n’a plus de raisons d’être et je suis confrontée à faire un choix entre me taire ou parler.. Dire, juste dire sans emphase et sans attente. Un an que je suis rien de moins qu’une Cyrano pas d’gouilles. Je hais ce côté de Cyrano. Quand tu crois, dure comme fer , que tes complexes physiques seront à jamais des barrières pour atteindre ton idéal amoureux, c’est mésestimer la capacité d’aimer de l’autre. Et te rabaisser à jamais.
Qui suis-je pour décider à la place de l’autre ?
Qu’est-ce qui m’empêche d’enlever ce bouclier en peau d’aventurière ?
De quoi j’ai peur Purée ?
J’ai peur du Diable qui danse dans l’eau bénite
j'ai peur des changements opérés en moi depuis 17 mois, je suis sans protection
J’ai peur d’un oui plus que d’un non…
Sortir de l'ombre et cèder le pas à cet élan du coeur qui me permettera de passer à autre chose.
13:41 Publié dans K - 11 iéme partie . Une décapante saison | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
06.03.2008
Dimanche au phare. Dernière partie
Bon il m’accule au pied du mur et je n’ai plus vraiment le profil de vider son merveilleux plat de biscuits au chocolat. Je vais trancher. Je n’ai pas le choix comme il le dit si bien il y a longtemps que nous cohabitons ensemble. Le Père Noel est le fauteur d’illusions en moi. Il me fait miroiter n’importe quoi et surtout dans mon discernement amoureux. Je vais lui péter sa bulle. Se sera bien qu’une petite victoire sur mon ego aussitôt démasqué il reprendra une autre forme jusqu’au jour où je le démasquerai à nouveau. Je suis tout, sauve un terrain vague.
Père Noël : Je n’aime pas ça quand tu prends ce regard là !
Nancy : Lequel ?
Père Noël : Celui accompagné de ce sourire ! C’est ton sourire quand plus aucun doute ne t’habite. Tu es une fine stratège Nancy Bourdages. Tu observes et tu ne perds rien derrière ton verbiage social Personne ne peut douter jusqu’à quel point tu es une fine observatrice. Tu possède la même acuité et le même regard sur les fonctionnements de ta propre personnalité.
Nancy : Ma seule et unique force Monsieur l’illusionniste, c’est ma connaissance de l’âme humaine. Connaissance payé durement et chèrement à même la sueur, la douleur et les volte -faces.
Père Noël : Tu me traites d’illusionniste !!
Nancy : Oui et sans effort. Je te ferais remarquer qu’en te parlant ainsi c’est à moi que je parle. Tu n’as plus d’argument pour me faire taire. Je suis unifié. C’est pour ça que je te vois sous ton vrai jour bonhomme. J’ai passé à un cheveu de me laisser avoir !! À un centimètre de basculer dans la psychose de la fausse passion, de l’amour fou destructeur. Tu m’as inspiré le texte : ‘Comment sans le savoir cela arrive ? Aïe ! Je ne suis plus une adolescente pour avoir des kik O.K À ce que je sache. Il n’y a personne qui fait le pied de grue devant ma porte avec des fleurs O.K Pas une âme masculine qui roucoule dans ma boîte vocale et ni d’invitation sympathique aux travers mes courriels reçus. Des faits ! Purées ! J’exige des faits O.K Le faux barbu ! Je ne suis pas en amour et ce n’est pas de l’amour. JE NE LE CONNAIS PAS ! Je suis juste, peut-être, juste en manque de cul That’s it ! Il est vrai qu’il est plus attrayant de faire l’amour avec un être intelligent je te l’accorde. Mais ne me fait pas croire que c’est de l’amour. De grâce arrête de me faire tourner l’œil avec de fausses interprétations. Les gens apprécient ma présence et ils me le rendent bien. Je ne tiens plus à confondre les élans d’amour et d’amitié.
Père Noël : Je ne sais pas quoi te dire ou te répondre ?
Nancy : Tu sais très bien ce que je viens de traverser dans les derniers 17 mois. Crois-tu vraiment que j’ai besoin d’aller me casser la gueule pour une illusion ? Je suis bien présentement dans ma vie. Je suis seule et en paix avec moi-même. Je tiens à ma liberté par choix et non par frustration. Je tiens à ma liberté d’action. Je tiens à moi sans sombrer dans le nombrilisme. Les autres sont indispensables à mon équilibre et à ma santé mentale. Je suis bien entourée. L’amoureux peut bien attendre encore un peu. J’ai des priorités non négociables. Je n'ai aucunement envie de me faire gosser sur mes choix ou de me faire traiter d’égoïste par un adolescent de 47 ans.
Le Père Noël me regarde avec une expression faciale qui s’apparente au mot déconfiture. J’ai juste envie de bouffer de rire.Nancy : Je te demanderais de bien vouloir quitter ce lieu qui m’appartient. Et apporte tes biscuits. Je suis chez Weight watchers depuis janvier 2008. Je conserve mes points bonus pour la bière et la vodka. Pour boire avec mes AMIS(ES) au Boudoir. Comme qui dirait l’autre : Beeeeeeeee byyyyyeeeeeeeeeee
Pouf ! Le Père Noël vient de disparaitre de mon esprit. Good ! Dors en paix la Gardienne ton phare est bien ancré et ses assises sont solides. Mon intégrité est intacte. Quelqu’un tire sur mon jeans. C’est petite Nancy. Derrière elle j’aperçois tout ce qui est moi. Valkyrie la galérienne, la Poétesse, la Fleur Bleu, la Comédienne, l’Artiste peintre, l’Humoriste, la communicatrice, la Porteuse du don, l’Amie fidèle, l’Orgueilleuse, l’Envieuse, la Croqueuse d’hommes, la Sévère, la chum de gars, la généreuse, la Dame aux tournesols, la féministe, la critiqueuse, la Petite Nancy , la Grande Nancy et le pivot de tout mon être la Gardienne du Phare
Ouais ! Ben... Je m’aime toute entière.
15:59 Publié dans J - 10 ième partie. L'unification. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
07.02.2008
Dimanche au phare - 2 ième partie -
Le silence du phare avec son fond sonore marin m’impressionne toujours. C’est tout à fait moi une paix intérieure au cœur du grondement extérieur. Je fixe les flammes du feu dans le foyer et je savoure un biscuit au chocolat et je prends de bonne gorgée de lait froid…Une main se pose sur mon épaule, Le Père Noël se penche à mon oreille et il me dit à voix basse
Père Noël : Bienvenue chez-toi la Grande. Heureux que tu sois là…et que tu es accepter le défi !
Nancy : Merci pour les biscuits ils sont tout simplement succulents ! Par contre je ne crois pas, du moins de mémoire, d’avoir accepter un quelconque défi ?
Père Noël : Naaaaaaaaaaaaaaancy !! Quand même ! Comme disait la célèbre Sarah Bernardt : Quand même ! Tu sais très bien pourquoi tu es ici…
Nancy : Ben là ! Non ?
Père Noël : C’est l’heure de fermer le phare.
Nancy : NOOOOOOOOOOOOOOOOON !
Instantanément Petite Nancy apparaît.
Père Noël : Nancy, il est temps qu’elles s’intègrent toutes en toi.
Nancy : Elles ???
Père Noël : Valkyrie la galérienne, la poétesse, la fleur bleu, la croqueuse d’homme, la comédienne, l’artiste peintre, l’humoriste, la communicatrice, la porteuse du don, Petite et grande Nancy ! Tu le sais tu en as 987 petits je… Tu vis en pièce détachées.
Nancy : Ouais ! Mais j’veux pas fermer le phare, comprends-tu ce que je te dis ? Il n’est pas question que je ferme le phare.
Père Noël : Si tu ne le ferme pas, respecte au moins la symbolique de la dixième partie. Tu traîneS depuis dEs mois avec l’unification. Oublie le Monastère Urbain si tu ne termines pas cette dixième partie.
Nancy : Vous avez le don de me taper sur les nerfs. Dès que j’ai entendu votre voix sur le répondeur, j’ai appréhendé notre rencontre. Pourquoi je m’inflige une telle relation dans mon imaginaire….Vous êtes qui en moi ?
Père Noël : Ce n’est pas ma job de me dévoiler aux autres. Tu m’as déguisé en père noël c’est ton choix. Ça fait des lustres que nous faisons équipe ENSEMBLES. Je n’ai aucun problème à demeurer secret en toi. Tu me portes avec beaucoup plus d’aisance qu’avant…Je suis, comme tous les autres, appelé à me fondre en toi.
Dans quoi je viens d'embarquer ? La gardienne, l'unique gardienne de ce phare...elle aussi devra passer par là...
06:05 Publié dans J - 10 ième partie. L'unification. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
13.01.2008
Dimanche au Phare

En arrivant du travail, ce vendredi. J’avais ce message dans ma boite vocale :
Bonjour belle enfant. Je m’ennuie de toi et j’aimerais ça aller me reposer au phare et que tu viennes passer quelques jours avec moi. Là c’est moi qui te le demande. Si tu veux bien, j’aimerais que tu m’apportes les bons pâtés à la viande que tu m’as fait goûter l’an passé. Je t’attends là-bas. Je n’ai pas besoin de tes clefs pour ouvrir la maison du phare C’est pratique d’être le Père Noël Ho ! Ho!
J’ai écouté au moins 4 fois le message, je suis un peu perdu. Je ne comprends pas le rendez-vous que m’offre mon inspiration. Je devais écrire de quoi avec petite Nancy au sujet de boules de plombs qu’elle avait dans sa brouette et que tout à coup elles se sont envolées comme des ballons gonflés à l’hélium. Mais là comme le boxing day le Père Noël semble être un incontournable d’après fêtes. C’est moi qui l’ai interpellé l’an passé. Ouf ! J’appréhende un peu ma rencontre avec lui cela fait 3 mois que je ne suis pas entrée au Phare.
Dans ces trois mois il a eu…
-Un méga party de fête réussit
-L’arrivée de ma muse en ville
Celui-là même qui m’a inspiré : Dépassionner pour croître
-La confrontation de ma jalousie et de mon envie
-Deux semaines de vacances incluant un retraite de silence dans le bas du fleuve
-Une opération à la vessie avec 12 jours de convalescences et
une interdiction de forcer et de faire l’amour durant 2 mois il me reste un mois.
-Mon inscription chez Weight Watchers lundi dernier le 7 janvier 2008
Sur mon carnet de suivit il est inscrit 247,40 livres
Purée !! 247,40 livres
Ça frappe mon imaginaire!!!
Maintenant que ma cigarette est éteinte depuis un an, je mets mon énergie
Sur les bonnes habitudes alimentaires
-Et plein de bons gestes inspirés par une réelle écoute de ce qui se passe à l’intérieur de moi comme émetteur extérieur…Cette dernière réflexion semble n’avoir aucun sens mais pour moi elle en est pleine. Je prépare mes bagages… Je me verse une café et je pèse sur enter et je prends la route du Phare.
Je marche lentement le long de la grève au loin mon phare. Ce majestueux phare que j’ai érigé pour m’empêcher de sombrer dans une peine et une colère sans fonds. Ce lieu est sacré. J’arrive à la maison du phare. J’enlève mes bottes et dépose mon manteau sur le crochet près de la porte d’entrée celle qui donne sur la cuisine. Hum… il y a comme une odeur de gâteau cuit frais.
Je me dirige vers le salon …Un feu est allumé dans la cheminée. J’observe tout au tour. Sur la table base il y a des biscuits au chocolat de déposés dans une assiette et un grand verre de lait. Je m’assois, les biscuits sont chauds et le verre de lait est FROID. Merdeeeeeeeeeeeeeeee j’ai envie de pleurer. Comme il est bon d’être attendu.
Lagardienne qui veille
09:55 Publié dans J - 10 ième partie. L'unification. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
15.09.2007
Rien n'est évident même à la clarté du jour
Je suis debout au milieu du Phare
Je pleure
Tout bouge
Tout change
C'est positif
C'est épeurant
Je plonge
Je remonte
La vie me sert
La vie me presse
Vais-je un jour guérir de cette de blessure que je nomme l'enfance ?
Dans la Presse les articles de Katia Gagnon sur des enfants maltraités me rentrent dedans
Je n'ai pas eu un cinquième de leurs mauvais sorts et je m'en ressens encore aujourd'hui.
Un jour, si j'ai à adopter un enfant c'est du côté de la protection de la jeunesse que je vais me diriger
Je n'irai pas chercher un enfant de rêve
J'ai le profil, la patience et la force pour accompagner un enfant en difficulté
Tout cet amour que je porte en moi ne peut pas demeurer là entreposer
C'est lourd à porter cet amour que j'ai en quantité industrielle
L'amour est une énergie circulaire
Juste pour un instant
Je me suis sauvée de la ville
Pour me retrouver au milieu du Phare
Encore debout à pleurer dans un trop plein d'amour
La Gardienne en pleine reprise de conscience
23:05 Publié dans J - 10 ième partie. L'unification. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
29.08.2007
Le temps ce n'est rien...
Il a des Muses où il serait préférable de ne plus retremper sa plume.
Une année passé au phare a changé ma vision
Ma certitude c'est qu'une bonne estime personnelle
est le seul bouclier existant pour se protèger de la rapace
et du plaqué or.
Nancy Bourdages le génie derrière Innée
02:50 Publié dans X- La saison des miracles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.08.2007
Une bouteille à la mer
Dehors j'entends petite Nancy crier de joie
Elle arrive en courant de la plage avec une bouteille à la main.
Petit Nancy :
La Grande tu as reçu c'est une bouteille de Milique
Regarde, tu as un message dedans.
Vite ouvre !
Petite Nancy:
Lis à voix haute s.v.p j'aime ça quand les grands me font la lecture
J'enlève le bouchon, retire le papier et le déroule. Je commence à lire à voix haute
Milique
Après un dernier signe de la main adressé au sourire de Madame la Gardienne que je laissais derrière moi, j’ai pris, au comble de la méditation, le chemin de mon refuge à moi. Je ne me retournerai pas. Trop difficile. Mais, il y a des départs que l’on doit s’imposer si l’on veut proposer vie à la possibilité d’un retour. Au zénith d’un ciel céruléen, le soleil offre avec beaucoup de générosité ses rayons liquides. Véritable coulée d’or…
Je suis heureux de m’être laissé, après tant d’hésitations dues au respect de la personne et du lieu, guider jusqu’au Phare. Dans le cocon chaleureux et protecteur organisé par l’hôtesse du lieu, des choses tellement difficiles à dire se sont dites. Nancy avait choisi de ne pas renoncer. En son tréfonds, la glace et le feu se sont alliés pour briser les chaînes qui, en entravant les forces, ne libéraient que les faiblesses. La douloureuse introspection dans la gangue comprimée de ses souffrances ne pouvait qu’entraîner une bien humaine perte de confiance. Il a tant plu sur son cœur soudain ouvert à tous les vents, que la tempête aurait pu l’engloutir.
Cependant, le temps qui parfois fait bien les choses a peu à peu cautérisé le goutte à goutte régulier et obsédant de son hémorragie affective. Les ombres qui guettaient, tapies, se sont progressivement dissoutes au vif aveuglant d’une lumière revenue. Elle sort plus forte, tellement plus forte, de cette réclusion volontaire que son instinct féminin lui avait intimée d’intégrer en dernier recours. Et voilà que la vie de nouveau s’éveille dans une respiration aux mille bruissements exquis de rêves et de projets. Cette vie qui l’expose désormais à la magnificence des lendemains… Prête à aimer encore. Enfin.
J’ai vécu l’intense privilège d’accompagner la transformation. Elle était au cœur même de la blessure vive du manque. Le lent glissement vers la lumière fut subtil…. Saisissant. La cicatrice s’est estompée jusqu’à s’espérer illisible dans la chronique de l’oubli. Maintenant, elle peut laisser s’amplifier le souffle de créativité qui s’impatiente dans sa braise intérieure. Et dans le murmure grandissant d’un avenir qui dilate le présent, concrétiser son indéniable talent de toutes les belles et spirituelles couleurs contenues à grand peine dans l’entière liberté de ses mots…
Mes pas, rythmés par le grondement tout proche des rouleaux d’écume, me dirige d’autorité vers ma retraite caverneuse. Je me sens bien plus heureux que je ne sais le dire, mais après tout, existent-ils vraiment les mots-fleurs du bonheur ? L’océan de ses vagues se fait miroir de mes rires. Dans ma poche viennent de cliqueterle ô combien précieux et réconfortant double des clés du Phare. Contrairement à ce que je pressentais, je me sens une avide faim d’Ours. J’aurais peut-être dû accepter les crevettes…
Milique
Ton passage au phare m'a éclairé et apaisé. Merci pour ton amitié.
La Grande Nancy
22:00 Publié dans I- 9 ième partie. Fracassante débâcle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.08.2007
Petite Nancy cogîte.
Je suis entrain de dormir
Petite Nancy me réveille
Debout près de mon lit
Je regarde l'heure 4 h 40
Elle a une bouille rayonnante et moi je suis à chier
Petit Nancy :
Je veux faire des amas de couleurs intérieures avec certain de tes pseudo textes poétisés
Grande Nancy :
Tu me reveilles juste pour me dire ça ?
5 jours que je ne sors pas en ville pour récupérer
Et toi depuis 5 jours toutes les nuits te me sors du sommeil pour me parler de tes idées
Je t'ai donné le droit de te coucher à l'heure que tu veux pas de m'épuiser
C'est là que j'ai de la misère à t'assumer tu me consumes en entier avec tes créations
Petite Nancy tu dois trouver ta liberté dans les limites que m'impose ma vie
Je dois travailler pour t'offrir ton matériel et tu n'es pas seule à avoir des besoins
Innée désire un portable neuf
Sarah Burnout a trouvé son coach metteur à scène
Nancy amasse mes sous pour son voyage en France
NéoPoupoune à besoin de vêtements et de faux papillons
Les soifs de liberté de la Joyeuse Galérienne demande également de l'argent
Et moi la Grande Nancy je cherche un toit pour que nous fassions qu'une
Alors va te coucher ton idée est géniale
Elle a disparu
Je ferme la grosse Bertha et je retourne câliner Morphée
Nancy Bourdages
De moins en moins Gardienne et de plus en plus Phare
05:10 Publié dans J - 10 ième partie. L'unification. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.08.2007
Elle est grande la petite
J'observe Milique s'éloigner.
Je le répète quel beau cadeau que cette visite au phare !
Je lui dit MERCI !
Hein ?
Quelqu'un derrière moi me tire sur la jupe.
Je retourne et qui j'aperçois avec une bouille en super forme ?
Petite Nancy !
Petite Nancy :
Allô ! Est-ce que mon atelier est prêt ?
Nancy :
Non pas encore mais dès aujourd'hui je l'installe, promis !
Petite Nancy :
Tu n'arrêtes pas de le dire et tu ne le fais jamais. T'es comme ça tu parles tu parles mais tu fous rien.
Nancy :
Belle enfant, j'observe petite Nancy et je me demande dans quelle circonstance de la vie, j'ai perdu cet aplomb,
cet façon de dire le chose sans détour et sans arrière pensée.
Écoute je pars du café Expression avec toi à l'instant même et nous allons ensemble aller enlever la grosse Bertha
( un vieux pentium 3 ) sur la table à dessin. et je vais te sortir tout ton stock. Tu me promets que tu vas te ramasser
dans ton d'atelier il est dans un coin du salon. Et aussi bien aérer quand tu fais brûler tes crayons de cire avec ton fer à repasser. Si tu fais attention et bien moi je te laisse libre de te coucher à l'heure que tu veux.
Petite Nancy me regarde la bouche grande ouverte les yeux brillants et elle accepte ma proposition avec joie.
Elle est tellement facile à lire quand elle est libre et heureuse cette enfant.
Elle me saute au cou me donne un gros càlin et plein de bisous
Petite Nancy :
Merci ! Merci ! Merci Nancy !
Avec ses petits mains elle enligne nos regards.
Je vais répéter ce que je t'ai déjà dit.
Toujours et à jamais : Protège-moi
Je suis belle
Je suis le meilleure de toi
Je suis ta liberté d'expression
Je suis ton essence
Je suis ton inestimable cadeau vie
Sans moi Il t'est impossible de faire émerger la beauté des laideurs de la vie.
Sans toi il m'est impossible de jouer
Quand nous sommes unifiées comme aujourd'hui
Nous devenons la Grande Nancy
J'ai les yeux plein d'eau. Je ferme mon portable.
Range mes affaires.
Je prends Petite Nancy par la main.
Elle marche en sautillant près de moi.
Je ne sais pas où elle prend toute cette énergie
Petite Nancy ;
Le grand charmant loup veut de tes nouvelles.
Pourquoi tu ne lui laisses pas tes derniers mots ici
Grande Nancy :
Ce n'est pas vraiment beau ce que j'ai écrit.
Petite Nancy :
Est-ce que tu le traite de vermine ?
Grande Nancy :
Non
Petite Nancy :
Est-ce que tu écris qu'il est un osti d'enfant chienne ?
Grande Nancy :
Non Ha ! Ha ! Ce n'est pas vraiment mon genre et de toute façon
quand on a aimé quelqu'un il est inutile de renier ce que nous avons donné avec coeur
Petite Nancy :
Est-ce que tu lui souhaites du mal ?
Grande Nancy :
Oh que non, souhaiter le malheur à quelqu'un c'est se jeter à soi-même un mauvais sort.
Petite Nancy :
Est-ce que tu le traites de ...Comment elle appelle ça ton amie Iza un monsieur pas fin ?
Grande Nancy :
Ha ! Ha ! Ha ! Tu es rigolote, elle appelle ça un tawouin. Non je ne le traite pas de tawouin non plus.
Écoute petite Nancy, Je ne le traite pas de noms mais le message est quand même tranchant
et surtout d'une implacable dureté donc lui seul comprendra toute la portée.
Petite Nancy :
Avant d'installer l'atelier je veux que tu déchires sans amour et sans haine* le tableau où je vous ai dessinés nues
Celui qui porte le titre "Miraculeusement imparfait" Je lui retire ce titre qui est de l'ordre du sacré.
Et déposer au phare tes derniers mots pour lui.
Grande Nancy :
O.K Je suis d'accord mais c'est quand même une belle pièce. Bon attends je rallume le portable et
je vais aller chercher le petit bout de texte et cliquer-coller ici attends !
Je jette à la poubelle ton regard d'arnaqueur.
Garde ta pseudo amitié, pour moi tu en es incapable.
Tu n'as même pas d'ami
Avec ton corps, j'ai joué à la roulette russe sans le savoir.
Disparaît de mes rives et va t'amuser et fantasmer ailleurs.
Petite Nancy :
C'est fait !
As-tu remarqué comment ça sent bon* au phare depuis que tu ne fumes plus !
La Gardienne du phare
Heureuse d'être libre, mortellement libre.
* Sans amour et sans haine (Paul Verlaine Ariettes Oubliées )
* 7 mois d'air pur
*Les derniers dessins de petite Nancy datent de 2003
La religion 2003
14:55 Publié dans J - 10 ième partie. L'unification. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
08.08.2007
Matin lumineux - cinquième partie -
Milique :
Tu es dans un vide post-amoureux dis-tu ? Mais le vide n'est-il pas là à la disposition de cet incertain qui ne demande qu'à le combler ? I l y a une intéressante contradiction me semble-t-il entre l’attitude fermée que tu adoptes et ce sentiment diffus d’être de nouveau prête à entrer en connivence avec le grand éclair !
Peut-être est venu le temps pour toi de te dépouiller de ta souffrance. Élimine, écrase, détruit ta peine ! Il est des oublis qui se révèlent fertiles. Il y a cette partie de toi-même qui vit sous la menace d’un autre rencontre, dans la peur presque, suscitée par les frissonnantes interrogations posées. Cependant, pourquoi aurais-tu encore peur, pourquoi te vêtir des inesthétiques faux-plis du refus ?
Ton ciel saura réapprendre à maîtriser l’inconcevable. Et, bien campé sur le marbre de ta mémoire, un refrain têtu frappera de nouveau tes tempes : celui de cet instant rare où le cœur perçoit la possible chaleur en échange.
C’est peut-être dans la rencontre d’un sourire qu’apparaît le feu ?
Nancy
Retrouver mon équanimité. Apparaître sous un nouveau jour en Innée Statique ! Pour être plus juste il est impératif que j’élimine mes peurs, que j’écrase mes doutes et que je détruise ma conviction de ne pas pouvoir susciter chez un homme, où dans d’autres sphères de ma vie, un intérêt quelconque.
Je rêve d’un recueil de poésie et bien je me tape dessus en me disant : Je suis illettrée
Je rêve d’un spectacle solo et bien je me tape dessus en me disant : Je suis trop vieille.
Je rêve d’un amoureux et bien je me tape dessus en me disant : Je suis moche
Je sais que cela ne tient pas la route mais se sont mes monstres contre lesquels je lutte tous les jours.
Pour mon recueil j’écris en solitaire loin du net. Je serais à qui le faire lire en temps et lieux. Pour mon spectacle solo dans ma tête je suis entrain de rechausser mes patins de comédiennes et d’humoriste, j’ai resserre les lacets tranquillement en visualisant chaque geste pour faire les boucles bien solides pour me permette de me relancer sur les planches. Et pour l’amoureux je lâche prise. Je décidé de faire confiance à la vie…
Milique :
La matinée avance et nous conversons encore… Au dehors, le soleil semble avoir installé une blanche chaleur, seul le lent mouvement des nuages sur le bleu du ciel… Dans la pièce où Nancy nous a confortablement installés, la lumière s’est invitée parmi nous qui l’accueillons avec plaisir.
J’ai beaucoup d’Estime et de Respect pour cette femme qui s’ouvre à moi en s’évoquant d’aussi touchante façon. Jamais je n’aurais pensé en franchissant la porte de ce Phare susciter une telle confiance. Encore moins toutes ces confidences faites de bribes d’intimes. Or elle parle ! Elle utilise des mots forts qui, même s’ils égratignent au passage, libèrent les désaccords que chacun, nous le savons, peut entretenir avec soi. Et c’est de la souffrance qui s’écoule…
Tout d’abord Nancy, te dire combien je suis sensible au fait que tu m’acceptes comme dépositaire de qui tu es….
Les mots que tu utilises pour exprimer tes tourments actuels sont puissants.
Oui, il te faut retrouver un équilibre. Forcément c’est compliqué ! L’équilibre est-il autre chose que la somme des déséquilibres qui se neutralisent ?
Une chose est cependant rassurante dans ton actuel. Tu affirmes ta volonté de te dévaloriser tout en… admettant que ce principe n’est pas recevable !
Bientôt, une fois l’énergie retrouvée, tu vas rejoindre la réalité de tes talents multiples. La présente période est certes délicate… Elle ne doit pas te contraindre à un tel manque d’indulgence pour toi. Nourrir l’estime de soi est un des meilleurs gages de bonheur. Tu n’es pas désarmée. Tu n’es pas asséchée. Ta vie doit encore être ce jardin fertile qui se cultive. Enfin retrouve, oui, cette confiance dans la vie qui fait qu’en toi l’Amour primera toujours sur les doutes…
Nancy :
L’amour est, pour moi, un sentiment difficile à cerner. Je suis arrivée ici l’été passé un an déjà. Les saisons furent mes compagnes de silence. Je peux le confirmer sans l’ombre d’un doute : « Je suis digne de recevoir l’union à laquelle j’aspire avec un homme ». Une relation tellement simple qu’elle désarme. Une relation tellement belle que notre nous la protège d'instinct. Une relation unique où l’individualité a sa juste et essentielle place. Une vie à deux où nous nous donnons le droit d’être des porteurs de nos histoires de vie. En bout de ligne je sors gagnante de cette peine d’amour. J’ai rencontré là où j’étais rendu ni plus haut ni plus bas que moi. Il était à l’image de l’estime que je me portais J’ai troqué ma liberté mentale et créative pour notre chimie de corps. Je croyais que son attrait pour moi était de l’amour alors que je n’étais qu’une aventure de plus. Pour un instant il s’est pris à son propre jeux, il aimait être cet homme aimé, celui qu’il me jouait…
Je lui souhaite du bien finalement. À mes yeux Il est perdant dans cette histoire.« Fait ce que tu veux mais fais-toé pas pogner .» C’était sa rengaine. Il a poussé sa chance, plus je lui donnais de la liberté, plus il s’enfonçait. La meilleure façon de connaître quelqu’un c’est de le laisser libre et de l’observer. Il y a une chose qu’il a sous estimé avec moi, une seule chose et non la moindre, mon intelligence. Je ferme ma porte à la violence verbale et aux êtres en mal de domination. Mes larmes ont eu le dessus sur ma haines et ma colère. Je l’ai aimé sincèrement de tout mon être… pas une partie de moi ne l’a pas aimé. À ce moment précis j’accepte le verdict : Nancy Bourdages non coupable !
Je suis libre d’aimer à nouveau.
Patrick me regarde attentif le bruit des vagues nous accompagne, pas un seul instant nous avons parlé de lui. Je m’en veux d’avoir pris tant de place dans la conversation.
Merci Patrick, vraiment je te le jure. Grâce à ton écoute je viens de poser un point final.. En attendant toi tu dois avoir une faim de loup. Je n’ai pas grand chose … Attends…aimes-tu les fruits de mer car j’ai de bonnes grosses crevettes ?
Milique :
Ah Nancy, comme il est réjouissant ton retour à toi !
Enfin tu consens à répudier ce sentiment d’infâme souillure qui te poissait le cœur. De quoi étais-tu coupable ? Accusée par qui ? Quel est celui qui n’a pas hésité à empaler le rêve sur l’acéré d’un hideux mensonge ? Toi, tu connais la réponse.
Alors oui, un malaise subit s’est emparé de toi, un sentiment de honte s’est installé, indescriptible. Une humiliation de ne plus te reconnaître dans cet instant exact où la vie semble se figer. Tel un oiseau soudain privé de ses ailes, tu as vu apparaître un monde de périls glacés que l’amertume salée de tes larmes à peu à peu réchauffé.
Tu dis : « Il y a une chose qu’il a sous estimé avec moi, une seule chose et non la moindre, mon intelligence. » Je pense qu’il a également omis un autre essentiel : s’appliquer au ciment d’une relation qu’est la recherche permanente de la connaissance de l’Autre. Le véritable Amour est-il autre chose que toucher aux aspects singuliers et distinctifs qui le rende si unique ?
Maintenant que le plus fort de ta tourmente intime est expurgée de toi, tu as aussi cette phrase magnifique : « Je lui souhaite du bien finalement. » Te voilà généreuse dispensatrice d’un parfum irisé sur un pétale de rose. Comment exprimer mieux l’élan de ta main tendue à la vie ? … Tu es une belle âme Nancy !
Il y a peu encore, tu t’épuisais à te cacher du regard inquisiteur de la société. Ce que tu pensais être le jugement d’autrui t’empêchait de baisser la garde et de te joindre à ceux-là même dont tu captais l’attention. Aujourd’hui, tu en es venue à préférer la lutte pour ce qui reste à construire plutôt que de ressasser les âcres regrets d’une vie abîmée. Et je t’éprouve forte de cette force intense qui anime ceux qui cessent de faiblir. Seul le marbre gravé de ta mémoire retiendra combien a été éprouvant et long le chemin sinueux de ta re-naissance ! Crois-moi qu’il m’est agréable d’imaginer avoir été – oh ! si modestement – un infime fragment de ta reconstruction.
C’est à mon tour de m’excuser de mes infinies logorrhées. Et puis, pour répondre à ton appétissante proposition : Non je n’ai pas une faim de loup ! J’ai la faim de l’Ours que je suis. Ce qui est un excellent motif pour décliner ton offre car est venu pour moi le temps de retourner dans ma caverne. N’ais crainte pour moi, je me sens rassasié et riche de tout ce que tu es….
Une dernière question mon Amie ! Si tu restes présente encore un peu en ce Phare et que mes pas un jour m’y ramènent, m’ouvriras-tu de nouveau ta porte ?
Nancy :
Ha ! Ha ! J’avais oublié quand d’autres lieux où j’ai eu la chance de te lire, tu es un ours. Plus sérieusement, je trouve cela navrant que peu de gens ont accès à tes textes. Et pas besoin de te souligner que tu es toujours le bienvenue au phare. Je te donne même un double de mes clefs.
Tu viens quand tu le désires ici. Tu peux même y déposer tes pensées personnelles. Je vais bientôt venir de moins en moins écrire ici puisse que petit Nancy s’installe avec ses crayons de cire et elle exige le silence, elle a du tempérament cette petite et elle me provoque constamment. Elle parle que de Kandinsky et de Tapiès. Ô combien ils sont merveilleux… Je vais lui laisser toute la place. Elle a même osé me dire que comparativement à moi elle, elle n’a pas besoin de subvention pour créer. La petite peste que je l’adore.
Le phare fût érigé comme un leurre et c’est avéré un kit de survie inestimable. Mon passage au phare m’a non seulement pansé une blessure amoureuse mais m’a également remis sur les railles de la créativité. Je crois à nouveau à l’amour et le dernier conquérant sera plus qu’un beau gars qui embrasse bien. J’ai déjà écrit ma commande et je l’insère dans cette bouteille et j’irais la porter à la mer en allant te reconduire à la plage… Je vais te la lire…
Un sourire radieux
Une intelligence vive
Une âme accessible
Une main généreuse
Une échine bien droite
Un être miraculeusement imparfait
Un tempérament fougueux
Un regard honnête facile à lire pas besoin de mots
Un homme qui s’aime là maintenant tout en bloc sans ce fuir.
Sa présence maintient un braise constante au creux de mes reins
Dès qu’il souffle sur moi, nos corps s’enflamment…
J’exige un Cyrano et rien de moins…
À observer le regard de Milique sur moi après la lecture de ma commande, sans dire un mot, je comprends très bien que je viens de traverser du côté naturelle de ma force …ma lumière. Cette lumière que je donne allègrement à ceux que j’aime et estime. J’avais juste oublié que je pouvais également en recevoir et aujourd’hui c’est Milique qui était mon phare. Lui et moi, nous le savons maintenant que je suis saine et sauve.
Tu es sûr que tu ne veux pas rester à manger avec moi ?
Ton amitié es un beau cadeau de vie…
Je prends Milique par le bras et nous descendons à la plage avec ma bouteille de souhaits pour la donner à la mer .La lumière est toujours belle quand le cœur est en paix.
07:50 Publié dans I- 9 ième partie. Fracassante débâcle | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
15.07.2007
Matin lumineux- quatrième partie-
Milique :
Cela fait déjà quelques instants que sa voix semblait avoir pris une tonalité différente, comme si elle combattait mot à mot la tristesse prête à submerger sa volonté.
De fait, le chaud rayon de soleil qui éclaire vivement l’endroit ne laisse planer aucun doute sur cette réalité : son regard s’est embué de larmes…. Probablement que le ressac intérieur vient d’emporter ce qui faisait obstacle. Larmes retenues, discrètes et un peu gênées. Mais en se chargeant de souffrance, elles sont révélatrices de ces images encore si présentes qui encombrent ses yeux et suggèrent le silence.
Des larmes indispensables qui charrient et emportent un peu de son trop de mal à l’âme.
Et moi qui suis là, inutile, confronté à l éprouvante impossibilité de ne savoir soulager de rien. Si seulement je pouvais faire que les ombres qui l’étreignent lâchent leur proie ! Que les mots deviennent soudain appropriés et dissipent le brouillard de ses yeux.. Que le silence révèle la parole… Que s’esquisse à nouveau sur son visage l’enchantement d’un sourire. Mais…
Sais-tu Nancy, on apprend tout de l’acéré de ses déchirements. Pourquoi te torturer à te sentir dépouillée de toi ? A te punir avec ce qui n’est pas une réalité ! Je suis sûr pour ma part que tu sauras réveillé en toi toutes les belles choses tapies, prêtes à bondir de ton cœur que tu crois asséché. Tu es si riche de ce que tu es ! Aussi étonnant que cela puisse paraître, l’absence de l’un prouve simplement la présence de l’autre. Il faut parfois si peu de choses pour que tout advienne..
Finalement, l’extinction d’une étoile pourrait bien passer inaperçue pour peu qu’une incandescence irradie l’évidente découverte d’une autre.
Ne peux-tu penser cela ?
Nancy :
En théorie je devrais, à l’heure qu’il est, être capable de projeter de telles pensées. Mais un silence d’acier m'en empêche, il se loge au centre de mon être, là où je n’arrive pas à installer la paix avec moi.
Je me suis donnée une heure de tombée, habituellement cela fonctionne bien avec mon cerveau ce type de commande. Après le 26 août 2007 j’apprécierais que ma psyché opère et accepte que j’ai ouvert ma porte à un être indigne de reconnaître la qualité de la relation que je lui ai offert avec honnêteté. Accepter cette erreur qui m’appartient. La seule personne que je peux blâmer ce n’est que moi. Je ne laisserais plus jamais les yeux d’un homme décider de ma beauté. Je travaille sur le dossier et ce n’est pas en perdant des kilos que je vais me trouver belle. C’est maintenant là telle que je suis…La merveilleuse, la sensible, l’unique, la vrai, la rigolote, la fidèle, la poétesse…
Je ne vois pas d’autre bouclier pour me protéger des séducteurs malhonnêtes. Ouf ! -silence- Ce n’était pas facile à verbaliser. Tu as l’art de me faire sortir les vers du nez au figuré comme au concret. Avec toi je ris aux larmes. Sur ces mots, je regarde Patrick avec mes yeux rieurs accompagné de mon légendaire sourire de conquérante.
Milique :
Le fait que tu te sois donnée « une heure de tombée » interpelle beaucoup ! Que tu puisses opérer certains « types de commande » à ton cerveau me laisse éminemment grisé par l’importance que peuvent prendre en soi les choses de l’esprit ! En connaître l’augure doit être bien apaisant.
Tu t‘éprouves entravée par le silence mais vois-tu, il est possible qu’il cesse en surpassant la présence du manque. Ainsi le centre se trouve peut-être à l’extérieur. Dans un autre ailleurs. Et ce n’est pas un malheureux hasard de vie - incandescente brûlure - qui doit en disperser le chant. Il se peut que ce qui nous quitte nous agrandisse ! As-tu remarqué combien l’existence est une longue marche jusqu’à soi ? Et pas un seul obstacle ne saura être suffisant pour empêcher d’ y parvenir. Toutes ces choses qui prennent trop de place finiront bien par se démêler. Car, tu l’as cette force en toi. Alors, ce qui te déchire l’intérieur et te morcelle la conscience, hurle-le à la gueule du grand vide ! Ta sérénité retrouvée est sûrement à ce prix.
D’ailleurs en ce moment même, un reflet de lumière éclaire ton visage et des arcs-en-ciel nacrent le profond de tes yeux. Il se dessine aussi sur tes lèvres l’impénétrable murmure d’un sourire qui semble se déposer, triomphant, sur l’injuste fatalité.
Et puis, je me dois de te dire une chose Nancy : « Je ne laisserais plus jamais les yeux d’un homme décider de ma beauté. ». Jamais je n’ai entendu phrase plus magnifiquement authentique. Elle déborde déjà de ce qui reste à venir, cœur battant et veines vibrantes.
Nancy :
``As-tu remarqué combien l’existence est une longue marche jusqu’à soi ? `` Un véritable pèlerinage que cette vie sur terre. Je dois t'avouer Patrick que la plupart des livres que j'ai lu dans ma vie étaient en majorité axés sur le sens de la vie et de l'incontournable quête du sens. Pour qu'une fiction m'attire je dois entre les lignes sentir la vie couler dans les veines de son auteur. Même chose pour ma propre existence. Durant les cinq dernières années de vie tranquillement mon sang stagnait dans mes veines. Avec le recul je le vois maintenant que cette relation amoureuse me coupait les ailes et me coupait de mon univers créatif. C'est vraiment mon arrivée dans des sites de poésies et ma rencontre avec Harry Steed qui m'a remis sur mes rails. Comme je n'ai plus de force pour hurler mon restant de colère à la gueule du grand vide ! Je n'arrête pas de lire de la poésie en ce moment je me rassasie l'âme et panse mes blessures entre autre avec ``Les dés de chagrin de Robbert Fortin`` un véritable porteur de vie et un amoureux des mots justes.
Je dois t’avouer qu’en ville il y a le sourire d'un homme qui ne cesse de me suivre à longueur de journée. La dernière fois que je l'ai entrevue, il a prononcé mon prénom… mon cœur a pris le large. Il n'en sait rien et je ne dirais jamais rien. Je suis un vieux rafiot en berne de l'amour et je n'ai pas la force physique et mentale d'encaisser un non douloureux ou un oui épeurant. Sans qu'il ne fasse quoi que se soit cet homme me permet de savoir où j'en suis dans ma convalescence du cœur et l’état de mon estime personnelle. Le sourire de cet homme me régénère. Quand il apparaît dans ma tête sans crier garde je m'apaise. Dans le fond son sourire représente à mes yeux celui qui m'a tant manqué... Un sourire chaleureux qui dénote une aisance en société avec beaucoup d'entregent. Grâce à cet homme, je bannis les faces bêtes de ma vie. Je suis une femme généreuse s’est inscrit dans ma chaire. Vive les hommes qui savent porter leur noirceur et possèdent des sourires vibrants de vérité. La gratuité d'un sourire n'a pas de prix.
Mon pénible périple achève. Le Phare ce voulait un geste de volonté, un acte d'amour avec une farouche détermination de me redresser sans honte de l'amour et de l’affection que j'ai donnés et portés pour cette relation amoureuse.
Avec la visite de Patrick au phare je prends conscience qu'il y a des bouts que nous devons faire seule mais à un moment précis le regard témoin de l'autre est souhaitable et même incontournable afin de voir avec un peu plus juste.
Merci Patrick de me tenir la main. Ton geste me redonne confiance face aux hommes.
Milique :
Voilà que la lave qui fusionnait en ton tréfonds a réussi à perforer l’épaisse carapace évidemment protectrice que tu avais endossée. Enfin. Ces mots qui disent, soudains libérateurs, me sont comme un inestimable présent….
Ton cœur pesait le poids du chagrin, claquant en rafales dans un ciel tourmenté de voiles déchirées. Vrillé de craintes et de doutes, le vide lentement rongeait le bord de tes lèvres de tous ces non-dits confinés. Les aubes froides étaient lourdes de souffrance mais, à extérioriser le plus enfoui, doucement à nouveau la chaleur palpite sur le chemin qui mène à demain.
Le but de la relation n’est pas la fusion avec un autre, le but de la relation c’est d’avoir quelqu’un d’autre avec qui partager notre plénitude ».
(Philosophie et Spiritualité).
Un jour, quelqu’un m’a tendu la main et, grâce à cette main tendue, le pulsé de la vie à repris… Alors oui, je t’ai tendu la main et…
Dis-moi Nancy, l’Homme au sourire gratuit, pourquoi n’aurait-il pas le droit de savoir TA vérité ?
Nancy :
Parce que c’est…Je n’ai qu’une expression anglaise pour te l’expliquer. C’est un mauvais timing et il si par malheur il avait un intérêt et bien moi je suis dans un vide post-amoureux. J’ai trop besoin de liberté, j’en ai tellement mais tellement manqué. Je veux juste faire ce que j’ai envie de faire sans aucune contrainte et aucune négociation. Je suis barrée à quarante comme on dit au Québec mon cher Patrick. Je suis ce chat affreusement échaudé. Le miracle ici car il s’agit bien de miracle, il y a une partie de moi qui est prête à ouvrir à nouveau la porte aux rencontres que la vie parfois nous offre avec une synchronicité désarmante.
21:48 Publié dans I- 9 ième partie. Fracassante débâcle | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Matin lumineux - troisième partie -
Milique :





